Publié le 11 Août 2018

Photo: L'imaginarium d'Erdjka

Photo: L'imaginarium d'Erdjka

On se laisse trop souvent aller à la facilité. Un simple coup d'œil, un regard distrait suffit à convaincre certains d'une réalité qui n'est validé que par quelques critères vieux comme Mathusalem. Comme un logiciel qui n'aurait pas connu de mise à jour depuis des siècles. On pourrait alors penser que ce "logiciel" n'est utilisé que par des personnes qui sont aussi âgées que lui? Eh ben non! Parce que ces gens là, au lieu de s'adapter et d'enseigner les "corrections" qu'il faut apporter à ces critères, en permanence, se contentent de reprendre tel quel les anciens. Et puis ça arrange bien les dominants, les privilégiés, ceux qui depuis toujours savent, ce qui est bien pour les autres. 

Il en est ainsi de la féminité, qui contrairement à son nom est un domaine réservé de l'homme. En effet, c'est lui qui, il y a fort fort longtemps, a décrété ce qui faisait, ou non, la féminité. Et tout le monde l'a cru. Ainsi, de génération en génération les idées toutes faites se sont propagées et tout le monde a finit par se convaincre que les cheveux longs étaient un élément majeur de la féminité, que les femmes qui mettraient en avant leurs qualités foncières plutôt que leurs atouts physiques, perdraient cette féminité, que le vêtement, le maquillage, la coiffure, devaient avant tout être fait pour attirer le regard et séduire. Alors oui, il a fallu quelques ajustement avec le temps tout de même et malin, l'homme à insisté pour faire croire que tout cela devait avant tout séduire la femme elle même, enfin un truc comme ça. Eh ben ça a marché!

Mais revenons à nos moutons. Tiens d'ailleurs les moutons? Seraient-ils hermaphrodites et auraient-ils plusieurs vies, qu'on les considère femelles ou mâles avant et après qu'on les ait tondus? Mais je m'égare...

Aujourd'hui, il faudrait voir à être un peu plus attentif, et finalement, ne pas juger, croire ou savoir, sans connaitre véritablement les gens. La moindre des choses.

Photo: Erdjka De Valméras

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 9 Août 2018

Cette irrépressible envie

 Les vacances, c'est bien! On part, loin, on oublie tout et pendant un mois, la tête vide des soucis quotidiens, on ne pense qu'à se dépayser, bronzer, manger des glaces et faire l'amour...

Mais si certaines se contentent de tout ce qui a été évoqué plus haut, d'autres ont aussi cette irrépressible envie, au bout de 10 ou 15 jours de retrouver la fraîcheur et la netteté de leur coupe de cheveux habituelle. Seulement voilà, ces vacances de rêve, elles se déroulent souvent loin de chez soi. Il faut alors prospecter, au gré des déambulations vacancières, et trouver un salon qui donne envie. Et puis il faut se lancer, oser franchir la porte et entamer un dialogue, dans une langue étrangère souvent. Enfin s'abandonner aux mains de celle ou celui qui va redonner de l'allure à cette coupe qu'on ne supporte pas de voir négligée. 

On retrouve dans la démarche, l'audace des premières fois, le petit nœud dans l'estomac avant de franchir le pas, une petite dose d'adrénaline toujours bonne à prendre.

Finalement régénérée, l'humeur sereine, on retourne à la plage, faire bronzer cette nuque un peu pâle et poursuivre ces vacances de rêve où l'on se dépayse, on mange des glaces et on fait l'amour...

Photos: @sofiabackpack

Merci Méli Rezeg @yougbadass d'avoir si bien illustré cet article.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 7 Août 2018

8/9 sur l'échelle de Jeaneg

8/9 sur l'échelle de Jeaneg

Tant qu'à classer les choses, à faire des statistiques et tout mesurer, je me suis dit qu'il fallait que je laisse moi aussi, une empreinte dans le monde la Science. Dans le domaine qui m'intéresse j'ai donc créé une échelle de mesure qui permet de classer les cheveux courts selon un critère de longueur. Oui parce qu'il faut bien partir de quelque chose pour arriver... nulle part. Bon bref!

Alors donc le point de départ est une coupe au carré au dessus des épaules. C'est à partir de là qu'on peut considérer que les cheveux sont "courts" ( oui je sais, pas pour tout le monde ). Cette coupe au dessus des épaules est graduée 0/1. Etape suivante, le carré court, nuque dégagée serait gradué 2/3, la coupe "garçonne", les oreilles dégagées est graduée 4/5, puis les côtés et la nuque très dégagés avec du volume dessus serait gradué 6/7, la même un peu plus court, 8 et enfin les cheveux tondus uniformément 9 et rasés, 10.

Récapitulons:         

 

 

 

 

Niveau 0/1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau 2/3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau 4/5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau 6/7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau 8

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Niveau 9/10

 

 

 

 

 

 

 

 

En toute simplicité j'ai donc baptisé cette échelle, échelle de Jeaneg. Bien sûr je compte faire état de mes travaux auprès de l'Académie des Sciences et ainsi participer dans la mesure de mes modestes moyens au progrès de l'Humanité.

Amen

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 6 Août 2018

Photo: Phœbe Adams

Photo: Phœbe Adams

C'est difficile à expliquer ces choses... Elle cherche les mots. C'est comme lorsque, petit, tu fais une chose que l'on t'a interdit de faire, mais qui te fait tellement kiffer que tu ne peux pas résister. Une excitation. Elle hausse les épaules après avoir enfilé la veste du costume, tout le monde fait ça, histoire que le drap tombe bien. Elle a hésité à boutonner le col de la chemise et puis finalement l'a laissé ouvert. Elle a passé la main sur le côté de ses cheveux, là où ils sont presque rasés, relevé la pompadour sur son front, rougi face au miroir. Tout son corps frissonnait. Il y a eu la première coupe de cheveux, il y a maintenant le premier costume, même excitation, même trouble indéfinissable. Personne ne la comprend, alors à quoi bon essayer d'expliquer les choses? Quand elle dit qu'elle aime, qu'elle adore, se faire couper les cheveux souvent et très très court, tout le monde la regarde avec un air stupéfait ou un sourire de compassion. Est-ce que c'est mal d'aimer se faire couper les cheveux? Est-ce qu'il y a quelque chose d'inaudible à parler de ça?

Le costume c'est pareil. Certaines audacieuses ont laissé voir leur enthousiasme, l'ont félicitée pour cette allure tellement "décalée". Elle ne s'est pas sentie exagérément masculine, juste stylée. Elle n'a pas de problème avec son genre, c'est juste qu'elle trouve que ça lui colle bien, cet air de dandy. Elle a bien une idée, sur ce qui empêche les gens de venir vers elle, lui parler de ce costume où passer la main sur sa nuque, elle est sûre qu'ils sont nombreux... Mais oser... Et puis toutes ces questions stupides qui leur brûlent les lèvres, dont ils connaissent déjà les réponses mais qu'ils meurent d'envie d'entendre quand même... Eh bien oui elle est lesbienne, mais qu'est ce que ça change? Rien à voir avec ses cheveux courts ou sa façon de s'habiller. Les gens confondent tout!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 3 Août 2018

Photo: Roxana Rim par Sebastian Hera

Photo: Roxana Rim par Sebastian Hera

La plupart des gens n'ont pas d'idées très arrêtées, dans tous les domaines. Si si, regardez autour de vous. Ils sont tous prêts à se ranger aux côtés de celui ou celle qui parle le plus fort ou en dernier. Heureusement, ce n'est pas général.

Mes amies aux cheveux courts ont souvent des principes auxquels elles ne dérogent que rarement. Pourtant, beaucoup parmi elles, dès qu'il s'agit de leurs cheveux, sont pleines de doutes et d'interrogations, si d'aventure leur vient à l'idée de changer quelque chose... Le besoin de changement est certainement le propre de l'humain, pourtant il y a vraiment un domaine où cela suscite, crainte, hésitation, incertitude... c'est la coupe de cheveux.

Et parfois, il faut bien l'avouer, les décisions prisent entrainent des bouleversements radicaux, dans un sens et infernaux dans l'autre. Décider de couper ses cheveux induit un changement rapide, quasi instantané... Les couper davantage ou de plus en plus court, aussi. Cependant on a toujours la ressource de se dire que d'ici quelques semaines, le résultat sera effacé si cela ne plait pas. 

Mais quand on a les cheveux très courts, depuis longtemps, c'est bien légitime aussi d'avoir envie de revenir à cette jolie coupe au carré qu'on avait dans le temps... Là pas d'incertitude, pas d'inquiétude, on connait le résultat. Le problème est tout autre. Il faut décider de laisser pousser ses cheveux... et s'engager sur un chemin de croix qui va durer, durer, durer... au moins plusieurs années.

Tout est question de volonté direz vous! Certes. Pourtant si cette "repousse" s'accompagne de petits changements, au gré des différentes longueurs atteintes, même si cela ne prive aucunement du rendez-vous régulier chez le coiffeur, au contraire même, il faut bien admettre que la reconquête des oreilles par les mèches de côté est un moment  difficile à supporter. Mais après tout, si en cours de route la tendance repart aux cheveux courts, plus de surprise! Là aussi vous saurez dorénavant la tête que vous aurez.

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 31 Juillet 2018

Dans la peau

L'Androgyne avait peur de son corps. Il n'avait rien de laid, la beauté est une idée des Hommes. Ce qui lui manquait, c'était l'Harmonie, la satisfaction de voir chaque choses à sa juste place, ni plus, ni moins. Ce corps était musclé, proportionné de manière idéal, étroit comme celui d'un jeune garçon. L'Androgyne s'en contentait, avait malgré tout cette pudeur qu'ont les filles à cacher leur poitrine, lorsqu'au bain elles sont nues. Mais ses seins étaient imaginaires. 

Il fallait pour aller avec ce corps, l'allure légère d'un cou déployé, la franchise d'un visage dégagé, la nonchalance d'une main qui ébouriffe la chevelure sans jamais la désordonner. 

L'Androgyne a coupé ses cheveux, très court, pour que l'Harmonie revienne habiter ce corps et donner à chacun sa juste part, entre le masculin et le féminin.

Il faut parfois un agréable sacrifice pour être en paix avec son corps.

 

 

Photos: Fany Meil

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 30 Juillet 2018

Photo: Jonathan Daniel Pryce

Photo: Jonathan Daniel Pryce

Dans cette rue qui dévale, tu glisses avec le courant, un rythme presque trop lent. Tu gardes la tête en l'air, le regard à l'affût d'un visage connu, d'un sourire inconnu. Et puis tout à coup il y a ce profil bronzé, ce cou plus pâle, cette chevelure taillée, châtain blondi par le soleil, la mèche dans les yeux.

Tu ne sais plus que penser. Tu scrutes les détails, les indices. Et en l'observant, tu remarques toutes ces petites choses qui te séduisent. Cette bouche si bien ourlée par des lèvres charnues, ce nez si bien dessiné et tout juste proportionné, ces joues de velours. La coupe de cheveux est récente. La nuque tondue a laissé la peau claire qui devait être encore masquée du soleil il y a peu... Si c'est une fille tu vas l'aimer, si c'est un garçon tu vas l'admirer... Ou l'inverse, c'est selon. Mais en réalité, à cet instant la question n'a pas de sens. Qu'importe la réponse, un garçon féminin ou une fille masculine. L'être est de genre humain, à l'esthétique raffinée et de ton belvédère la seule chose qui importe, c'est de nourrir ton âme de ce que tu trouves beau lorsqu'il te côtoie.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 29 Juillet 2018

Agata Descroix, correspondante permanente et universelle des Femmes aux cheveux courts est une personne positive. Et en tant que telle, son message est extrêmement clair: "Vous êtes androgyne? Quelle chance! Pourquoi s'enfermer dans des catégories quand on peut être multiple?"

Avec la complicité de son amie Zu Reyes, elle invite, par cette vidéo à ne s'imposer aucune limite et à n'avoir de style que celui de ses envies. Pas bête hein?

Mais il y a mieux encore! Suivez Agata sur son site Be Strong Stay Kind, elle a encore plein de choses à nous dire...

Tout compris

Agata Descroix @agatacruz

Be Strong, Stay Kind bestrongstaykind.com

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 27 Juillet 2018

Oslo Grace

Oslo Grace

Le monde change, tout bouge, tout avance... Pourtant j'ai des doutes. Je me demande parfois si, par je ne sais quel sortilège, on ne serait pas en train de se perdre. Ou peut être est-ce moi qui finalement accuse mon âge?

Durant des années, nous nous sommes tous gargarisé de tolérance, d'acceptation de soi, de confiance. Cela semblait tellement naturel. Et puis voici qu'émerge de nouveaux ayatollah, des talibanes, certaines de détenir LA vérité, tellement pressées de prendre la relève des vraies féministes qu'elles en deviennent grotesques.

Célébrer l'avénement de la non-binarité, le choix que fait le monde de la mode, d'effacer les genre, de les rendre neutre, parler de trans-identité, d'androgynie, soutenir avec bienveillance toute initiative de tolérance, voilà qui est enthousiasmant! Encore faut-il pour ça être légitime et pour parler légitimement de l'homme qui se noie, il faudrait se noyer soi-même. 

Oslo Grace

Il y a quelques années, les lectrices, ici, s'étonnaient en découvrant qu'un homme pouvait si bien parler des femmes et de sujets souvent inabordés. On trouvait ça épatant, respectueux, sensible et la plupart aimait. La plupart aime toujours, bien sûr, mais voilà qu'apparaissent, en périphérie, des commentaires, des remarques, des interrogations, de la part de certaines, qui entendant parler de ça, sans même y jeter un œil, viennent contester le droit à ce" mâle, blanc, cis et hétéro" d'évoquer des sujets qu'elles se considèrent seules capables de comprendre et de défendre. Pensez donc, un "vieux con" qui s'intéresse aux jeunes et jolies androgynes... C'est louche non?

Alors ça défile dans les rues, ça marche en brandissant des pancartes, ça réclame du respect en hurlant la mort des oppresseurs et de leurs privilèges et ça ne tolère pas qu'un homme qui ne serait pas opprimé, minoré ou objet d'une .phobie, se permette un regard bienveillant. Sa seule "catégorie" le rend suspect. Mais surtout on ne veut pas catégoriser les êtres humains hein? Mais là si... 

Nous sommes bien bizarre, nous les humains, à nous plaindre d'être rejetés et à rejeter nous même les autres.

Du coup je me demande si nous sommes vraiment prêts. Moi je le suis, mais les autres? Prêts a voir des personnes sans genre et ne parler que d'esthétique, d'image et de convictions, prêts à ne juger rien ni personne...

Oslo Grace

... à accepter la présomption de bienveillance.

Peut être que ce blog devrait durer encore 10 ans pour tenter de faire changer les choses?

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 24 Juillet 2018

Photo: Ed Dabican

Photo: Ed Dabican

J'en connais qui font mine de ne pas s'intéresser plus que ça à la manière dont elles se coiffent, un coup de peigne, une main passée dans les cheveux et hop! L'affaire est faite. Mais souvent je n'en crois pas un mot. Cette désinvolture en apparence est rapidement trahie par quelques détails, des petits "presque rien" qui révèlent toute l'importance au contraire qui est attachée à la coiffure faussement négligée. Je souris, je ne dis rien, je savoure en secret, la fausse harmonie de la tignasse en bataille, les nuances d'une coloration discrète, la netteté d'une nuque toujours bien rasée qui se fait oublier quand le reste de la chevelure semble partir dans tous les sens...

J'en connais qui se moque un peu de tout ça, mais qui auront toujours une attention presque maniaque sur leur jolie nuque. Si vous leur posez la question, elles balbutieront, diront que non et ne sauront pas expliquer pourquoi... Mais moi je sais, je vois et je comprend...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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