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Les Affranchies
Articles récents

L'uomo che parla alle orecchie delle donne

13 Février 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

Angie H3

Depuis un moment, un étrange sentiment turlupinait mon esprit habituellement tranquille. Dans cette vie à trois presque idéale, me venait parfois l'idée d'être un imposteur, pris pour ce que je n'étais pas aux yeux de nos ami(e)s qui voyaient en moi le pilier de notre relation triangulaire, une sorte d'homme parfait que les femmes admiraient et que les hommes enviaient. Evidemment je n'en parlais pas à Frida, j'avais trop peur de passer pour un vil prétentieux. Laora, plus frivolle aurait simplement éludé la question d'une jolie pirouette dont elle avait le secret, le tout bordé d'un éclat de rire capable de faire fondre une banquise. 

A ma grande surprise cependant, c'est Frida qui un jour me posa la question. " Tis moi eske tu n'as pas kelke fois l'imprezion ke les chens se trompent zur toi? " J'en restais le menton sur la poitrine, bouche ouverte dans une expression de stupéfaction qu'adoptent habituellement les témoins de phénomènes paranormaux. Est ce que ma psy pouvait être si bonne au point de lire dans mes pensées? Il faut dire que depuis le temps que nous  nous fréquentions, elle avait eu le loisir de percer ma vraie nature...

Moi " - ...Euh... qu'est ce que tu veux dire par là?

Ma Psy - Eh pien que peud être les chens qui ne te konnaissent pas comme moi, peuvent penzer que tu es... une zorte d'homme itéal?

Moi - Ah bon? Parce que d'après toi je ne suis pas cet homme idéal peut être? Amant lesbien, incapable de la moindre jalousie, attentif et attentionné, doué d'une capacité d'écoute exceptionnelle et sensible aux états d'âme féminins...

Ma Psy - Ahaha! Ya z'est comme za ke Laora te foit. Elle t'appelle "l'homme qui parle à l'oreille des femmes"... Mais en frai darling, tu es un sale misogyne. Tu aimes les femmes qui te ressemblent c'est tout, les autres tu les méprises, tu n'as aucune compazion pour elles. Tu n'aimes pas LES femmes, tu aimes certaines femmes qui sont ton reflet féminin... Dis moi ke ze n'est pas frai?

Moi - Mais... euh... non c'est pas vrai. A t'entendre on dirait que tu remets en cause mon hétérosexualité pourtant avérée. Je croyais que cette histoire était définitivement réglée. Tu dis que je n'aime que les femmes qui me ressemblent et me renvoient mon propre reflet, alors soit je suis Narcisse himself ou alors tu me soupçonnes encore d'être gay...

Ma Psy - T'emballe pas darling! Je konnais parfaitement ta personnalité et j'aime l'harmonie entre ton masculin et ton féminin. Je sais bien que tu n'est pas gay. Je dis juste que tu es un vrai misogyne. Pas la peine de monter sur tes grands tréteaux.

Moi - ...grands chevaux.

Ma Psy - Was?

Moi - Grands chevaux, pas grands tréteaux

 

 

Modèle: Angie Hill

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Une certaine nudité

11 Février 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

instagram-Chrysanthe.jpg

Elle a ce geste familier de poser la main sur son épaule, à la base du cou, comme on fait souvent pour se relaxer. Ses doigts massent doucement muscles et tendons... Il aime ce geste, il lui trouve de la sensualité, comme sa façon de fumer, en gardant la cigarette juste au bout de ses phalanges, le bras plié...

Souvent il pense à cela, à l'image qu'elle projette. Il s'en voudrait presque de ne rien trouver qui lui déplaise, quoi qu'elle fasse, elle le séduit, toujours.

Elle le taquine parfois, moque son indulgence, affirme que ce n'est pas une façon d'aimer... mais il n'y peut rien.

Pourtant aujourd'hui elle est nouvelle. Il a toujours aimé sa peau ambrée et ses cheveux noirs, héritage de l'Orient. Parfois sa peau devient ocre et ses cheveux renvoient des reflets électriques, presque bleus. Question de lumière.

Mais là, son cou est nu et ses cheveux taillés très courts donnent à ces reflets l'aspect d'un pelage soyeux, brillant comme un vison. Alors ce geste familier, cette main posée sur son épaule, là, près de la nuque, devient presque érotique.

Elle n'a jamais manqué d'audace, ni d'assurance, mais en voyant sa nuque presque rasée, son cou ainsi allongé, ses cheveux courts comme une précieuse fourrure, il la sent fragile, comme on l'est en s'offrant nu au regard des autres et il la désire davantage...

Mais elle se retourne, le visage rayonnant, allume une cigarette qu'elle tient au bout de ses phalanges et caresse sa nuque, amusée...

"Tu aimes?" 

 

 

Photo: Chrysanthe Tan

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Je n'arrête pas de le dire

10 Février 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Ce n'est pas la première fois que je le dis et je suis assez heureux que les rédacteurs du New York Times viennent de temps en temps puiser leur informations sur le blog Les Femmes aux cheveux courts

Du coup, comme souvent les nouveautés et une certaine forme de progrès nous parviennent toujours avec quelques années de retard de la part de nos cousins d'Amérique, je ne désespère pas de voir bientôt se répendre l'idée que les femmes aux cheveux courts n'ont rien à gagner à fréquenter des salons où il leur faut passer des heures et dépenser des sommes burlesques pour une coupe courte qui ne sera jamais véritablement réussie, vu que seuls les coiffeurs pour hommes savent vraiment couper les cheveux courts. Pas la peine d'hausser les sourcils, tout le monde le sait!

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Donc pour une fois, ce n'est pas moi qui le dit, mais madame Lauren Sherman, citant pour son article l'exemple de plusieurs jeunes femmes bien contentes de gagner du temps et de l'argent en fréquentant des barbershops et quelques managers de salons masculins qui ont vu en quelques années le pourcentage de clientèle féminine augmenter sensiblement.

Question de bon sens... finalement.

 

L'article du New York Times

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Apollinaire

9 Février 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

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Si je mourais là-bas sur le front de l'armée
    Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée
    Et puis mon souvenir s'éteindrait comme meurt
    Un obus éclatant sur le front de l'armée
    Un bel obus semblable aux mimosas en fleur

    Et puis ce souvenir éclaté dans l'espace
    Couvrirait de mon sang le monde tout entier
    La mer les monts les vals et l'étoile qui passe
    Les soleils merveilleux mûrissant dans l'espace
    Comme font les fruits d'or autour de Baratier

    Souvenir oublié vivant dans toutes choses
    Je rougirais le bout de tes jolis seins roses
    Je rougirais ta bouche et tes cheveux sanglants
    Tu ne vieillirais point toutes ces belles choses
    Rajeuniraient toujours pour leurs destins galants

    Le fatal giclement de mon sang sur le monde
    Donnerait au soleil plus de vive clarté
    Aux fleurs plus de couleur plus de vitesse à l'onde
    Un amour inouï descendrait sur le monde
    L'amant serait plus fort dans ton corps écarté

    Lou si je meurs là-bas souvenir qu'on oublie
    - Souviens-t'en quelquefois aux instants de folie
    De jeunesse et d'amour et d'éclatante ardeur -
    Mon sang c'est la fontaine ardente du bonheur
    Et sois la plus heureuse étant la plus jolie

    Ô mon unique amour et ma grande folie

 

Texte: "Si je mourais là-bas" G. Apollinaire- 1915

Modèle: Ekaterina Grigorieva


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Une audacieuse polonaise

8 Février 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés

Pour être tout à fait honnête, je dois dire que je ne connaissais pas Olga Bołądź et je le regrette sincèrement. Mais en réalité il y avait peu de chances pour qu'un jour je la découvre, même en tant que cinéphile passionné, si son très charmant sourire, tout autant que ses qualités professionnelles, n'avaient tapées dans l'oeil du réalisateur Patryk Vega, sûrement très connu lui aussi dans son pays.

Bref! Comme c'est très souvent le cas, c'est l'investissement personnel pour son prochain rôle, celui du lieutenant Aleksandra Lach dans un film au titre provisoire de "Secret Service" ou "Division 5" qui propulse l'actrice à travers le Web.

On a déjà vu ainsi certaines irréductibles devenir de vraies femmes aux cheveux courts, après l'étape souvent douloureuse, qui les a conduite à couper leurs cheveux. ( Voir Anne Hathaway depuis Les Misérables )

Douloureuse, ça se devine en voyant comment s'est déroulé l'événement et le geste un peu brutal qui termine la vidéo....

Néanmoins, après deux mois dans la peau de son personnage, enchainant musculation et sport de combat, Olga s'est, dit-elle, parfaitement habituée à sa coupe en brosse militaire et n'hésite pas aujourd'hui à apparaitre dans les événements mondains, telle qu'elle même et ce n'est certainement pas Charlize Theron pendant le tournage du dernier Mad Max qui en aurait fait autant...
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Il suffit parfois de pas grand chose pour bouleverser une vie...

Photo: presse polonaise

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Dévoilée

7 Février 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Je me suis longtemps demandé s'il n'y avait que moi, avec mon regard particulier, qui considérais la nuque d'une femme comme une zone "intime" de son anatomie. Et ce faisant, je me demandais si les femmes aux cheveux courts, non contentes de rompre le cadre et les dogmes de la féminité de papa, ne faisaient pas exprès de dévoiler aussi crûment cette partie de leur corps...

Alors j'ai cherché, investigué, farfouillé, questionné, jusqu'à faire le constat qu'il s'agissait bien moins de provocation que de plaisir personnel. Bien sûr il faut atteindre un niveau d'éveil particulier pour avoir conscience de la puissance érotique de ses cheveux et de la façon dont on les taille. Evidemment il y a dans un coin de l'esprit l'envie d'attirer le regard juste là, sur cette nuque secrète et érogène, mais l'essentiel est surtout le délicieux, délicat et personnel plaisir à sentir cette nuque offerte, à la vue et aux caresses...

C'est amusant d'entendre toutes celles qui, d'une façon ou d'une autre, ont la nuque bien dégagée, dire comment chacun veut y poser les doigts, toucher, caresser, sans tenir compte de l'intimité, du caractère privé de cette intimité. Alors bien sûr personne ne se rebelle ou ne s'offusque, le plaisir se partage après tout et puis c'est un peu le but recherché...

L'essentiel est encore l'agréable sensation qu'on éprouve soi même à sentir ce cou nu et à effleurer de la pulpe de ses doigts ses cheveux tondus comme un gazon anglais.

 

Photo: The Boudoir Queen 

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Oh boy!

6 Février 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Il y a un paradoxe réjouissant chez les femmes aux cheveux courts, c'est qu'imaginant bouleverser leur apparence, elles ne font que renforcer leur véritable nature. Pour certaines la féminité sera exacerbée par cette jolie petite tête qui mettra en valeur de manière inattendue leur regard et la finesse de leur cou. Pour d'autres l'ambiguité sera totale et leur désir d'apparaître sans genre défini sera exaucé.

Dans l'esprit de beaucoup encore, couper ses cheveux courts serait une façon de modifier son caractère, de gommer plus ou moins une féminité et d'entrer dans un personnage nouveau. C'est une erreur! Une confusion entre la cause et l'effet. C'est le caractère qui détermine l'envie ou le besoin d'avoir les cheveux courts, pas l'inverse.

Le masculin et le féminin n'y peuvent rien. Rahan avec sa coupe au carré façon Amanda Lear n'a rien d'une minette et Natalie Portman le crâne tondu n'en devient pas plus virile...

Ainsi la crainte de perdre sa féminité apparait clairement infondée pour celle qui en est incarnée, quant au "tomboy", désolé, mais les cheveux longs ne lui donneront pas l'allure d'une poupée Barbie ( cf: Rahan plus haut... non j'déconne! ).

La réalité c'est que les cheveux courts finalement donnent l'accord parfait, révélant le tempérament, le caractère et la nature profonde de celles qui l'osent.

 

photo: Jaesung Lee

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Que le diable l'emporte!

5 Février 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

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Chaque gorgée lui déchire l'intérieur, arrachant une grimace. Pourtant il y revient. C'était la troisième fois déjà que le barman remplissait son verre. L'alcool le brûle comme une flagellation et son esprit s'embrume sans parvenir à dissiper l'image de celle qui nourrit son chagrin. Dix fois, cent fois il avait juré de l'oublier, de ne se rappeler d'elle que les souffrances et le mal qu'elle lui avait fait... Cent fois, mille fois il retrouvait ses lèvres de pourpre, ses yeux d'ambre, ses cheveux d'or et il mourrait de caresser une fois encore sa gorge, de se noyer dans le parfum de ses cheveux et sentir battre sa peau contre sa joue.

 

Il n'y avait rien de raisonnable. Juste qu'elle était entrée dans sa peau et qu'il lui arrivait encore parfois d'entendre son rire éclater dans sa tête et se sentir tourbillonner avec elle dans une valse folle. 

 

Encore un verre, encore une brûlure pour la maudire, pour la jeter aux chiens et l'envoyer aux diables... pour empêcher son coeur de battre plus fort quand il pense à elle, pour renoncer à tendre les bras vers elle, pour fuir cet amour qui lui fait si mal.

 

Le barman a laissé la bouteille. Peut être sait-il lui aussi à quel point c'est difficile de chasser le souvenir des amours perdues.

 

Modèle: Yasmin Le Bon

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What the fuck!?

4 Février 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Alors bon! Je la vois d'ici madame Machinchose, attentive comme elle est à toutes ces tendances, ces mouvements de mode, le nez en l'air pour humer l'air du temps... Une, puis deux, puis plusieurs et bientôt elle a le sentiment qu'il y aurait comme une certaine banalité à voir, dans la rue, dans les magazines, non plus des filles aux cheveux courts, mais des têtes rasées, des cheveux tondus. Mais enfin qu'est ce que c'est que cette manie qu'auraient ces filles à la vingtaine triomphante de se démarquer aussi violemment, de se stigmatiser aux yeux du reste, les autres et la société?

Madame Machinchose s'intrigue, s'interroge, s'interpelle et son analyse aurait tendance à la faire sourire avec bienveillance, elle qui n'a plus vingt ans. Parce qu'elle se dit que lorsqu'elle avait cet âge, elle non plus ne voulait pas qu'on l'emprisonne dans une image et des conventions. Elle était déjà audacieuse pour son époque de s'habiller "en homme" ou de se couper les cheveux, mais se faire tatouer ou se raser la tête l'aurait condamnée. Aujourd'hui c'est possible.

Cela lui envoie un petit souffle de nostalgie, un air vivifiant qui vient caresser son visage tout ridé. Elle sait bien que ces filles ne revendiquent rien, rien d'autre que d'être elles mêmes, belles et insolentes, sans les artifices qui leur donneraient le sentiment de n'être que des objets de séduction dans l'esprit de certains. De la charité en somme, pour éviter à ces esprits étroits de se tromper à leur sujet...

Et puis... ce ne sont que des cheveux, se dit-elle dans un sourire malicieux.

 

 

Photo: Pascal Pierrou

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Dans ton regard

3 Février 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

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Est ce une façon de photographier l'âme des gens que de faire de tels portraits qui mêlent le vieillot du style d'antan à la précision de la technique moderne?

Chaque tache de rousseur, chaque plissure des lèvres, comme une empreinte digitale et la gravité de l'expression pour concentrer le regard sur ses yeux qui, sans ciller, transperce celui qui s'y plonge. Comment paraître davantage soi même?

Tout artifice est a minima et je peux imaginer que rien n'est fait autrement que pour se plaire à elle même. Qui faudrait-il séduire autrement?

Elle s'aime authentique et se sent vraie...

 

Photo: Giles Clément

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