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Les Affranchies
Articles récents

Pétulante Lupita

3 Mars 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Ce n'est pas compliqué, aujourd'hui vous allez la voir partout! Mais qui s'en plaindra?

La jeune kenyane vient de faire une arrivée fracassante à Hollywood en décrochant un Oscar dès son premier rôle au cinéma. Mais depuis qu'on en parle, c'est à dire quelques mois tout de même, je suis épaté de voir avec quelle originalité la jeune femme parvient à jouer avec ses coiffures.

Bon, elle l'avoue elle même, jusqu'à l'âge de 19 ans, elle avait les cheveux longs qu'elle s'obstinait chaque semaine à faire défriser et auxquels elle infligeait des colorations parfois osées. Et puis un jour ( halléluia! ) prenant conscience qu'à ce rythme elle risquait bien de finir chauve avant 40 ans, elle se fait tondre, à zéro. Elle se découvre une jolie forme de tête, un visage nouveau et surtout se sent libérée de bien des contraintes.

Et c'est depuis cette époque cheveux courts, en regardant les galeries de photos, que je vois une Lupita chaque fois différente, originale, ce qui, quand on a une nature de cheveux comme la sienne, n'est pas toujours évident.

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Lupita oscar

Vive le cinéma!

 

Photos: Google

 

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Médiévale

2 Mars 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Il y a des périodes comme ça ou certaines choses reviennent dans l'air du temps. Et à chaque fois, ces choses sont réinventées par la nouvelle génération et cela prend tout de suite une autre dimension. 

Evidemment aujourd'hui, plus rien à voir avec ce qui fut non pas un style mais une habitude, prise par les hommes d'armes du XVeme siècle, de ne garder leur cheveux que sur le sommet du crâne pour avoir un certain confort sous leur casque et de raser tout ce qui en dépassait. Non, plus rien à voir...

Parce qu'en général, lorsque les femmes s'approprient des symboles masculins, cela prend tout de suite une allure infiniement plus chic. Aujourd'hui c'est le retour de la coupe au bol. Ça séduit, ça plait, c'est sexy... et on ne sais pas d'où vient cet engouement. Il y aurait bien une piste, à considérer que le plaisir rencontré par certaines à contraster leur chevelure entre long et extrêmement court depuis un certain temps à finalement amené tout naturellement à reprendre ce style? 

Peut importe après tout! Ce que j'y vois c'est juste un style merveilleusement androgyne, juvénile et définitivement féminin, une coiffure qui selon les variations qu'on lui donne, confère à celle qui l'adopte une sorte d'éternelle adolescence, un parfum de joli "garçon manqué"

 

Photo: Lucas Passmore

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Tête à tête

28 Février 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Quand j'étais gosse je ne comprenais pas vraiment quand une femme disait qu'elle "devait" aller se faire couper les cheveux. Pour moi, ce genre d'obligation n'était pas autre chose qu'un truc masculin, comme se raser le matin ou aller chez le coiffeur histoire d'être "présentable". Un formatage à l'ancienne, du genre les garçons ont les cheveux courts et les filles les cheveux longs, à part quelques excentriques. Du coup, comme il ne pouvait s'agir dans mon esprit que d'une excentricité, il n'y avait forcément pas de caractère obligatoire à se faire couper les cheveux. Bref!

Quelques années plus tard et un solide bagage en Femmesauxcheveuxcourtsologie, je sais.

Je sais à quel point il peut y avoir de l'impatience, de l'envie, du désir à retrouver l'image idéale, un bien être, une satisfaction.

Chaque centimétre, chaque millimétre compte, retrouver l'étrange et délicieuse sensation de sentir ses cheveux ras sur la nuque, sans jamais pouvoir expliquer ce plaisir, voir son visage éclairé, les oreilles à nouveau dégagées, même si elles n'étaient pas vraiment enfouies et sa couleur réhaussée.

Non, bien sûr, il ne s'agit pas de futilités, ni de coquetterie. Juste d'être véritablement soi et bien dans sa peau.

D'où le caractère obligatoire et impératif d'un rendez vous qu'à chaque fois on voudrait plus fréquent et l'envie souvent ressentie de vouloir les couper un peu plus court à chaque fois, comme si cela pouvait prolonger le charme...

 

 

Photo: Instagram Louise Donegan

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Modèle

26 Février 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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J'imagine bien dans ce métier, comme ailleurs, quantité d'opportunistes qui savent naviguer avec les tendances et certaines qui seraient prêtes à bien des sacrifices pour arriver. De l'extérieur je me dis qu'être mannequin ne permet pas tellement de maitriser son image. Tant qu'on est pas un supertopmodel que les magazines s'arrachent, on ne doit pas avoir tellement le choix. Ainsi certaines brunes deviennent blondes et d'autres belles chevelures disparaissent à grands coups de ciseaux.

Pourtant moi qui suis observateur, je remarque que la plus part des jeunes mannequins, à un moment donné, abandonnent leur queue de cheval d'adolescente pour la jouer "garçon manqué", ce qu'elles ne parviennent pas à être bien sûr. Toujours est-il qu'elles coupent leurs cheveux, souvent très courts, histoire d'attirer la lumière sur elles. Et très souvent ça marche!

Et puis une fois l'expérience terminée, elles retrouvent volontiers leur chevelure d'antan. Après tout la mode est dans le changement. Cependant, dans ce microcosme à l'image de la société, certaines doivent avoir la révélation et découvrir toute l'authenticité que leur donnent les cheveux courts, parce que depuis le premier pas chez le coiffeur, elles persévèrent. Il leur fallait ce coup de pousse, cette étape sacrificielle, pour comprendre que leur chevelure de petite fille, même si cela s'inscrit dans l'inconscient collectif, n'est pas toujours le meilleur atout de séduction et que parfois, sortir de la banalité a quelque chose de plus attrayant...

 

Photo: Louise Donegan

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Voyeur

24 Février 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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C'est étrange comment nait le désir.

Je le vois, le regard attiré vers cette femme. Il observe ses mains, aux doigts longs, aux attaches fines. Pas de bijoux, pas de vernis... juste un bracelet élégant. A la dérobée il y revient, le chemisier déboutonné laisse voir un bout de tatouage sur le haut du sein... Mystère et audace. Elle croise ses jambes sous la table et lui tourne un peu le dos, puis elle a ce geste familier quand sa main vient caresser le haut de sa nuque où les cheveux sont presque ras...

Il fait souvent le même geste... A bien y regarder elle lui ressemble finalement. Alors c'est quoi ce désir que je vois naitre dans son regard?

Il regrette les lunettes un peu lourdes, il admire les cheveux coupés courts et sagement coiffés, il trouve le costume élégant et les manières délicates... Il a envie de la connaître, de lui parler. Elle continue de temps en temps de caresser ses cheveux là où ils sont le plus court et il croit qu'il pourrait faire pareil...

Il désir cette femme, je le vois bien, alors pourquoi n'ose-t-il pas, s'approcher, dire un mot. Un sourire échangé, un regard amical suffiraient... Mais un taxi klaxonne. Elle se lève et sans se retourner s'engoufre dans la voiture... Et je le vois, son image brisée comme celle d'un miroir au travers duquel il la voyait...

Je replonge le nez dans mon café et je me dis que son désir n'aurait sans doute pas été le même, pour une femme aux appâts évidents, la poitrine généreuse, les jambes nues et la chevelure cascadant sur les épaules. 

C'est peut être que là il a juste eu peur d'être à armes égales....?

 

 

Photo: Isabelle Marmat 

Modèle: Alizé Verret

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Eglantine éveillée

22 Février 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Pendant longtemps cette fleur là on la voyait présenter des émissions improbables et curieuses, qui finalement ne duraient que ce que durent les fleurs et peut être grâce uniquement à son sourire enchanteur.

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Pendant longtemps aussi Eglantine avait cette image  de madone

italienne qui aurait inspiré Da Vinci. Souvent ses cheveux longs attachés ou lorsqu'ils ne l'étaient pas, cascadant en volutes lourdes et soyeuses sur ses épaules, le visage sagement dégagé.

Un visage parfait, une douceur charmante, un sourire éblouissant... Et pourtant derrière ce portrait sans aspérités se trouvait une héroïne qu'on ne soupçonnait pas. 

Récemment je l'ai vu à la télé. Elle avait coupé ses cheveux, très courts et cette petite tête bien sûr me ravissait, alors j'ai cherché un peu et découvert la vie d'Eglantine

Elle ne laissait rien voir et personne n'aurait imaginé en la voyant minauder à la télé que sa vie était un combat de chaque instant pour soutenir un enfant que rien ne pouvait priver de l'amour de sa mère. Une madone...

Alors du coup, ces cheveux courts, cette jolie petite tête aux boucles brunes, c'est l'accord final, le détail qui manquait à cette femme au courage discret que depuis toujours je savais être une Femme aux cheveux courts.

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Immortelle

19 Février 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

Spook

Elle a les cheveux courts. Ils sont blonds, ils sont bleus, mais pour toujours ils sont courts, comme pour souligner définitivement cette ambiguité qu'elle n'a pas choisi. Tellement de choses à accepter, tellement de différences à apprivoiser...

Aujourd'hui, c'est une femme dans ce corps d'adolescente, une forme d'éternelle jeunesse et ses lèvres goûtent aux lèvres des filles, sans scrupules, toujours avec passion, débarrassée de la honte. La malédiction vaincue, l'Androgyne est immortelle, pour toujours mi-fille, mi-garçon, transcendant chaque genre et quintescence de chacun...

 

"Sans cesse à mes côtés s'agite le Démon

Il nage autour de moi comme un air impalpable

Je l'avale et le sens qui brûle mon poumon

Et l'emplit d'un désir éternel et coupable." 

 

Photo: Morgane G

Citation: La Destruction - Les Fleurs du Mal - Ch. Baudelaire

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Sérénissime altesse

17 Février 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Justement j'en parlais hier de ses femmes du Sud, emprisonnées par les traditions et la culture de leurs pays. Evidemment après coup, on perçoit bien que les quelques lignes écrites ici ne peuvent pas être exaustives, que chaque coin autour de la Méditerranée ne peut pas être comparé à celui d'à côté.

Mais une chose est sûre, c'est que l'exemple est certainement une grande vertu, d'où qu'il vienne. Celui-ci vient de la famille royale saoudienne. J'en conviens, il est peut être plus facile de s'affranchir des codes lorsqu'on est dans un milieu aisé et que l'on voyage beaucoup. Mais en même temps, en Arabie Saoudite on peut imaginer que l'image projetée par un membre de la famille royale a valeur de directive politique. Bon je ne suis pas dupe et je sais bien que cette image là est destinée aux occidentaux afin de les convaincre que la condition de la femme est tout à fait irréprochable dans le royaume et que la saoudienne de base ( qui n'a toujours pas le droit de conduire ) n'est pas aussi glamour...

Enfin bref! Toujours est-il que la très princière Deena Aljuhani Abdulaziz n'est pas du genre à dissimuler quoi que ce soit sous un hijab et encore moins à cultiver une longueur de cheveux traditionnaliste.

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Alors je ne sais pas combien de fois le vieux Fayçal s'est déjà retourné dans sa tombe, mais en tout cas il faudrat bien qu'il s'y fasse, hein?

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Le Sud

16 Février 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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C'est sans doute parce qu'il y a dans mon sang du sel de la Méditerranée que je suis toujours sensible aux cultures de tous les pays qui la bordent. Je ne peux pourtant pas dire que l'image de la femme y soit idéale mais je sais que malgré les apparences, elles ont bien plus de pouvoir qu'on ne l'imagine.

Là bas plus qu'ailleurs, il faudrait davantage d'audace et de courage pour rompre les traditions et surmonter les tabous. Pourtant les envies doivent bien être les mêmes, alors comment ça se passe?

Eh bien comme ailleurs je suppose, il faut que certaines s'exposent pour insufler du courage aux autres. Il faut aller jusqu'à la rupture pour avancer vers la liberté, si on la veut.

Passée une certaine lattitude aux alentours du 40ème parallèle, voir une femme aux cheveux courts dans la rue est presque aussi rare que trouver un brin de muguet dans le Neguev...Culture, tradition, religion... Nous même on a parfois du mal , alors?

Pourtant une légère brise commence à souffler, un vent de progrès qui nourrit l'espoir... c'est pour bientôt.

 

Photo: saver_ag

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Coup de foudre au canal St Martin

14 Février 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

boyishtomboy.jpgQuelque chose l'avait bouleversée... Elle le ressentait depuis un moment et chaque instant davantage son esprit était grignotté par cette obsession, jusqu'à occuper presque totalement ses pensées.

Raisonnablement ce n'était pas envisageable... elle n'avait jamais eu de doute quant à son orientation sexuelle. Elle était persuadée de ça... Elle tentait de se convaincre que l'allure ambigue, le style androgyne leurraient ses sentiments.

Pourtant elle restait fascinée par l'image de cette jeune femme, presqu'une fille encore, croisée près du canal St Martin.    

La voyant là, leurs regards s'étaient croisés et comme deux paires d'aimants étaient restés collés l'un à l'autre durant quelques interminables secondes. Continuant à marcher elle l'avait croisée, s'approchant dangereusement de ses lèvres à la pulpe rose, de son corps étroit et plat, de sa chevelure rousse désordonnée. La fille se tenait comme un mauvais garçon, les pouces accrochés aux poches de son jean, le menton bas et la fascinait au point que le souffle lui manquait et que les battements dans sa poitrine lui faisaient mal. Il y avait un rayon de soleil qui éclairait l'androgyne à la peau de porcelaine...

Elle avait lutté dans les escaliers de la passerelle pour ne pas se retourner, pour ne pas s'arrêter, pour ne pas faire demi tour et courir vers la fille pour l'étreindre et goûter la douceur de ses lèvres... elle sentait la folie la gagner. 

La fille la suivait du regard. En haut des marches elle s'est arrêtée, appuyée à la rampe, elle a regardé à son tour... La fille a sourit. "Mon Dieu non! Pourquoi sourit-elle?" Ses joues se sont enflammées, elle voulait s'enfuir mais restait figée.

La fille est venue vers elle, jusqu'en haut des marches. Elle a dit bonjour d'une voix claire, mais sa tête bourdonnait et elle n'a pas répondu. Elle lui a pris la main, a effleuré sa joue d'un baiser...

 

On ne choisit jamais vraiment qui on va aimer...

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