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Les Affranchies
Articles récents

Le syndrome de la marquise

26 Avril 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Ce serait comme qui dirait un classique que les intellos de la Cinémathèque auraient encore du mal a ranger sur leurs étagères. Tout ça sans doute à cause du succès commercial qu'a pu avoir le premier volet et les quatre autres qui l'ont suivi. 

C'était il y a 50 ans, l'histoire pleine d'aventure d'une jeune femme mêlée aux intrigues de palais dans la France de Louis XIV. 

Romanesque en diable! Et plutôt sexy pour l'époque, parce que la jeune femme en question est incarnée par Michèle Mercier, une actrice généreuse, qui malgré sa filmographie importante reste encore aujourd'hui "Angélique, marquise des Anges" dans l'esprit de bien des gens, surtout ceux qui ont connus leurs premiers émois sentimentaux dans les années 60.

Un succès énorme je vous dis!

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C'est amusant comme les choses se reproduisent... Pour sortir de ce personnage qui lui colle tant à la peau au bout de quatre films, Michèle Mercier va briser son image de marquise aventurière à la longue chevelure auburn et couper ses cheveux très courts... Ça ne vous rappelle rien?

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Ben oui!

Je ne vous cache pas que personnellement ce genre de rupture me plait assez, révèlant souvent un visage plus mature et en tout cas une détermination digne d'un caractère que ces personnages romanesques ne renieraient pas.

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Yeah baby, yeah!

24 Avril 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Je crois que c'est la même chose pour moi que les femmes sur les grosses motos, ou celles qui sont en uniforme. Il doit bien y avoir une explication très simple d'un point de vue psychanalytique, quelque chose de très banal, allez savoir.

Sans doute toujours ce mélange de force et de fragilité, cette façon, facile en apparence, de juxtaposer le paradoxe, de se donner la puissance et la force de dominer quelque chose d'aussi violent qu'un arme ou qu'une grosse cylindrée, le rockn'roll!

Sharron Levy a cette trempe là. Et l'allure qui va avec.

Née en Israel, grandie en Angleterre, consacrée en Allemagne, c'est un peu comme ça que j'imagine toutes les rockeuses, sans attache et sans concession, une image de femme aux cheveux courts, ce que Sharron Levy semble être au delà même de sa coupe de cheveux.

Les rebelles ont tellement de charme... 

 

 

Photo: Sharron Levy

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Contre nature

21 Avril 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Tony Yang

On trouvera toujours des stéréotypes auxquels les esprits simples peuvent se raccrocher pour ne pas se perdre. Parmi eux, certains font allusion aux cheveux. Par exemple on dit que les irlandaises sont rousses, que les scandinaves sont blondes et que les asiatiques sont noires... Tout cela dit bien sûr en n'imaginant pas autre chose qu'une chevelure longue et épaisse.

Et si d'aventure on tombe nez à nez avec une asiatique blonde aux cheveux très courts cela devient tout de suite le comble de l'improbabilité.

Quand je pense à cela je me dis que c'est tout de même dingue ces idées toutes faites qu'on se trimballe dans nos têtes. Surtout qu'aujourd'hui cette asiatique pourrait tout aussi bien être suédoise ou irlandaise et que sa blondeur pourrait être naturelle, résultant d'un métissage presque parfait même si on imagine plus facilement que ce soit l'oeuvre d'un bon coiffeur. 

Du coup je n'ose pas penser à la détresse de ces esprits simples qui encore auraient cette archaïque tendance à ne reconnaître les gens que par leur couleur de peau, de cheveux et à croire encore qu'une femme ne peut être féminine que si elle a les cheveux longs.

 

 

 

Photo: Tony Yang

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Dis lui ça...

19 Avril 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

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Et demain que feras-tu de ta vie,
Des forêts et des jardins de ta vie ?
Moi, je ne demande rien de ta vie
Que de la vivre avec toi

Partager chaque saison de ton coeur
Etre seule à l'horizon de ton coeur
Et la rime sans raison de ton coeur
Quel bonheur... si c'était moi

Je veux trouver ta main pour traverser la nuit
Pour effacer les lendemains de pluie
Et quand s'éteint la flamme d'une année de plus
Vivre encore la plus belle année que nous ayons connue

Tant de joies sont à venir dans tes yeux
Tant de fleurs dans le sourire de tes yeux
Que je voudrais m'endormir dans tes yeux
Et m'éveiller chaque jour

Oh... Toute ma vie,
L'été, l'automne et l'hiver de ma vie
Je n'aurai qu'une lumière dans ma vie
C'est toi dans ma vie... toujours...

 

 

Photo: Giulia Bertini

Texte : Michel Legrand

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Veillée d'arme

17 Avril 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Quelques fois, si on y prend pas garde, certaines petites choses qui faisaient notre bonheur passent dans le quotidien comme une simple habitude.

Pourtant il suffit de se poser un instant, de prendre son temps et de savourer, pour que tout revienne comme la première fois...

Demain elle va chez le coiffeur et déjà ce soir, si elle y pense en empoignant la masse de ses cheveux, son estomac se contracte imperceptiblement et elle sent dans son ventre ce je ne sais quoi qui papillonne un peu, qui lui donne le trac et la fait sourire en même temps. C'est cette petite peur qui fait monter son plaisir. Elle s'abandonne en fermant à peine les yeux et glisse ses doigts à travers les mèches, caresse sa nuque en la massant, remonte et tente d'agripper quelques longueurs sans vraiment y parvenir... Elle imagine déjà, à quel point demain cette caresse sera différente et là son estomac se noue juste davantage, elle se voit offrir docilement sa nuque à la morsure de la tondeuse et retrouver petit à petit cette image d'elle qu'elle chérie tant... Bientôt.

Elle reprend pied dans son quotidien, se sourit à elle même. Le trac est passé... jusqu'à demain.

 

Photo: Kim Kuhn

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Hep! Taxi

14 Avril 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

CHYLER-copie-1.jpgBon ben oui j'avoue... Je suis capable de renier mes principes les plus fondamentaux pour une jolie femme aux cheveux courts. Oh je n'en suis pas très fier hein, mais les faits sont là.

Hier soir j'étais donc confortablement installé devant l'ultime saison de Mafiosa sur Canal+ lorsqu'une indicatrice - oui, j'ai un réseau - m'averti de la diffusion d'une série dont l'héroïne est une jolie femme aux cheveux courts... sur TF1.

Et là je dis: il faut savoir quelques fois réviser ses jugements. Grâce à la perspective de pouvoir, d'un côté ou de l'autre, revoir mon programme en replay ou en décalé, j'ai zappé pour découvrir le détective Caitlyn "Cat" Sullivan, flic de Brooklyn et sans doute la seule au monde à faire ses enquêtes en taxi. Bref! Je passe sur l'intrigue, le jeu des acteurs et l'improbable duo entre Chyler Leigh et Jacky Ido ( le taximan ), juste pour savourer enfin la présence dans une série (franco) américaine, d'une héroïne aux cheveux courts... et même très courts pour une fois.

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Et là je reconnais bien l'empreinte de Luc Besson (le producteur), toujours soucieux de réalisme et d'efficacité. Du coup on découvre la (très) jolie Chyler Leigh que certain(e)s avaient vu auparavant dans Grey's anatomy, légèrement... métamorphosée.

Alors je suis peut être de parti pris, peut être un peu de mauvaise foi, pas très objectif et tout ce qu'on veut, mais franchement là... y a pas photo.

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Reste à savoir si, contrairement aux héroïnes précédentes, celle-ci gardera les oreilles et la nuque bien dégagées tout au long des épisodes de cette saison de Taxi: Brooklyn.

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Un matin à Rome

14 Avril 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

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C'est le matin. Le soleil se lève sur les sept collines et depuis la terrasse le fleuve encastré dans la ville semble couvert d'une brume claire...

Elle ne pose pas vraiment, mais son amie saisi ces instants, dans cette lumière si particulière et chaque photo exhibe un détail nouveau. La veille elles étaient ensemble chez le coiffeur et dans la clarté du matin, la nuque délicatement tondue révèle une paleur attirante. C'est nouveau et tellement excitant comme sensation. Elle a changé et sans savoir vraiment l'expliquer, tout le monde s'est rendu à l'évidence que cette coupe de cheveux était exactement ce qui manquait à sa personnalité. Cette allure, c'est tellement elle.  

Depuis, elle a ce nouveau geste, inconscient mais qui devient presque familier tant il est fréquent, de caresser le velours de ses cheveux tondus sur la nuque, d'ébouriffer la masse sur le sommet et de balayer la mèche qui couvre son front. Une façon de s'approprier cette nouvelle image, d'engranger les sensations.

Alors son amie abandonne les photos, un instant, profitant qu'elle est absorbée par le spectacle de la ville qui s'éveille, elle s'approche d'elle, effleure de quelques doigts la nuque et dépose un baiser sur la peau nue...

 

Photo: Giulia Bertini avec Roberta Carrese

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Quartier Libre: Barbara

13 Avril 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Quartier Libre

CE1, 7 ou 8 ans.
Première fois que l'homme à la paire de ciseaux coupe ma longue et luisante chevelure arrivant jusqu'aux fesses, pour la transformer en un carré court.
Un premier changement qui fait plus de "mal" à ma mère (qui enferme encore la longue natte dans son armoire tel un souvenir précieux!) qu'à moi, qui découvre la délicate sensation d'une nuque dégagée.
J'ai gardé cette coupe, longtemps.
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4ème, 14 ans, première folie capillaire.
Je sacrifie cette longueur arrivant à mes épaules pour une coupe courte.
Deuxième choc émotionnel pour ma mère.
Premières moqueries de quelques professeurs et de certains camarades.
Ca y est, je sais que je suis (et serai toujours) en décalage et en dehors des cases.
Tant pis pour eux, tant mieux pour moi.
 
Vacances d'été, 19 ou 20 ans, cheveux courts.
Je croise cette nana dont le visage est encore intact dans ma mémoire.
Son visage carré, ses traits fins, son anneau dans le nez (oui ca aussi ca fait des années que j'en ai envie), son style skateuse, et son regard noir et profond.
Et là, ce flash, cette "pensée révélation".
Je veux être comme elle!
Je veux mon crâne tondu, ce regard mis en valeur.
Et je veux que mon amoureux me regarde comme son amoureux la regarde. 
Mais la normalité l'emporte.
Je laisse ma belle chevelure reprendre sa place.
 
23 ans, enceinte de plusieurs mois.
Les hormones et la folie chamboulent mon cerveau.
Je rentre un soir avec ma coupe garçonne tandis que mon amoureux se désintègre sur place.
En une minute, il est passé par environ toute la palette de couleurs d'un artiste peintre, et a frôlé une bonne dizaine de fois l'arrêt cardiaque!
262555_459529327458991_1194396002_n.jpgJe ne m'éternise pas sur sa déception.
 
Je relaisse pousser, encore...
Pour lui re-plaire, encore...
Puis je réitère, plusieurs fois...
 
26 ans, mon mariage.
Mon père tombe gravement malade.
Mon monde s'anéanti...
Puis viennent s'ajouter à cette épreuve mes problèmes de santé.
Mon couple s'anéanti...
J'ai envie de tout envoyer balader, je recoupe JUSTE mes cheveux...
Et je les garde courts.
Malgré les regards et compliments inexistants de mon mari qui reste sur sa position : femme = cheveux longs!
 
28 ans et deux mois, début de mon divorce.
La nouvelle vie qui se construit avec les débris de l'ancienne.
Retour difficile à la vie sociale...
 
Nouveau travail, nouvelles connaissances.
Nouvelles retrouvailles, nouvelles espérances...
Et surtout, cette nouvelle... "naissance" ?
L'envie de penser A MOI, de me plaire A MOI.
28 ans et neuf mois, aujourd'hui.
Je pousse la porte de cet endroit familier dans lequel je me sens exister.
Je suis accompagnée de mon troll (traduisez mon fils! )
J'annonce à la jeune et jolie coiffeuse ce que je désire.
Elle me fixe, bouche bée, sans voix, plusieurs secondes.
Je ne lâche pas son regard et répète ma demande.
Elle me demande trois fois si je suis sûre, je lui répète six fois que oui.
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Elle m'installe, mon troll joue...
Je vois mon reflet dans ce miroir et entend le bruit de la tondeuse.
La petite montée d'adrénaline se fait sentir mais ne m'effraie pas, tout sonne comme une évidence.
Je sens la tondeuse sur mon crâne, et , lorsqu'elle remonte doucement, je sens une douce chaleur faire sa place dans le creux de mon ventre.
La fierté m'envahit.
C'est (déjà!) finit.
Et, une fraction de seconde, je vois mon père dans ce reflet, ma fierté n'en n'est QUE plus grande.
 
J'ai ENFIN osé, je l'ai fait.
Les clientes me félicitent et me complimentent.
Je repars avec mon fiston qui me regarde et me prend par la main, en me disant : " T'es belle avec ta coupe de garçon, on dirait encore plus une princesse rockn'roll!"
 
J'ai TOUT gagné... c'est MA liberté.

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Gentlewoman

12 Avril 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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La seule chose importante dans la vie, c'est d'avoir du style! Oui enfin ça et deux ou trois autres choses...

Mais le style c'est important! Ça peut être quelque chose qu'on s'invente soi même, ça peut être également une expression naturelle de notre personnalité. Toujours est-il que j'ai une affection toute particulière pour les femmes qui savent s'approprier le vêtement masculin, le détourner, le dévoyer. Je ne parle pas de travestissement, avec les femmes aux cheveux courts ça pourrait être un risque. Mais là encore il faut le répéter sans cesse, à la manière d'Emile Coué, la féminité ce n'est pas une question de longueur de cheveux!

Bref! Quand une femme est assez sûre de sa féminité ( et les femmes aux cheveux courts en général le sont ) pour oser jouer avec des vêtements d'homme sans craindre de perdre son âme, j'adore!

Il y a une sorte de raffinement incomparable, de classe et de délicatesse qui vous transforme un austère costume rayé façon Don Corleone en smocking Yves Saint Laurent et une vieille veste de chasse en pub Burberry's. Et moi, j'aime ça!

 

 

Modèle: Corinna Ingenleuf

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En des lieux inconnus

11 Avril 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

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D'abord il y a ce sentiment étrange qu'inspire la transgression, un goût d'interdit, un parfum de pêché dans ces caresses puis cette étreinte avec ce corps presque juvénile, souple, lisse, musclé, qui pourrait être celui d'un garçon. De cet étonnement nait une délicatesse presque féminine, lorsque la main frôle la peau, effleure le téton d'un sein minuscule et délicat...

Cette femme il l'aime sans genre, venue tout droit de la mythologie aux personnages extraordinaires qui semble avoir de la compassion pour les humains et il se sent aimé des dieux lorsqu'elle offre à ses baisers sa nuque à la chair tendre qu'elle aime nue et toute prête à frissonner sous ses lèvres. 

Dans l'émotion le trouble renait quand les doigts affamés ébourriffent les cheveux courts qui depuis longtemps ne cherchent plus à dissimuler son âme...

Puis le corps échauffé, comme un livre en braille dévoile des secrets et les baisers qui le parcourent excitent la chair qui se hérisse. Le ventre plat et dur, les hanches étroites et le mont merveilleux, lui aussi à peine tondu, comme un gazon parfait...

Enfin l'illusion se dissipe, le doute s'évanouit quand les corps brûlants exultent et que comme dans un miroir fantastique chacun voit en l'autre son propre reflet, tourmenté, torturé par le plaisir partagé...

 

Photo: Michael Magin

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