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Les Affranchies
Articles récents

Terres brûlées

14 Juillet 2014 , Rédigé par jeaneg

Terres brûlées

Dans un coeur en ruine, il a fouillé du bout du pied, chassant les gravas, écartant trop facilement quelques sentiments incertains...

Tout était effondré et la poussière un temps soulevée par le cataclysme était depuis longtemps retombée, couvrant toute chose d'un passé réduit en cendres.

Malgré quelques pans restés debout, d'une vie mal construite qui n'avait pas résisté aux promesses trop rapides, le coeur malmené renonçait et rien ne semblait pouvoir faire renaître une quelconque flamme dans ce foyer dévasté.

Pourtant le petit coeur battait encore et même sans espoir il le pris pour le mettre à l'abri, à l'intérieur de son habit.

Le temps, mieux que tout, se dit-il, sait soigner les blessures que tous croient mortelles. Et il emporta avec lui le coeur brisé...

Photo: Kacie Tomita

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La coupe qui fait genre

13 Juillet 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

La coupe qui fait genre

Est ce que c'est bien raisonnable aujourd'hui, d'envisager qu'on puisse d'un simple coup d'oeil, déterminer le genre d'une personne? Sincèrement je ne crois pas. Mais c'est assez amusant de constater à quel point la coupe de cheveux revêt encore une importance fondamentale dans ce domaine.

Dans les années 50 la règle voulait que les garçons aient les cheveux courts. Un symbole quelque part d'une forme de virilité, si bien que lorsque l'un d'eux se retrouvait avec les cheveux couvrant un peu les oreilles on pouvait le "traiter" de fille. Les filles quant à elles semblaient jouir de plus de liberté, mais même celles qui avaient les cheveux courts devaient rester dans des normes tout à fait identifiables.

Dieu merci les années 60 et leurs révolutions sont passées par là. Mais la résistance face à ce courant de libertés connait encore des soubresauts. Les garçons de cette époque qui laissaient pousser leurs cheveux étaient "traités" de Beatles, ce qui semble déjà moins sexiste.

Bref! Aujourd'hui on pourrait croire que ce temps révolu laisse à chacun la liberté absolue de faire ce qu'il veut avec ses cheveux... c'est presque vrai. Sauf que, bizarrement, on continu, je ne sais pas par quel sorilège, à faire croire à une femme qui se coupe les cheveux très courts, qu'elle va ressembler à un homme.

C'est amusant tout de même ces mentalités qui traversent les âges sans ( presque ) jamais s'essouffler. Non?

Photo: Freja Beha Erichsen

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Tendance Queer

11 Juillet 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #gayfriendly, #Humeurs

Cette manie qu'on a de toujours tout coller dans des petites boîtes avec des étiquettes dessus... Comme c'est rassurant finalement. Et puis simple.

Donc pour l'Humain, comme pour beaucoup d'espèces connues, deux souches: l'homme et la femme. Et hop! Emballez, c'est pesé.

Sauf que l'humain est trop intelligent en réalité pour se contenter de cela et la Nature parfois joue de ces tours qui laisseraient plus d'un cochon d'Inde sur le carreau. L'humain lui, survit. Avec toutes ses diversités et sans parler des multiples facettes de sa sexualité. D'ailleurs est-ce qu'on est bien sur que l'animal se contente du simple choix de l'hétéro ou de l'homo sexualité? Enfin bref! 

Non chez nous il y a des garçons emprisonnés dans des corps de filles, des femmes qui vivent comme des hommes et cultivent cette apparence et tout ça vice versa bien sûr.

Je ne parle pas de déguisement ou de travestissement, non, mais d'état d'esprit, de choix, de nature profonde...

Et là... c'est le drame! Plus rien ne rentre dans les petites boîtes et les étiquettes ne collent plus. Bon sang! C'était si simple, avant, les filles en rose avec la queue de cheval et les garçons en bleu avec la coupe en brosse.

C'est l'évolution monsieur Charles! 

Decatur & Sons Barbershop NYC - Elliott Sailors

Decatur & Sons Barbershop NYC - Elliott Sailors

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Adieu

11 Juillet 2014 , Rédigé par jeaneg

Adieu

Un jour il faut savoir partir et personne ne peut dire que c'est une chose facile. Il faut rompre les habitudes, tirer un trait sur le quotidien et la routine...

Rompre, le mot lui même exprime la force qu'il faut déployer, un mot rond, épais, puissant et à la dernière syllabe on sait que la cassure est définitive.

Adieu donc illusion de bonheur, confort honteux des compromissions. Fais pas ci, fais pas ça et reste au chaud dans le troupeau...

La réalité est bien plus âpre, c'est un peu comme plonger dans une eau noire et froide. Il faut se débattre, se démener, le souffle court et l'estomac noué jusqu'à ce que le soleil reparaisse

Mais de l'autre côté, l'air à respirer n'est pas le même, on le sent riche, il aurait presque une saveur et chaque fois qu'il gonfle nos poumons on inspire une nouvelle dose de fierté d'être enfin parvenu à devenir nous même.

Photo: Thomas Whiteside

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Nouvelle religion

10 Juillet 2014 , Rédigé par jeaneg

Nouvelle religion

On a beau faire, on a beau dire, il restera toujours des choses auxquelles les esprits peu évolués n'auront jamais accès. Je sais, c'est injuste... mais la Vie est injuste.

Par chance, la très belle Marie-Ange a la tête bien faite, au dehors comme dedans et aucune raison de la dissimuler. Si bien qu'un jour, comme elle en avait envie depuis longtemps, elle a tondu ses cheveux. Un truc marrant pour cette fille qui n'a pas froid aux yeux et puis aussi, malgré la rigolade, le sentiment profond et sincère d'être tout à fait elle même, naturellement. Depuis, le joyau est sorti de son écrin et les meilleurs photographes ne s'y trompent pas...

Mais il y a aussi le quotidien, le boulot, la boulangère et le quidam, celui qui regarde mais ne comprend pas tout , le cerveau archaïque à qui l'inconnu fait toujours peur. Et de la peur à la haine...

Question de culture se dit-on, la Vieille Europe semble avoir encore du mal avec cette image de la femme tondue...

Les Anglo-saxons n'ont pas ces souvenirs là. Au contraire on parlerait putôt de solidarité chez eux, vis à vis de celles et ceux que la maladie priverait de leurs cheveux. Une façon de les "noyer" dans la foule des têtes tondues et aussi le moyen de fabriquer des perruques pour les enfants. Ainsi:

St Baldrick's Foundation

Locks of Love

Têtes Rasées

sont des organisations qui lèvent des fonds pour le soin ou la recherche sur le cancer.

Parce que celles et ceux qui sont en bonne santé peuvent bien se permettre ce genre de "sacrifice", un peu comme un don du sang.

En attendant, la belle Marie Ange trace son chemin, au dessus, bien au dessus de la bave du crapaud qui aboie en regardant passer la caravanne de blanches colombes... enfin quelque chose comme ça.

Photo: James Ho

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un p'tit coup de Frey

9 Juillet 2014 , Rédigé par jeaneg

un p'tit coup de Frey

Il n'y a pas de doute possible! Anne Catherine FREY est une femme aux cheveux courts.

Et pourtant, les cheveux longs, le blond délavé, difficile de reconnaitre aujourd'hui la jeune luxembourgeoise "chic et boyish" que tout le monde avait découvert dans les blogs de mode et de streetstyle du monde entier, rendue célèbre par son allure et sa chevelure brune coupée au bol.

Mais c'était sans compter sur Vito, son coiffeur complice et sur les effets de l'addiction que connaissent bien toutes les femmes aux cheveux courts. Une envie de changement, certes. Un défi personnel, tenter les cheveux longs, le plus longtemps possible, pour voir si on y arrive, pas de problème...

Mais sans vraiment renoncer à la tondeuse... Et là, le plaisir des cheveux courts demeure, parce que discrètement, sous la blondeur un peu sèche, il y a toujours la nuque, bien rasée, l'undercut qui frôle les oreilles et dégage la tempe.

Si bien que la jeune femme est toujours et sans doute pour toujours, une vraie femme aux cheveux courts.

Photo: Instagram

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Cut et Recut

8 Juillet 2014 , Rédigé par jeaneg

Rendons à César ce qui semble lui appartenir, Thierry Lefaivre faisait ça dans son salon à l'aube de l'Internet, c'est à dire au siècle dernier. Les modèles étaient ses clientes ou ses collaboratrices qui posaient volontiers après qu'il eut excercé son art sur elles. Un précurseur dans bien des domaines...

Aujourd'hui cela semble plus rare ( allez savoir pourquoi? ) mais néanmoins certains coiffeurs n'hésitent pas à impliquer leurs clientes. C'est le cas pour quelques barbiers anglo-saxons comme par exemple The Iron Society, entre autre et aussi pour Recut un salon de Sardaigne, à Cagliari précisément. ( Oui on est pote... )

Et ce que j'aime dans cette exposition permanente, c'est certainement la politique de "non genre", comme chez les barbiers anglo-saxons, qui semble être une tendance qui gagne du terrain. Et ça, je trouve ça bien...

En même temps, la Sardaigne pour une coupe de cheveux, ça fait loin...En même temps, la Sardaigne pour une coupe de cheveux, ça fait loin...
En même temps, la Sardaigne pour une coupe de cheveux, ça fait loin...En même temps, la Sardaigne pour une coupe de cheveux, ça fait loin...En même temps, la Sardaigne pour une coupe de cheveux, ça fait loin...

En même temps, la Sardaigne pour une coupe de cheveux, ça fait loin...

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Pour rien au monde

6 Juillet 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Tendresses

Pour rien au monde

Un jour il a bien fallu tenter, elle en avait envie depuis longtemps. Elle avait déjà les cheveux courts mais cette fois elle voulait "très" court. Quand elle y pense, elle sourit.

Ce jour là elle était certainement aussi terrifiée qu'excitée, puis finalement amusée. Ce qui l'effrayait c'était surtout les réactions des autres, qu'on la trouve trop masculine, qu'on lui fasse des reproches... Mais elle était excitée à l'idée de créer une image d'elle même absolument authentique et aussi de voir ses oreilles tellement dégagées, ses pattes et ses tempes rasées, sentir sur sa nuque les assauts répétés de la tondeuse, ça, ça l'excitait.

Au final l'émotion était là. Elle a remis ses lunettes et découvert une autre elle même, exactement comme celle qu'elle s'était toujours imaginée être.

Bien sûr il y a eu un grincheux ou deux, pour lui dire qu'elle était mieux avant ou que "non, vraiement, tu n'envisages pas de les laisser pousser? " mais l'enthousiasme l'emportait. Sous ses doigts, la nuque avait un délicieux goût de transgression et puis physiquement c'était excitant de sentir les cheveux aussi courts, soyeux dans un sens et piquant dans l'autre.

Voilà et depuis c'est ainsi, avec à chaque fois le même sentiment de régénération lorsqu'elle revient de chez le coiffeur, le même plaisir secret, le même amusement de voir le regard des autres pétiller sans jamais ne laisser personne indifférent.

Elle repense à tout cela et souris en passant, une fois encore, la main sur sa nuque.

Photo: Mike Lerner

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Une époque formidable

5 Juillet 2014 , Rédigé par jeaneg

Soyons honnête, on ne peut pas toujours se plaindre de tout tout le temps, du chômage, de la SNCF, du coût de la vie et des footballeurs.

Si on y regarde bien, objectivement, depuis une centaine d'années ( oui bon, cent ans tout de même... ) les choses ont finalement pas mal évoluées. D'un extrême à l'autre on est passé du beau père qui assigne son gendre en justice parce qu'il a laissé sa fille se faire couper les cheveux ou du mari qui flingue son épouse pour le même motif en 1925 à une représentation parfois glamour de la femme du XXIème siècle, la boule à zéro et sans complexes. Entre les deux, les Congès Payés, une guerre et quelques horreurs en plus. Et l'on s'aperçoit que toute cette liberté d'apparence que la femme avait conquit juste après la Première Guerre Mondiale, survit très mal après la Seconde. La société patriarcale se venge et remet les femmes à leur place après en avoir humilié bon nombre en leur tondant carrément le crâne.

Si bien que ces cent ans sont ramenés à notre période moderne, 1950 - 2014, soit une soixantaine d'années durant laquelle les femmes vont batailler, encore et encore pour s'approprier à nouveau leur image. On coupe, on permanente, on ondule mais toujours on fait la distinction entre masculin et féminin et les vedettes de cinéma donnent le tempo...

Un beau jour, un audacieux coiffeur parisien va dégainer dans son salon une tondeuse électrique. Waooo! Et là, le vert est dans le fruit...

Petit à petit, l'outil enfin réhabilité va se faire une place, jusque dans le foyer de madame Toulemonde. Bon bien sur, au début c'est pour monsieur et les garçons, mais aujourd'hui, rien de ce qui est du domaine masculin ne doit être inaccessible au féminin, ni mode de vie, ni sport, ni vêtement et ni coupe de cheveux. Le genre petit à petit s'estompe.

Alors moi je dis oui, on vit une époque formaidable!

Dans le désordre d'apparition: Louise Brooks, un salon des années 50, une coupe 80's à la tondeuse, Christiaan et l'undercut, Sara Cummings et Shauna White
Dans le désordre d'apparition: Louise Brooks, un salon des années 50, une coupe 80's à la tondeuse, Christiaan et l'undercut, Sara Cummings et Shauna White
Dans le désordre d'apparition: Louise Brooks, un salon des années 50, une coupe 80's à la tondeuse, Christiaan et l'undercut, Sara Cummings et Shauna White
Dans le désordre d'apparition: Louise Brooks, un salon des années 50, une coupe 80's à la tondeuse, Christiaan et l'undercut, Sara Cummings et Shauna White
Dans le désordre d'apparition: Louise Brooks, un salon des années 50, une coupe 80's à la tondeuse, Christiaan et l'undercut, Sara Cummings et Shauna White
Dans le désordre d'apparition: Louise Brooks, un salon des années 50, une coupe 80's à la tondeuse, Christiaan et l'undercut, Sara Cummings et Shauna White

Dans le désordre d'apparition: Louise Brooks, un salon des années 50, une coupe 80's à la tondeuse, Christiaan et l'undercut, Sara Cummings et Shauna White

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Dieu ( ou Diable? ) est dans les détails

4 Juillet 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Dieu ( ou Diable? ) est dans les détails

On peut bien être une femme aux cheveux courts depuis (presque) toujours et avoir envie de tenter des choses. Quand on a les cheveux courts, souvent quelques millimètres suffisent à la transformation. La frange plus courte, les pattes légèrement "effacées", la nuque davantage tondue... De toute façon ce détail s'estompe d'un rendez vous à l'autre, si bien qu'on a toujours le loisir du "stop ou encore".

Une façon peut être de mettre à l'épreuve sa personnalité et sa résistance aux pressions sociales qui vous assènent sans cesse des âneries sur la féminité et son apparence admise. Et puis aussi le plaisir de céder à la tentation, d'oser et d'en rougir, à peine, en caressant sitôt après la nuque qui vient d'être mise à nu...

Souvent le détail fait l'essentiel.

Photo: Erika Fermina

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