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Les Affranchies
Articles récents

T'entendre nue...

24 Juillet 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

T'entendre nue...

Pauvre je ne peux pas vivre dans l’ignorance
Il me faut voir entendre et abuser
T’entendre nue et te voir nue
Pour abuser de tes caresses

Par bonheur ou par malheur
Je connais ton secret par coeur
Toutes les portes de ton empire
Celle des yeux celle des mains
Des seins et de ta bouche où chaque langue fond
Et la porte du temps ouverte entre tes jambes
La fleur des nuits d’été aux lèvres de la foudre
Au seuil du paysage où la fleur rit et pleure
Tout en gardant cette pâleur de perle morte
Tout en donnant ton coeur tout en ouvrant tes jambes

Tu es comme la mer tu berces les étoiles
Tu es le champ d’amour tu lies et tu sépares
Les amants et les fous
Tu es la faim le pain la soif l’ivresse haute

Et le dernier mariage entre rêve et vertu.

"Prête aux baisers résurrecteurs"- Paul Eluard

Photo: Pascal Pierrou

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En quête de style

23 Juillet 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

En quête de style

Elle en a presque des frissons. De joie, d'audace, de peur, d'excitation... elle ne sait pas, mais elle sent ses jambes trembler un peu sous le nylon rayé.

C'est vrai que finalement c'est excitant, ce sentiment d'avoir pénétré un monde inconnu, de vivre une expérience, d'être transgressive...

Le style c'est un peu comme une quête sans fin. Les vêtements, les accessoires, la coupe de cheveux. Pour certaines choses on se décide plus vite que pour d'autres et on s'en tient à ça un certain temps. Pour les cheveux c'est différent. A chaque rendez vous on voudrait tenter autre chose. On s'inspire, on se nourrit d'images et nait une nouvelle envie, un nouveau challenge.

C'est une femme aux cheveux courts, elle a déjà cette audace et ce sentiment profond que rien ne peut être catégorique. Cette nouvelle envie la dévore et lui fait mal à l'estomac, lui tort un peu les tripes... Et puis elle se lance.

L'ambiance semble virile à cause du décor, à cause des tatouages, du confort rustique en apparence. Mais tout est cool et efficace. Elle n'a pas besoin d'affronter la mine incrédule ou interrogative d'un coiffeur efféminé qui sait déjà quel est son style. Elle s'installe, montre une image sur son portable, ajoute un détail ou deux et l'homme tatoué comprend exactement son désir. Il sait faire, n'hésite pas, choisit dans sa panoplie de tondeuses accrochées là sous le miroir.

Elle penche un peu la tête et les papillons qui voletaient dans son ventre se transforment en chaleur agréable qui irradie tout son torse. Un instant elle oublie de respirer en voyant la tondeuse rabotter inexorablement sa tempe. C'est énorme, elle sourit. Le coiffeur s'applique mais ses gestes sont rapides. Encore un instant et elle peut dégager la main de sous la cape de nylon pour passer les doigts sur sa nuque rasée. Elle tourne la tête, s'inspecte... Voilà, c'est ça! C'est exactement ce qu'elle espérait, c'est l'image qu'elle cherchait. Tout le monde semble heureux de sa satisfaction... On se tape la main, on claque des doigts on se touche du poing.

Enfin la rue et le secret délice de ne laisser personne indifférent sur son passage.

Avoir du style est un art

Photo: The Blind Barber

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Autrement

22 Juillet 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses, #Humeurs

Autrement

Bien sûr personne n'a très bien compris quand un beau jour "la petite" est revenue de chez le coiffeur, avec les cheveux si courts qu'on aurait dit qu'on l'avait tondue. Tout le monde l'appelle la petite, mais en réalité elle avait déjà presque 17 ans.

Evidemment son père s'est un peu lamenté, la mère n'a rien dit, les voisins même s'en sont mêlés, les avis étaient partagés. La vieille tante toujours grincheuse a lâché haut et fort ce que bon nombre pensaient... " Ah ben déjà qu'elle était pas franchement fifille, c'est pas ça qui va arranger!"

C'est vrai qu'elle est "garçon manqué" et que du coup, ses cheveux si courts lui donnent une terrible allure de "garçon tout court".

La mère qui n'avait rien dit a finit par sourire. Les mères savent toujous tout de leurs enfants. Depuis longtemps elle savait que sa fille n'en était pas vraiment une. Elle avait deviné la bataille qui se déroulait chaque jour sous ses yeux, de cette enfant tiraillée entre masculin et féminin. Aujourd'hui, après presque 17 ans de féminin, parfois contraint, le masculin l'emportait. Ou plutôt juste le plaisir de l'ambiguité qui ne choisit pas.

Parce que elle, ce corps de fille elle l'aime, avec sa poitrine à peine dessinée, sa peau douce, ses hanches droites et aujourd'hui sa petite tête finalement si bien faite.

La voilà enfin elle même, ni fille ni garçon... autement.

Photo: Rory Van Milligen

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Changement de décor

22 Juillet 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Changement de décor

Contrairement à l'adage qui voudrait que le flacon importe peu pourvu que l'ivresse nous saisisse, j'ai toujours considéré que le contenant était important. Ainsi pour me régaler d'un vin de qualité il me faudra un verre adequat. Un gobelet en plastic ferait tout aussi bien l'affaire, mais cela ne serait pas en harmonie avec l'instant délicieux, la qualité du breuvage et le plaisir qu'on en retire.

Il en va de même pour tous les moments, y compris chez le coiffeur j'imagine, bien que je n'y ai jamais vraiment réfléchi. Mais maintenant que j'y pense, je me dis que l'environnement dans ce cas là est aussi important...

Bref! Voilà pourquoi j'ai un peu de mal, depuis que j'ai migré vers la nouvelle plateforme d'OB, à trouver le décor idéal pour mes divagations. Peut être faudra-t-il un jour que je m'affranchisse de cet hébergeur pour être tout à fait indépendant, mais je ne suis pas assez calé pour ça.

En attendant si quelqu'un a quelque chose à dire sur ce nouveau design, qu'il s'avance et s'exprime ou se taise à jamais. Amen!

Photo: Arizona Muse - Extrait de "Invitation au voyage" campagne Louis Vuitton 2013

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Parmi d'autres

21 Juillet 2014 , Rédigé par jeaneg

Voyez vous ce que j'aime au fur et à mesure que j'écris sur ce blog, c'est de voir à quel point ma dilection est partagée, par des hommes, des femmes, jeunes femmes ou femmes d'expérience, sophistiquées ou "garçon manqué", dans différentes couches de la société. Sûrement à différents degrés, souvent pour les photos qui inspirent, quelques fois pour l'ambiance ou pour voir des mots mis sur des choses qu'on a en soi sans savoir l'exprimer...

Et parmi nous il y a forcément des gens connus. J'ai déjà évoqué Ernest Hemingway, qui est mon exemple préféré. Sa littérature et sa biographie ne laissent aucun doute possible sur la fascination que les femmes aux cheveux courts exerçaient sur lui...

Parmi d'autres
Parmi d'autres

Patrice Leconte aussi bien sûr, à qui je doit le titre du blog, qui ne s'en cache pas, l'évoque souvent dans ces films, parvient toujours à faire couper les cheveux de ses actrices...

Et puis Luc Besson aussi, dont les héroïnes sont toujours des femmes à l'âme guerrière, qui aime cette force des femmes à l'apparence fragile. Si j'énumère, Nikita, Mathilda, Leeloo, Jeanne et bientôt Lucy, aucune ne s'embarrasse de cheveux longs. C'est presque naturel.

Parmi d'autresParmi d'autres
Parmi d'autresParmi d'autresParmi d'autres

Alors comme ça voyez vous, je me dis qu'il n'y a rien d'étonnant, de grave ou de futile à aimer les femmes aux cheveux courts et tout ce qu'elles peuvent représenter...

Photos: Ingrid Bergman dans le rôle de Maria dans "Pour qui sonne le glas" de Sam Wood-1943- d'après le roman d'E.Hemingway

Les femmes aux cheveux courts - Patrice Leconte - Albin Michel 2009

Extraits des films de L.Besson : Nikita, Léon, Le 5ème élément, Jeanne d'Arc et Lucy

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Dépendance

19 Juillet 2014 , Rédigé par jeaneg

Dépendance

C'est peut être parce que ma nature me pousse à être attentif à ce genre de choses et que le fait de m'y intéresser fini par amener autour de moi davantage de jeunes femmes dans ce style, mais je ne peux pas m'empêcher d'être épaté par le désir de certaines d'aller toujours plus loin et finir par couper leurs cheveux toujours plus courts à chaque fois.

Il y a peut être une sorte de dépendance dont seraient victimes celles qui, un jour, se laissent aller à leur envie ou à la sournoise suggestion de leur coiffeur et se font couper les cheveux à la tondeuse.

Au début c'est juste pour démarquer un peu, dégager parfaitement la nuque, accentuer un dégradé. Et puis on y revient et la tondeuse remonte un peu plus haut, ratiboise un peu plus le tour d'oreille... On invente l'undercut, des cheveux longs sur le dessus, toujours plus longs, qui permettent subtilement de masquer à la demande, une partie du reste de sa tête qu'on va pouvoir livrer à la tondeuse, qui cette fois ne s'embarrassera plus de peigne ou de sabot pour aller franco jusqu'au double zéro...

La drogue distille ses agents d'influence, ces petits plaisirs toujours renouvelés à chaque fois que l'on sort de chez le coiffeur, nouvelle, légère, plus clean, le moral requinqué. L'air frais qui caresse la peau presque nue ou les doigts qui viennent s'amuser de cette texture un peu bizarre qui de jour en jour évolue, picotte un peu et le lendemain à peine devient plus soyeuse.

Là encore les spécialistes s'accordent. Le meilleur moyen d'éviter la dépendance, c'est encore de ne jamais commencer. Mais ça...

Photo: Ivan Berkovich

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Transformation

18 Juillet 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

Transformation

Personne ne pouvait dire en quoi les choses étaient différentes. Elle avait toujours été une belle femme. Selon les critères communément acceptés. Des traits réguliers, une peau sans défauts, des lèvres bien dessinées et pulpeuses, un regard profond, des pomettes marquées... Harmonieuse.

Et puis un jour elle a coupé ses cheveux blonds. Courts, extrêmement courts.

Depuis ce jour, étonnament, on la voit différemment et si l'on pose la question, ils seront plus rares à évoquer la "belle femme". Pourtant rien, dans ces détals évoqués pour qualifier sa beauté, n'a changé. Ils sont au contraire tous exacerbés, davantage mis en lumière et ses oreilles même apparaissent à présent comme deux camées d'ivoire dans un écrin de velours doré.

C'est sans doute qu'à présent c'est son âme que l'on voit à travers cet harmonieux visage. Dépouillée de ce qui avant faisait qu'on la voyait simplement comme une "belle femme", elle apparait comme une belle personne et ses cheveux blonds presque ras sont comme une toison, une fourrure de vison, douce et soyeuse qui sublime sa féminité.

Photo: Denisa

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Quelques nuances de gris

17 Juillet 2014 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Quelques nuances de gris

Avouons le, j'ai parfois du mal à comprendre mes contemporains. Ce en quoi, d'ailleurs, ils me le rendent bien. Alors forcément dans ce face à face nourrit d'incompréhension, chacun passe son temps à tenter de convaincre l'autre, c'est de bonne guerre.

Il n'y a pas si longtemps, mes propres filles, au mépris des devoirs filiaux les plus sacrés, me désavouaient en clamant qu'à leurs yeux, une femme aux cheveux courts n'était pas "féminine". Leur sentence manquant cruellement d'arguments pour soutenir le débat nous en étions restés là et mon indulgence paternelle a depuis longtemps absous cette erreur de jeunesse.

Mais la vie est un éternel combat et pas plus tard qu'il n'y a pas longtemps une jeune bimbo affirmait devant moi que les femmes, passé un certain âge, pouvaient se permettre d'avoir les cheveux courts " vu qu'en général elles ont plus personne à séduire parce que leur vie est faite..." (sic)

Autant dire que j'ai frôlé l'embolie si on peut employer ce mot pour une gorgée normale de mojito envoyée directement dans le "trou du dimanche".

Tant de stupidité concentrée en quelques mots peut avoir un effet violent. Comment faire? Tenter de convaincre l'écervelée me semblait une tâche écrasante vue l'ampleur du chantier et un frisson d'effroi me traversa en songeant que la jeune femme allait sans doute voter aux prochaines échéances et en attendant aurait sûrement son mot à dire dans un sondage d'opinion sur le conflit israélo-palestinien... Brrrrr!

Pour calmer mon angoisse je filais à la rencontre de ma libraire, délicieuse sexagénaire aux cheveux courts et à l'oeil pétillant de malice, qui avec la sérénité des vieilles troupes ne rougissait plus à mes compliments mais n'en pensait pas moins...

Photo: Jennifer Morla

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Aux armes!

16 Juillet 2014 , Rédigé par jeaneg

Aux armes!

Bon... je ne voudrais pas avoir l'air de cafter, mais je trouve que dans certains domaines les choses n'avancent guère.

Lundi 14 Juillet, en bon citoyen j'ai rendu hommage à nos soldats qui défilaient sur les Champs. Toujours sensible au prestige de l'uniforme, ce n'était pas une contrainte. Mais assez rapidement mon oeil critique ne s'est pas trompé en constatant que, non seulement les femmes ne semblaient pas davantage représentées, mais qu'en plus ( et surtout ) absolument aucune de celles que j'ai vu dans ma télé n'avait les cheveux courts.

Aux armes!Aux armes!

Et je crois avoir suffisemment côtoyé le milieu pour pouvoir affirmer que ce n'est pas forcément un choix délibéré des personnels concernés.

C'est pour cela que je dis que les choses ne s'arrangent pas. Parce que je soupçonne volontiers "la strass" de faire le nécessaire pour faire "comprendre" que les cheveux courts seraient plutôt vu comme un excès de masculinité, et que déjà, l'uniforme et les armes, si en plus il y a la coupe de cheveux "ça craint".

Oui oui je sais, j'exagère, je fantasme et je suis de mauvaise foi. Soit.

N'empêche... je ne peux pas croire que parmi toutes ces femmes déterminées, courageuses, sportives, audacieuses au tempérament de guerrières, pas une n'ait jamais imaginé que cela serait terriblement plus pratique et confortable d'avoir les cheveux courts plutôt que d'être obligée chaque matin de fabriquer un horrible chignon enrobé dans un ridicule chouchou et garder les cheveux tirés toute la sainte journée.

Aux armes!Aux armes!

Enfin bon... j'dis ça... j'dis rien.

Photos: Olivier Prieur

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Juste quelques millimètres

15 Juillet 2014 , Rédigé par jeaneg

Juste quelques millimètres

Des fois, cela ne tient pas à grand chose et le béotien risque d'avoir du mal à comprendre l'acharnement que peut mettre une adepte des cheveux courts à les faire tailler parfois aussi régulièrement.

C'est que, comme toute personne qui attache un tantinet d'importance à son image, la femme aux cheveux "très" courts, supporte mal le négligé.

On pourrait croire que cette minutie a quelque chose de récent, due à la fréquentation encore un peu anecdotique des salons de barbier où justement on cultive ce genre de maniaquerie.

Juste quelques millimètres

Il semblerait en effet que depuis que la femme s'est affranchie des fantasmes masculins en matière de coiffure, soit le début du XXème siècle et que par la force des choses elle fréquente les coiffeurs pour hommes, elle soit susceptible de porter une attention toute obsessionnelle à la tonte de sa nuque.

Juste quelques millimètres

A ce sujet, on peut toujours compter sur moi pour échaffauder des théories et les défendre avec la plus audacieuse mauvaise foi.

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