Publié le 15 Février 2019

L'enquête - Un portrait de Clara

Au commencement, il y a Clara, une jeune femme, bien dans son époque, musicienne, cavalière intrépide, bien décidée à apprendre le cinéma. En somme, que des trucs de passion. Clara a les cheveux longs, mais pense depuis longtemps à les couper. Une idée comme ça, qui fait son chemin. Jusqu'à ce moment où, pour  être admise au concours d'entrée d'une école fameuse, on lui demande de réaliser un dossier. Son sujet est tout trouvé: La coupe de cheveux est-elle un attribut de genre? Elle se lance alors dans une enquête approfondie, à la rencontre des Femmes Aux Cheveux Courts... 

L'enquête - Un portrait de ClaraL'enquête - Un portrait de Clara

"... Afin de mieux comprendre ce désir, mais aussi d’en cerner tous les enjeux, j’ai pensé rencontrer ces femmes dont l’expérience me permettrait de comprendre l’importance et la prégnance de telles normes. Comment les jeunes femmes occidentales d’aujourd’hui utilisent-elles un symbole aussi puissant de féminité qu’est la coiffure pour parler d’elles ? Comment et pourquoi se libèrent-elles de cette règle historique du genre pour affirmer quelque part, une nouvelle façon d’être femme ?"

Mais on ne pénètre pas impunément le monde des FACC sans y laisser quelques plumes cheveux. Les rencontres, les témoignages, les heures passées dans un salon de coiffure pour comprendre les motivations  et l'état d'esprit des femmes, jeunes ou moins jeunes, féminines, androgynes, garçonnes, tout cela entraine Clara sur une pente irrémédiable. Un jour, elle n'y tient plus et se coupe elle même les cheveux. Erreur de débutante direz vous? Pas vraiment et son argument est plutôt valable...

"... Je suis allée prendre rendez-vous chez le coiffeur pour mardi. Je vais devoir mettre en place une sorte de protocole de préparation, pour donner à cet acte tout ce dont je voudrais le charger. C’est en même temps le désir de ne pas être déçue, comme si naissait aussi le fantasme d’une libération. C’est pour cela que je choisis de me couper les cheveux moi-même dans un premier temps. Je veux ressentir cette emprise sur mon propre corps, cette modification physique pleine de sensations et d’allègement. 

C’est d’abord le bruit aigu des ciseaux qui luttent face à l’épaisseur et au nombre. Ces cheveux qui eux, répondent par un son rugueux et sourd, lancinant.  On a le souffle court parce qu’instinctivement notre corps tout entier répond au geste, il s’est calé sur le rythme du mouvement. Ce mouvement répétitif, la force qu’il faut y mettre face à la résistance des cheveux, comme un combat entre sa volonté et son corps, le temps qui a passé et que l’on balaye d’un coup de ciseaux. On est d’abord tout à son effort, essayant de couper droit, uniformément, pas trop quand même. Et moins il reste de mèches sous les lames, plus la curiosité augmente, plus le désir de voir se fait inquisiteur. Alors je me regarde dans le miroir, une fois, deux fois…"          

Et voilà! Le doigt est dans l'engrenage, plus rien à présent ne pourra résister à " l'addiction" que toutes les habituées connaissent...

La voici à peine coiffée " à la garçonne " par un coiffeur un peu fébrile, peu habitué aux cheveux très courts, que déjà elle n'a en tête qu'une chose: Les recouper, mais cette fois pour de bon, très courts!  Et c'est justement là que nous faisons connaissance. Parce que depuis le temps, quand quelqu'un s'intéresse aux cheveux courts des femmes dans ma grande ville du Sud, il finit presque toujours à la terrasse d'un bistrot en face de moi pour en parler. 

Et moi vous savez, je ne suis pas tellement du genre à empêcher les gens d'assouvir leurs envies. Clara cherchait LE coiffeur capable de couper ses cheveux vraiment courts et je l'ai aussitôt envoyée entre les mains de Régine...

L'enquête - Un portrait de ClaraL'enquête - Un portrait de Clara
L'enquête - Un portrait de ClaraL'enquête - Un portrait de Clara

Une enquête qui se termine donc en travaux pratiques. On ne pourra pas dire que l'enquêtrice ne s'est pas investie dans son travail.

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 11 Février 2019

Qui a dit ça?

Allez savoir pourquoi, il y a une légende qui perdure depuis des lustres et qui raconte que les femmes aux cheveux courts sont toutes lesbiennes, ou que toutes les lesbiennes ont les cheveux courts, ou que... je ne sais quoi encore. Evidemment, chacun.e ici sait parfaitement que cela n'a rien à voir, du moins autant que la choucroute avec la mécanique quantique. Mais comment faire pour combattre un tel préjugé?

Eh bien à mon avis, comme toujours lorsqu'on est confronté à la bêtise, il faut faire preuve d'intelligence et d'assurance. La visibilité et l'exemple sont les meilleurs moteur du retour au bon sens. Il ne s'git pas de provocation, bien sûr. Non juste de montrer et par la même démontrer, que :

1/ L'orientation sexuelle n'a pas besoin de se justifier et n'intéresse que la personne concernée

2/ S'exprimer clairement est toujours mieux que se taire. Le silence est souvent le terreau des ragots

3/ Assumer son choix et ses goûts. Les femmes aux cheveux courts attirent toujours les regards

Et n'en faire qu'à sa tête!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 8 Février 2019

Anodin? Je n'crois pas non...Anodin? Je n'crois pas non...
Anodin? Je n'crois pas non...Anodin? Je n'crois pas non...

Je sais bien qu'une grande majorité encore, trouve cela excessif, presque outrancier. Inutile de grimacer, les goûts et les couleurs ne se discutent pas. D'ailleurs, qu'on aime ou qu'on aime pas, il faut admettre que ce style, piqué aux hommes sans aucun scrupule, semble prendre petit à petit, mine de rien, une vraie place dans le paysage. La preuve, je n'ai pas eu à chercher très loin pour rassembler ces clichés, parmi lesquels je reconnais au moins deux amies...

On aurait tort de penser que ce n'est là qu'une façon nouvelle d'exprimer une féminité toute personnelle. Parce que oui, n'allez surtout pas croire que ce style serait réservé à une catégorie socio-culturelle bien définie, entre artiste et militante LGBT, non! Du tout! De nada! Not at all

Andreea Mighiu par Ricardo LaValle

Andreea Mighiu par Ricardo LaValle

Modèle ou non, étudiante ou gérante de magasin, sportive et intellectuelle, il y a parmi celles qui embrassent ce style très "rasé", tous les profils. Si si. Et j'ai envie de dire qu'il s'agit finalement juste d'un plaisir personnel, sans militantisme ni revendications. Une transgression faite tout en douceur. Une bonne manière de renoncer à l'image de l'enfance ou de la féminité attendue par le chasseur/cueilleur. Une forme malgré tout de déclaration d'indépendance, mais surtout un style atypique qui plait, quoi qu'on en dise, à de plus en plus de femmes que je vois autour de moi. Et je ne crois pas que cela soit anodin. Il y a certainement dans cette impudeur à dévoiler crûment sa nuque, une forme de sensualité trop longtemps ignorée dans nos cultures occidentales. Les nippons eux le savent depuis des siècles, la nuque d'une femme est certainement la partie de leur corps la plus bouleversante qu'elles puissent exposer sans risquer la Correctionnelle pour attentat à la pudeur. Je n'y vois que cela.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 6 Février 2019

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Bon je le savais déjà un peu, rien n'est vraiment simple dans cette chienne de vie! En réalité je l'ai su de très bonne heure, enfant, quand ma mère qui faisait des ménages à Istanbul nous faisait croire que mes frères, mes soeurs et moi même, étions les enfants de Rockfeller, le fils, mais que le pauvre ne s'en rappelait plus à cause d'une maladie assez bizarre qui lui bouffait les neurones. Évidemment l'ampleur du bobard ne nous échappait pas, mais pour ne pas décevoir notre mère, on jouait le jeu...

A cette même époque dans notre bande de voyous primo-délinquants, il y avait une fille... Enfin, il y avait Nan. Peut être qu'un temps auparavant elle avait été Nanou, ou Anne, toujours est-il que pour nous c'était Nan.

Nan était une fille, mais c'était comme le bobard de ma mère, personne n'y croyait. Elle jurait comme un chauffeur de taxi libanais, rotait et crachait à l'occasion, quand il y avait lieu d'asseoir son rang et question fringues pas de soucis, tout était dans le placard de ses frangins. Je crois même que c'était elle qui avait les cheveux les plus courts de nous tous. Une coupe qui lui donnait un air terrible de Tintin avec sa houppette sur le front... Ah! Quelle époque! Une vieille boîte de soupe Campbell nous faisait un mondial de football à elle seule...

Bref! Après de brillantes études et une carrière non moins brillante d'ingénieur à Grenoble, enfin, juste à côté, il me vient de temps en temps un petit "rototo" de nostalgie quand je croise une jolie femme qui malgré son genre, comme Nan, semble vêtue des fringues de son frangin et coupe ses cheveux à la façon de Tintin. Je n'y vois pas d'ambiguïté, les femmes savent bien mettre partout une touche de leur féminité et depuis longtemps, la coupe du blondinet belge est universelle et asexuée... Et je me demande parfois si en l'adoptant on ne finit pas par entrer un peu dans la peau du personnage...?

 

 

Modèle: Chelsie LaRochelle

Edit du 11/10/2012

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 4 Février 2019

Photo: Chloé Lobre

Photo: Chloé Lobre

Chloé m'avait dit:" Pour mon anniversaire, je me paie le coiffeur en Corée ". Déjà, en soi cette affirmation a de quoi fasciner. Depuis qu'elle vit en Thaïlande, Chloé se balade au Japon ou en Corée comme moi je ferais un tour à Nîmes ou à Béziers. L'Asie profonde et mystérieuse...

Même si son androgynie assumée m'a toujours fasciné, je n'avais jamais perçu le moindre rapport entre elle et la culture manga. Mannequin de mode en robe chic pour les magazines d'un côté et tomboy gamer en jean-basket-sweater et casquette de l'autre, pile et face, masculin et féminin parfait, Chloé m'a toujours renvoyé l'image d'un androgyne, intelligent et lucide, explorant son monde et la nature humaine avec curiosité et bienveillance.

Brune aux cheveux courts depuis longtemps, elle a déjà éprouvé différentes longueurs, jusqu'à l'ultime boule à zéro, justifiée par un projet artistique et naviguait depuis dans des styles ambigus qui soulignaient merveilleusement l'ambivalence des genres. 

남녀 양성의
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Après plusieurs mois, ce rendez vous chez un coiffeur réputé, c'était un peu comme une gourmandise, avec peut être l'espoir, connaissant le style coréen, de se retrouver dans la peau d'un personnage de manga. L'envie de cette couleur grise si particulière, d'une coupe qui joue avec la longueur patiemment acquise sur le dessus, de contours bien plus nets et sombres, tout cela concourrait vers cette image étonnante et fantastique. Et le résultat est stupéfiant. Moi qui suis tellement habitué, j'ai toujours avoué que seuls les asiatiques, coréens, japonais ou chinois, parvenaient à me tromper sur la vraie nature de leur genre. Et là, par la magie d'une coupe de cheveux et d'une coloration, une étrange alchimie et quelques sortilèges de son coiffeur coréen, Chloé se retrouve transformé en séduisant chanteur de k-pop. Et ça marche!

Photo: Chloé Lobre

L'Instagram de Chloé

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 2 Février 2019

Y a pas de mal à ça

Croyez le ou non, une nouvelle image de la femme se propage, doucement, à travers notre environnement et sans être un expert, je crois tout de même pouvoir dire que c'est "tant mieux"! 

Ce n'est pourtant pas une nouveauté. Pas la peine de remonter jusqu'à Jeanne D'Arc, la guerrière, ni même aux garçonnes au début du XXème siècle. Comme toujours il y a des pionnières, résolues et audacieuses. Ce sont elles qui font avancer les choses. Alors on va me dire que juger d'un progrès simplement à cause d'un style de coupe de cheveux, c'est un peu léger, voir futile comme critère. Et pourtant...

Photo: iStock Leonardo Patrizi

Auparavant il y avait toujours une explication donnée pour justifier les cheveux courts... Un France-Angleterre qui commençait à s'éterniser pour Jeanne la Pucelle, une autre guerre où il fallait remplacer les travailleurs partis se faire étriper en 14 et puis du coup, le sport, l'aventure tous ces petits plaisirs de la vie pour les Garçonnes des 20's. C'est à partir de là semble-t-il que l'appropriation de domaines et de codes "masculins" à commencé à se faire, épisodiquement et souvent on assimilait cela à un courant de la mode.

Mais aujourd'hui, ce n'est pas la mode qui exhibe quelques mannequins aux cheveux courts, c'est la rue, la vie réelle, la jeunesse, les femmes actives, qui sans scrupules, conjuguent des styles nouveaux, avec élégance, tout en affirmant une nouvelle image de la féminité. La preuve? Les salons de coiffure qui de plus en plus ( mais encore pas suffisamment... ) pratiquent des tarifs non-genrés pour les coupes de cheveux courtes. Youpi!

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 31 Janvier 2019

Photo: Jez Rozdarz

Photo: Jez Rozdarz

Cela ne tient pas à grand chose. Bien sûr il faut le savoir-faire et le talent du créateur, mais cela ne suffit pas. Une fois l'œuvre achevée, il lui faut voyager, virtuellement, parce que c'est le regard des autres qui va la consacrer. Et le temps fait le reste...

En 2012, Adam Ciaccia, coiffeur australien de grand talent, mais encore peu connu, prépare une collection pour le salon AxisHairdresser avec la collaboration du photographe Jez Rozdarz. Parmi les différents modèles, Isabelle, très blonde, le visage juvénile, se retrouve avec cette coupe, low fade, les tempes et la nuque bien dégagées, avec un dégradé minutieux vers un volume plus important dessus et une mèche qui balaie son front. Le tout dans des tons fuchsia qui s'accordent bien avec son teint et son maquillage.  

Photos: Jez RozdarzPhotos: Jez Rozdarz
Photos: Jez RozdarzPhotos: Jez Rozdarz

Photos: Jez Rozdarz

Le set s'intitule "Reflexion" à cause des  miroirs et se conjugue sur différents fonds. Les autres modèles sont tout aussi remarquables et la collection est une belle démonstration du savoir-faire du jeune coiffeur. Mais rapidement, au fil des vues sur de nombreux sites et blogs, la jeune femme en rose se détache du lot et apparaît sur tous les médias. Elle devient l'image "iconique" du salon et fait connaître Adam Ciaccia dans le monde entier.

Parce que sans doute cette coupe de cheveux correspond à une attente, parce que beaucoup la trouve à la fois élégante, mais audacieuse, non pas seulement pour la couleur mais aussi par cette façon de tondre les côtés et la nuque à la manière des coupes "masculines", parce que le mix est parfait entre masculin et féminin, parce que la coupe est géniale quoi!

A quoi ça tient des fois?

Adam Ciaccia Hairstylist

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 30 Janvier 2019

Photo: Sassoon Academy

Photo: Sassoon Academy

On pourrait discuter des heures sur les devises et phrases toutes faites de la langue française, du genre "La perfection n'est pas de ce monde"  ou encore " Les goûts et les couleurs ne se discutent pas", " Après la pluie, le beau temps", "tant va la cruche à l'eau..." et "Après moi le déluge" toussa toussa, bref! Ça n'empêche, on trouve toujours un fondement à ces dictons populaires, une vérité, du bon sens quoi! Car c'est bien vrai que, même si on cherche à tendre vers la perfection, le plus possible et en toutes choses, il est toujours possible de trouver à redire, même sans tomber dans le dicton d'à côté sur les goûts et les couleurs... Vous suivez?

Et puis après tout, heureusement que la perfection n'existe pas. Quel ennui sinon! Voyez donc, la petite du voisin, avec sa frange taillée de traviole. Mignonne! Le vendeuse de Monoprix avec son carré impeccable, façon hôtesse de SwissAir...et la nuque en friche. Attendrissante. L'étudiante avec son "mullet" sur le cou. Très footballeur des 70's. Emouvante.

Enfin bref! Le monde entier est imperfection. Pourtant, chaque style pourrait avoir un petit "plus" qui donne une allure remarquable à chacun.e, plutôt que d'inspirer la compassion. Se contenter de passer la tondeuse avec un sabot N°9 partout ne donne pas une allure de ouf. Même une buzzcut se doit d'être nette et dégradée. Une frange courte, taillée avec précision, un carré un peu court mérite une nuque irréprochable.. So on! Si la perfection n'existe pas, un détail au moins la rend plus proche.

Mais tout cela n'est que du bavardage et un point de vue sur un sujet toujours épineux, parce que... "les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas", on le sait bien.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 28 Janvier 2019

Around the world - Audrey et Christelle à Bangkok

La Thaïlande on avait déjà fait, avec Ludivine qui nous avait emmené à Phuket. Cette fois-ci c'est Bangkok, avec Audrey et Christelle, grandes voyageuses comme Serena, qui ne manquent jamais, lors de leurs escapades à travers le monde, une occasion de rafraîchir leur petite tête de Femmes aux Cheveux Courts. C'est donc leur récit et une nouvelle adresse, à mettre sur le "road book" LFACC

Nous sommes en Thaïlande et après quelques jours à Bangkok, prêtes à décoller pour le Vietnam. Une matinée ordinaire dans la chaleur moite de l'Asie du Sud Est. Nous étions en route pour dévorer des pancakes, lorsque sur notre chemin nous rencontrons un bonhomme géant muni d'un rasoir tout aussi grand, veillant sur l'entrée d'un barbershop qui semble bien sympathique. Amusées, nous avons pris quelques photos avec lui, mais nous étions tellement affamées que nous l'avons laissé derrière nous.

Au retour de notre brunch, comme guidées par une ( bonne ) étoile, nous nous trouvons à nouveau face à ce bonhomme géant qui lui n'a pas bougé. Cette fois pas d'histoire. Il est temps pour nous de faire rafraîchir nos coupes de cheveux. Nous franchissons donc la porte du Never Say Cutz, 51 Sukhumvit, Bangkok. Un barber avec un masque sur le nez comme c'est assez courant dans le coin, nous accueille et on lui demande s'il accepte de nous tailler les cheveux. Evidemment la réponse est oui, pas de problème, parce que, femme ou pas, ici nous sommes avant tout des client.e.s.

Around the world - Audrey et Christelle à Bangkok

L'endroit est accueillant et après un bref coup d'œil dans le barbershop, nous découvrons qu'il y a ici une spécialité, les motifs. Ni une ni deux, Christelle se lance et décide de faire tailler une étoile sur sa nuque rasée.

Cela se passe à l'étage, une sorte de mezzanine qui domine le salon et 30 minutes plus tard, le fade bien rafraîchi, l'étoile parfaitement dessinée apparait sur la nuque de Christelle. Un travail propre et sans bavure, pour 400 baths, soit l'équivalent de 11 euros. On aurait tort de se priver...

Des barbers très accueillants, un moment sympathique, nous voilà prêtes à poursuivre le voyage vers le Vietnam. 

Around the world - Audrey et Christelle à Bangkok

Merci à Christelle @christelled_polesport

et à Audrey @fitdreyz

Never Say Cutz à Bangkok, 51 Sukhumvit

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Over the World

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Publié le 26 Janvier 2019

Photo: Maëva Cristofoli

Photo: Maëva Cristofoli

Les choses se font, se défont et toutes nos cicatrices nous appartiennent. Chacun  joue son rôle dans un tourbillon d'émotions où l'on croit en se trompant, savoir qui nous aime, sans penser qu'on puisse un jour en être éloigné.e. Ce n'est pas un jeu de hasard même si l'on croit à la chance lorsqu'une âme se pose sur votre cœur. Et on l'aime. On l'aime tant, tellement que jour après jour on se convainc soi même d'être à la hauteur, tout en craignant toujours de ne pas l'être. Et l'Amour brûle, comme une poignée de paille trop sèche, dévore, déchire, étrille indifféremment, plus l'un.e que l'autre. Personne ne meurt, mais les blessures sont parfois si profondes qu'on aimerait presque la mort... Et puis la Vie. Ange ou cowboy on poursuit notre âme sœur, croyant la reconnaitre lorsque le cœur fait mal à force de battre trop fort et puis non. Et à nouveau une cicatrice, qui marque la peau, comme une empreinte laissée sur le chemin. 

Oublie l'Eternité. Rien ne dure, il faut juste savoir mesurer le bonheur à l'intensité du bien être qu'il procure. Le Temps n'a rien à voir dans tout ça.

Kriss Photographies - Maëva et Marie

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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