Les-femmes-aux-cheveux-courts
A force d'attendre elle s'est laissée aller. Il va venir, elle n'a pas de doute. Mais le premier soleil, tant attendu réchauffe la peau, de son visage, de ses épaules. La margelle est tiède, presque chaude et tout autour l'air bruisse. Elle a besoin de cette chaleur, son corps s'allonge sur le granit et à travers le tissu ses seins se réchauffent sur la pierre. Elle ferme les yeux et imagine pouvoir rester là, dans la tiédeur...
Il est venu, l'a trouvée là, comme endormie. Ses cheveux courts brillaient au soleil, éparpillés sur son visage. Sa nuque était chaude lorsqu'il a posé sa main. Il a joué avec les mèches courtes puis a caressé la joue duvetée.
Elle ne dormait pas, essayait juste de capter le plus de chaleur possible et gardait les yeux fermés pour laisser monter son plaisir. Elle était trahie par son sourire, mais ne bougeait pas. Il s'est assis près d'elle, veillant à ne pas la mettre dans son ombre, et aussi délicatement que s'il s'agissait d'une oeuvre d'art sans prix, sa main a continué d'effleurer sa peau et ses cheveux, soyeux et chauds.
Photo: Ivan
Sam 13 mar 2010
4 commentaires
huummm...ça s'appelle lézarder au soleil, en bonne compagnie ^^
bizzie - le 13/03/2010 à 20h07
Yes!!
jeaneg
Comme s'il s'agissait d'une histoire vécue...
Catharsis - le 14/03/2010 à 14h49
L'imagination puise souvent dans le souvenir...Non?
jeaneg
Oh oui de la chaleur, de la chaleur! Mais quand viendra-t-elle enfin???
Belle soirée Jeaneg!
Belle soirée Jeaneg!
Charlotte - le 15/03/2010 à 18h15
Ben... J'veux pas te faire envie Charlotte, mais ici je crois bien que c'est parti pour le printemps...
jeaneg
comment fais tu pour décrire aussi bien l'attente, le temps qui s'arrête presque parceque l'on a su le prendre, justement, ce temps infini...ça c'est la clé de la sensualité je crois : retenir son
temps et celui de l'autre.
Pepcile - le 18/03/2010 à 20h52
Ca me fait plaisir que tu mettes en avant la sensualité du texte. Merci du compliment
jeaneg