Une garçonne

Publié le 22 Octobre 2013

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Je ne sais pas ce que serait aujourd'hui une femme qui endosserait une telle qualification. Parce que ce n'est pas rien tout de même, enfin si l'on se réfère à l'Histoire bien sûr.

Nous ne sommes plus au début du XXème siècle et les mentalités ont changées. La garçonne des années 20 était un peu comme une extraterrestre dans la société de l'époque, pensez donc, une femme indépendante, rien que ça aurait suffit à lui faire risquer la prison. Je crois que je ne parviens même pas à imaginer l'audace qu'il aura fallu pour braver les régles de ce temps là. Porter un pantalon, se couper les cheveux... Alors qu'aujourd'hui.

Est ce que c'est plus simple pourtant? Je crois que l'homme, le mâle, n'est pas réellement parvenu à digérer cette guerre de cent ans. C'est sans doute ça qui le fait encore saisir bassement chaque occasion de glousser et de moquer.

Une garçonne aujourd'hui serait sans doute davantage sur la troisième voie, celle de l'androgyne. Indépendante toujours, plus que jamais, c'est l'ambiguité qui pourrait la rendre encore sulfureuse. Plus qu'une simple coupe de cheveux elle veut une coupe masculine ou se rase la tête. Son corps est une oeuvre d'art, dazibao vivant, elle porte des tatouages qui auraient fait rêver quelques marins du Corps Expéditionnaire. La moto est son nouveau destrier à moins que le vélo ne lui suffise...

Elle dérange, elle attire, elle fascine, elle agace, elle est belle de l'intérieur et c'est parce que cela ne l'intéresse pas qu'elle ne domine pas encore le monde.

 

 

Modèle: Raquel Nave

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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