Vendredi 4 décembre 2009
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Au détour d'un pilier de faïence, je l'ai aperçue concentrée sur son portable. Elle avait une mine grave et cette posture m'offrait la vision de sa nuque délicatement dessinée par la tondeuse de
son coiffeur. De la chance sans doute, car pour se préserver des courants d'air, elle avait soin de se protéger d'une écharpe.
Dans cette atmosphère souterraine, elle pouvait être Valentina ou Louise ou même Iris et du coup j'aurais pu être Bickle, le chauffeur de taxi en quête de rédemption.
Elle a rangé son portable, esquissé un sourire, transformant le quai en Riviera italienne. De face, son visage clair si parfaitement encadré inspirait la sincèrité, comme on montre la paume de sa
main en un salut martial qui veut dire : je suis sans arme!
La rame est arrivée, et son vacarme et la foule ont emportés Iris.
Sur la quai d'en face, tout m'est apparu gris et hostile. J'ai relevé le col de mon trench et enfoncé ma tête dans les épaules, résigné à mon monde sans étoile...
Photo:
Fredrik Lundén
Par jeaneg
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Publié dans : Humeurs
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J'aime observer ...
Et tu as raison, les nuques ce qu'il y a de plus beau chez la femme, entre autre...
Ton texte est très beau....