Sans gêne

Publié le 27 Avril 2013

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Laora était incorrigible. Presque systématiquement, lorsqu'elle était à la maison elle se baladait aussi nue qu'un vers à soie ou juste torse nu, comme si cela était naturel. Et malgré sa plastique parfaite à mes yeux, j'avais toujours du mal à la croiser, quelque soit l'heure du jour, dans le plus simple appareil au milieu des tâches quotidiennes.

Laora " - ... Ma perche c'est pas bien? Tou aimes no? Si tou es malheureux quand tou viens, hop jé té console tout dé souite avé oune gros calin contre moi...

Moi - Pfffft n'importe quoi! Tu es une perverse pis c'est tout!

Laora - Ahlala ma c'est l'hopital quel sé fout dé la maternité no?

Moi - ... de la Charité

Laora - Si! Bon ben moi jé l'aime bien sentir les choses avec mon corps... Tou veux qué jé dise un secret?

Moi - Ah si tu le prends comme ça.... C'est quoi?

Laora - Chez lé coiffeur aussi jé souis toute nou...

Moi - Nooooon?

Laora - Ma no! Bien sour c'est jouste oune fantasme qué jé dis..

Moi - C'est malin... Tu en as parlé à Frida? Ça pourrait l'intéresser 

Laora - Si ma elle dit qué jé souis jouste l'ezzibitionnise réfoulée... Pfffft!

Moi - Je me demande s'il n'y aurait pas un peu de ça aussi dans les cheveux courts... Une sorte d'impudeur à se dévoiler, se montrer tel qu'on est, exposer sa nuque, attirer les regards.

Laora - Alora commé jé fais? Si jé souis pas nou chez moi jé dois aussi mé laisser pousser les chéveux?

Moi - Aller chevreau, ne fait pas l'âne. Ne change rien tu sais bien que c'est parfait comme ça.

 

 

Photo: Brian Keith    

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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