Plaisir et dépendance

Publié le 7 Novembre 2013

Album-N-12-0456.jpg

Il y a des choses avec lesquelles les vraies "addictes" ne plaisantent pas. Alexane ne s'en cache pas, elle a été infectée par le virus et depuis elle a du mal à laisser passer 3 semaines entre chaque visite chez le coiffeur.

Il faut être passé par là pour comprendre à quel point le moment est important. Quinze jours après la dernière coupe, la période devient critique. Chaque jour qui passe vous met en face d'une image que vous ne parvenez plus à voir comme la meilleure de vous même. L'emploi du temps, les obligations vous barrent la route, repoussent à chaque fois l'échéance et puis finalement vous parvenez à dégager une heure -tout est question de priorité - et enfin vous voilà de nouveau entre les mains de l'experte qui en quelques coups de tondeuse va faire renaître cette image qui vous séduit, vous redonne confiance et remonte le moral.

Alors arrive le moment où vous pouvez dégager une main de dessous le nylon et, presque avec gourmandise, évaluer le résultat, glissant voluptueusement une main sur la nuque rasée. C'est le moment où le visage d'Alexane s'illumine d'un sourire, à chaque fois, avant même que la coupe soit totalement achevée. Une sorte de plaisir personnel, une douceur intérieure...

Album-N-12 0454Album-N-12 0458Album-N-12 0461

C'est un peu comme une dépendance, un mal léger dont on peut être sevré sans grande difficulté apparemment. Encore faut-il en avoir le désir. Et par les temps qui courent, se priver de ce qui remonte le moral ce serait un peu suicidaire, non?

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :