N'importe quoi... pourvu que ça mousse

Publié le 4 Mars 2012

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D'habitude, un dimanche matin, clair et ensoleillé comme celui là, j'aurais pu inventer une histoire que ce portrait d'ombres et de lumières m'aurait inspiré. Cette masse de matière souple, emportée par le mouvement, qu'on devine noire comme un bijou de jais, drue et soyeuse, couvrant à peine la nuque, juste ce qu'il faut pour donner l'envie d'en voir davantage... J'aurais pu, c'est vrai. J'aurais pu aussi écrire sur ces reflets, ces ombrages, cette brillance, tous ces contrastes qu'une coupe de cheveux est capable de mettre en évidence... C'est vrai, j'aurais pu.

Je pourrais aussi bien illustrer par ce profil une nouvelle déclaration d'amour à mon âme soeur comme à toutes ces femmes aux cheveux courts que je chéris sans cesse. Laisser parler mon coeur, il le fait bien tout seul et m'attendrir moi même sur ces sentiments infantiles... Ou bien encore, comme cela arrive parfois, conjuguer l'image avec le poème d'un maître ou d'une inconnue:

"Avec l'air qu'elle se donne, ses manières de garçon,
Avec ses yeux fardés aux contours de charbon
Ses cheveux coupés courts et sa frange friponne,
Elle a beaucoup changé de la femme, la Garçonne!..."

Seulement voilà, c'est un dimanche matin clair et ensoleillé où j'ai juste envie de poser là une belle image et écouter une chanson qui m'élève le coeur...


Source photo

Extrait: " La garçonne" Annie Avril

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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