L'envie

Publié le 7 Mars 2012

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Il y avait cet air des Moody Blues. Quelque chose qui lui prenait les tripes et qui ramenait l'image de ce garçon, si beau, si tendre et tellement torturé. Il savait dire je t'aime, sans en avoir peur. Il avait juste celle ne pas être aimé à son tour...

Elle avait les cheveux qui sentaient le monoï. Quelques coups de peigne pour les jeter en arrière. Il aimait tant caresser sa nuque découverte, ébouriffer ses mèches brunes, empoigner la matière soyeuse. Des nuits de satin blanc ils en ont connues. Oh oui... Des chevauchées nocturnes dans le parfum de la chair et de la sueur, dans les murmures et les cris de douleur. Il savait frôler sa peau et la parcourir de baisers à peine posés, là, puis là et là. Quand ses lèvres et son souffle excitaient sa nuque et que ses mains et le reste de son corps malaxait sa chair brûlante, ses sens explosaient, saturés de plaisir. Jouir était une délivrance, une petite mort espérée... Et puis encore, inassouvi, ses assauts se répétaient et devenaient un tourment, ses doigts, sa langue, sa peau savaient l'exciter, la faire trembler de douleur et de plaisir et lui arracher sa jouissance, comme s'il avait peur de ne pas l'aimer assez, de ne pas mériter son amour...

Aujourd'hui encore, quand elle y pense... Et puis cette complainte qui lui rappelle ce trop grand amour. Elle ferme les yeux et son corps tremble à nouveau, comme une décharge électrique qui foudroie ses entrailles. Elle passe une main sur sa nuque, empoigne ses cheveux et l'envie de tout recommencer...

 

 

 

Photo: Gilles Bensimon

Modèle: Famke Janssen

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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