Jamais jamais... jamais!

Publié le 1 Février 2013

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Comme c'est facile, en un grand geste théâtral, de se draper dans sa certitude et d'annoncer sans trembler que jamais, ô grand jamais on ne coupera ses cheveux. Après, suivent souvent des excuses ou des prétextes plus ou moins solides, invoquant l'enfance et le traumatisme causé par une coupe "à la garçonne" qui faisait marrer les copains et ricaner les copines...

Mais je le dis tout de suite, ce genre d'argument ne tient pas très longtemps, parce que dans le même temps, certaines qui justement auraient souffert de la volonté ou des talents de coiffeur de leurs géniteurs, finissent pas se retrouver véritablement dans cette image que véhiculent les cheveux courts et surmontant leurs démons, s'épanouissent dans leur vraie personnalité.

Est ce que ce ne serait pas plutôt la peur de se confronter à son passé, la peur du regard des autres, la crainte de sortir du moule et d'apparaître dans sa vraie nature?

Frida me l'a dit et je n'ai aucune raison de ne pas la croire, les traumatismes de l'enfance sont le siège de bouleversement de la vie d'adulte qu'on ne soupçonne pas. Avoir subi, de manière non consensuelle, ou presque, une atteinte à son intégrité physique, et une coupe de cheveux en est une, peut parfois avoir des conséquences irréparables.

Pourtant, surmonter cette épreuve ou plutôt le souvenir qu'on en a, permet souvent d'inverser carrément la tendance et de trouver un vrai plaisir, un épanouissement à faire, de sa propre initiative, une chose qui auparavant nous avait été imposée. Dire "jamais" c'est juste s'enfermer, par réaction, dans une voie qu'on aurait tracé pour nous, sans que nous n'ayons plus le choix. 

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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