Insupportable tentation

Publié le 4 Septembre 2013

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Les vraies addictes le savent bien, elles. C'est presque incompréhensible et déraisonnable et en tout cas très compliqué à faire admettre à celles et ceux qui ne sont pas touché(e)s par ce mal étrange, mais quand on a découvert les sensations et le plaisir que procurent la caresse sur une nuque fraîchement tondue, on a du mal à supporter l'attente du prochain rendez vous chez le coiffeur. Au bout d'une semaine à peine l'impression n'est déjà plus la même, le cheveux a retrouvé un peu de souplesse, c'est doux, soyeux, agréable... mais différent.

Evidemment la raison et le portefeuille viennent souvent à bout de n'importe quel argument que pourrait fournir à soi même l'addicte tentée de dépenser chaque semaine une somme pas si modeste mais récurente qui lui permettrait de conserver intacte ce petit plaisir tactile. Il faut donc apprécier ces premiers jours avec une finesse toute épicurienne.

Autre cas de conscience qui touche cette fois les habituées, les femmes aux cheveux courts de toujours, celles qui dès 15 ans, au moins, ont décidé que leur vie ne serait pas celle de Barbie. Arrive un  moment, au cours de l'existence, où soudain l'esprit s'égare et une sorte d'envie folle leur vient de se voir avec les cheveux longs... sans doute un des premiers symptômes de la maladie d'Alzheimer qui fait que petit à petit on perd le souvenir de ce qu'était cette période juvénile où il fallait chaque jour brosser, attacher, ordonner les jolies boucles fauves d'une chevelure luxuriante. 

Commence alors un long et pénible processus, qui au bout d'un mois va tourner au cauchemar. Mais pire encore et la réalité se trouve là, c'est qu'une fois le chemin de croix accompli, 6, 10 ou 15 mois plus tard, en se découvrant nouvelle avec cette toison l'aventurière se rend compte définitivement que cette femme là ce n'est pas elle, que sa personnalité est dévoyée et que cette image ne lui correspond pas. ( Les plus malines auront fait l'expérience avec des extensions et des rajouts, ce qui leur aura évité une usure prématurée du système nerveux et les aura conduite finalement au même constat... )

En général la rechute entraine une envie de coupe encore plus courte, histoire de rattraper le temps perdu, car c'est bien connu, très souvent quand on commence avec les cheveux courts, on a tendance à les faire couper chaque fois un peu plus courts... L'addiction quoi!

 

Photo: Boo George

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Frédérique 19/09/2013 13:12

C'est tout moi , sauf que pour ce qui est du coiffeur j'ai pas encore trouvé ma perle.....C'est encore trop long quand je sort de chez elle.....soupir....

jeaneg 19/09/2013 13:25



 la quête de toute une vie des fois.... Courage!



Keria 05/09/2013 11:15

C'est exactement ça!!!! Je suis aller au coiffeur y a quoi... 15 jours et j'ai l'impression qu'il sont déjà trop long dans ma nuque alors que pas du tout!^^
Et j'ai essayer de les laisser repousser pour voir, et j'y arrive pas! Quand aux extensions, elles ont duré 2 semaines et j'ai tout viré! Lol
Je crois que quand on les a coupé, sa deviens une drogue!^^

jeaneg 05/09/2013 11:38



:D En tout cas un plaisir...



Elie 05/09/2013 09:06

Bonjour, c'est fou comme je me reconnais dans ce texte: les envies de laisser repousser ses cheveux qui deviennent vite un calvaire, le bonheur de retourner chez son coiffeur pour ressortir avec sa
petite tête courte et se retrouver enfin. Concernant le coût du passage chez le coiffeur lorsqu'on aime couper ses cheveux toutes les 2 ou 3 semaines, j'ai trouvé une alternative: depuis peu je me
les coupe moi-même, et c'est un plaisir et une satisfaction encore plus grands.

jeaneg 05/09/2013 11:08



"Do it yourself"... Une alternative effectivement...