Idées noires

Publié le 27 Novembre 2012

Brett walker

Je n'y peux rien, je suis comme ça! Depuis que ce petit blog a attaqué sa quatrième année je m'inquiète. Je le vois batifoler, sembler s'épanouir, rire et pleurer... Pourtant je me fais du mouron pour lui. Les analyses ne sont pas bonnes comme on dirait à l'Institut Pasteur.

Alors oui je sais. Il y a comme ça des petites crises dans la vie d'un blog, des poussées de fièvre, comme des baisses de tension, en général rien de grave.

Mais là cela fait un petit moment que j'observe sa courbe de températures et je vois bien que ça ne va pas. La baisse est générale, l'audience n'y est plus. Il y a bien des messages de sympathie, nombreux, chaleureux, encourageants. Mais pourtant les chiffres sont bien là: 50 490 pages vues au mois d'août.... et ce mois ci il atteindra péniblement les 40 000.

Alors dans ces cas là on en arrive à remettre en cause la fiabilité même du système, on se dit que les statistiques sont fausses, les calculs erronés... Hélas, si les résultats ne concordent pas toujours, une réalité apparaît unanimement, c'est la dégringolade.

Oui oh, je sais! Il n'y a guère que mon orgueil qui en pâtisse et de toute façon ça ne peut pas me faire de mal de me remettre un peu en question hein, parce que quelques uns commençaient à dire que j'avais un peu le melon, si si, ne niez pas. Moi le premier d'ailleurs. Je me voyais déjà, interviewé par les médias à qui le succès du blog n'avait pas échappé, dédicacer au Virgin Mégastore des exemplaires de l'album recueil des meilleurs articles du blog, devenir best seller avec le roman de Moïra et prendre des airs compassés au milieu des intellectuels de "Ce soir ou jamais"...

Ah c'est ma mère qui aurait été contente. La sainte femme, qui avait trimmé sa vie durant pour nourrir ses douze enfants aurait trouvé là une juste récompense à toutes ces années de labeurs. Peut être même que mon père aurait eu vent de ma renommée et que, dans un sursaut d'humanité, il m'aurait envoyé une carte postale des Seychelles où depuis des années il tentait d'échapper au fisc et aux pensions alimentaires qui ne faisaient rien que de lui gâcher sa vie...

Seulement voilà, la réalité n'est que médiocrité, tout juste 1500 visiteurs chaque jour et une page Facebook qui n'atteint même pas les 200 followers... Alors à quoi bon, hein? Noooon soyons raisonnable... Je vais continuer d'écrire juste pour moi, dans mon petit coin, sans faire de bruit, voilà...

 

Photo: Brett Walker

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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