Jeudi 15 octobre 2009
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Finalement ces rendez vous commençaient à m'amuser. La peur qui
m'avait quasiment tétanisé la première fois en rencontrant ma nouvelle psy et en entendant son accent bavarois tout droit descendu de Berchtesgaden, me laissait l'imaginer en culotte de peau
en train de se taper sur les cuisses, pendant que ses nattes blondes fouettaient l'air autour d'elle...
Bref! N'ayant pas cédé à la panique dans les premiers instant, j'ai fini par trouver sa compagnie agréable, et donc j'étais de bonne humeur ce matin.
Moi- " Je me demandais si ma vision de la féminité n'était pas un peu arbitraire...Vous savez, le style, le caractère... Quelque chose qui vient de l'intérieur...
Ma Psy- Ya, riend afoir afec les jeveux gourts. Fous zavais pien mon jeeer ke zelon l'enfironnement kulturel zette josse là est berzu tifferament...
Moi- Oui c'est un fait. Mais je pensais au mouvement féministe, qui lutte pour faire disparaitre l'image de la femme-objet, celle qui fait les enfants-le ménage-la cuisine-et donne du
plaisir. Quelque chose de bien "occidental" ça, hein? Et au bout du compte on à l'impression que ce combat n'a réussi qu'à passer d'un extrême à un autre. Comme si pour être femme une femme devait
devenir un homme.
Ma Psy- Hummm Yaaaa indérézant. Maiz zela tefrait fous blaire non?
Moi- Ah non pas du tout! Dans mon idéal féminin, la femme n'est pas un homme. Au contraire. Elle est l'essence même de la féminité, andros et gyné réunis à nouveau. Du caractère et de
la détermination, de la fragilité et de la sensibilité. De l'intuition et de l'allure...
Ma Psy- Z'est peaucoupe drop' apztrait. Maiz abrès dout l'itéal est zoufent inakzéziple.
Moi- Oui c'est ça mon problème, j'idéalise trop!
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