Frida n'y est pas

Publié le 23 Avril 2011

lorena-nosic-decku-sam-suvozac-na-reli-utrkama-_313x444n_13.jpgJe me rappelle bien à présent avoir parlé il y a longtemps avec Laora de ce livre. Et soudain aujourd'hui, les circonstances nous ramenaient à cette littérature en nous plaçant dans les rôles du roman...

Depuis le temps, les cheveux de la belle lombarde avaient repoussés et malgré les efforts, de soins et de coiffure qu'elle s'inventait, il fallait bien avouer que certains matin elle avait une allure de "tête de loup", ces grandes brosses rondes qui fixées au bout d'une canne servaient à attraper les toiles d'araignée haut perchées.

Ce soir là, toute excitée elle me sauta au cou dès mon entrée, l'édition de poche du livre à la main.

Laora " - Hey darling! Tou dévines pas che j'ai lis, là tou dé souite?

Moi - Tu penses... J'ai tout de suite reconnu la couverture. Et voilà que ça t'excite à ce point là maintenant?

Laora - Ma, 'vidament che cé commé notre histoire no?

Moi - Euuuuuh... Oui enfin c'est tout relatif. J'ai jamais eu trop le sentiment d'être dans le maquis espagnol dans cet appartement...

Laora - Ma bien sour qué no, stupido! Ma cé passage dou livre, tou sais quand Jordan il dit à Maria commé séra après la guerre..."

Evidemment que je le connaissais ce passage. Je lui pris le livre et le tenant d'une main, l'autre caressant ses cheveux, je me mis à lire à voix haute:

"... J'ai réfléchi à tes cheveux, dit-il. Et à ce qu'on pourrait en faire. Tu vois, ils repoussent en ce moment sur toute la tête de la même longueur, comme la fourrure d'un animal; c'est agréable à toucher et j'aime beaucoup ça; ils sont jolis tes cheveux, ils s'applatissent sous la main et se relèvent comme les blés dans le vent.

- Passe ta main dessus."

Il le fit, puis laissa sa main ainsi posée et continua à parler contre la gorge de la jeune fille; il sentait sa propre gorge se gonfler. " Mais, à Madrid, nous pourrions aller ensemble  chez le coiffeur, et on te les couperait proprement sur les côtés et la nuque comme les miens; cela serait mieux pour la ville, en attendant qu'ils repoussent.

- Je serai comme toi" dit elle en le serrant contre elle. " Et je ne voudrai plus jamais changer... "

 

Extrait: "Pour qui sonne le glas" ( For Whom the Bell Tolls ) - E. Hemingway- 1940

Model: Lorena Nosic

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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