Frida en remet une couche

Publié le 13 Mai 2011

Aaron PinkstonC'était les jours heureux! Notre trio était un joyeux Barnum en représentation perpétuelle, chacun passant allègrement de la couche de l'une à celle de l'autre et je me sentais parfaitement satisfait, même si j'étais le seul élément de la molécule à n'évoluer que sur le registre "hétéro exclusif". Laora avait retrouvé toute son assurance et ses cheveux repoussaient de la plus belle manière qui soit, prenant soin de les tailler régulièrement.

Au milieu des mes deux androgynes j'en aurai presque oublié mes problèmes existentiels si Frida de temps en temps ne me poussait dans des réflexions qui m'obligeaient à explorer les arcanes de ma libido.

Un jour j'émis l'hypothèse que le fait d'avoir été confronté, enfant, à une coupe de cheveux vécue comme une punition, pouvait être à l'origine d'une déviance d'ordre fétichiste

Ma Psy " - Ach! Mais ou ezke du fa jerger dout za?

Moi - Ben dans ma tête, où veux tu? Tu comprends, si j'y réfléchi un peu je me dis que dans mon cas ou dans celui de Laora, à chaque fois il y a à la clé un sentiment d'humiliation et que c'est ce sentiment là qui provoque le trauma, pas le fait de "subir" une coupe de cheveux... Tu vois ce que je veux dire?

Ma Psy - Ya naturlich che fois, mais zi on zuit don raizonnement  dous les kosses ki ont rezus ein vezée kant ils édaient bedits zont tes atebdes tu zado mazogisme.

Moi - Ah ben oui, vu comme ça....

 

Photo: Aaron Pinkston

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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