Folie douce

Publié le 4 Octobre 2013

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Ce n'est pas une question d'âge, ni de milieu social ou affectif, encore moins d'éducation. Un peu comme un mal moderne, il y aurait des porteurs sains et d'autres qui développeraient la maladie. Parce que pour la plupart l'idée est là, depuis longtemps, ancrée au fond du cortex, une sorte de fantasme qui fait peur et qui excite, une folie douce qui vient chatouiller les neurones de temps en temps.

On y pense et puis une sorte de raison cadenasse l'idée de manière à ce qu'elle ne puisse jamais faire surface. Mais voilà, certaines sont plus fortes - ou plus folles - que d'autres et elle découvrent la clé de ce verrou, par hasard, subitement, sur un coup de tête ou alors mûrement façonnée, petit à petit, attendant avec confiance le moment propice à cette révélation.

Cela pourrait s'apparenter à de la folie, parce que c'est difficilement explicable, mais cela n'en est pas. A 20 ans ou à 40, il n'y a pas d'âge pour céder à la curiosité de se découvrir soi même ou à l'envie d'apparaitre sans artifice, cartes sur table pour toucher à l'essentiel. Parce que le faire révèle tant de choses, sur soi même et sur les autres à la façon dont ils vous perçoivent qu'après c'est comme guérir d'un mal mortel: on voit la vie différemment.

 

Photo: thelittlebeast

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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