Partager l'article ! Comme un frisson, l'été: En sortant du salon elle s'est arrêtée à la terrasse de ce petit café qu'elle aime tant. La matinée to ...
En sortant du salon elle s'est arrêtée à la terrasse de ce petit café qu'elle aime tant. La matinée touche à sa fin, mais le soleil n'est pas encore mordant. Elle a commandé un cappuccino, la serveuse lui a fait un magnifique sourire. Il se passe quelque chose d'étrange. Elle a le sentiment qu'on l'observe. Plus précisément qu'on la regarde mais avec bienveillance. A la table voisine l'homme aussi sourit, même les passants.
Elle se sent légère. Pas seulement parce qu'elle vient de faire couper ses cheveux, mais plutôt comme si l'atmosphère l'y invitait. Machinalement elle pose la main sur sa nuque et ses doigts caressent les cheveux tondus. Instinctivement, comme un réflexe, un frisson la secoue et en baissant le regard elle voit la peau de son bras hérissée par la chair de poule. A son tour elle sourit. Elle n'aurait jamais imaginé un tel effet.
La serveuse est revenue avec le cappuccino, elle lui a fait un compliment sur sa coupe. Ca lui a fait plaisir, elle avait peur que cela soit trop court. Pourtant elle a du mal à enlever la main qui caresse sa nuque. Comme si elle voulait faire durer ce frisson encore et encore...
Photo: Dorotka Leśniańska
C'est pas vraiment Grace Jones mais plutôt sa version de La vie en rose. L'original dure plus de 7 minutes... Ca collait pas.
C'est vrai, être soi même bien dans sa peau a de l'effet sur les autres...
Il fait beau, les gens sont heureux, ils regardent moins leurs pieds (ou leur nombril, au choix!) et n'hésitent pas à sourire à une jolie fille qui sort de chez le coiffeur...
et des cheveux courts, toujours plus courts, toujours plus doux...
C'est pas la première fois. Je dois être télépathe.
Waow Pauline tu me fais rêver...
J'adore le texte, la photo et l'ambiance de l'article, comme d'habitude !
Je suis bien d'accord avec ça Julie et cela complète bien cet article.
Bravo! Ca fait un peu froid dans le dos de t'imaginer "fondre sur ta proie" mais y a d'la poésie là d'dans.