Changer... de temps en temps

Publié le 16 Mai 2014

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Depuis longtemps, elle a choisi son camp, cela se voit. Cela se voit à la façon dont elle ébouriffe ses cheveux courts lorsqu'elle trouve qu'ils ne sont plus assez courts.

Pourtant, comme d'autres, elle a sûrement haï celui ou celle qui lui coupait les cheveux quand elle était enfant tout comme elle a haï cette vieille baderne qui lui disait alors "bonjour mon petit". Elle aurait pu ne jamais s'en remettre. C'est ce qu'elle croyait d'ailleurs lorsqu'à la première occasion elle a laissé avec volupté pousser ses cheveux...

Et puis, au bout du compte, heureuse de sa détermination mais lassée de cette chevelure tellement convenue, de cette allure tellement conforme, elle s'est trouvé une autre colère, contre une phallocratie sournoise et pas toujours rampante, contre des préjugés et des idées stupides qui voulaient qualifier la féminité selon des dogmes paternels et misogynes. 

Du coup son envie de changement a pris une allure de reconquête et elle a été heureuse de retrouver la petite fille aux cheveux courts qui donnait des coups de pieds dans les tibias des idiots qui la confondaient avec un garçon, lorsque la tondeuse s'est tue et qu'elle s'est redécouverte, lumineuse et tellement plus féminine.

Depuis c'est comme une façon de se régénérer, de redonner du souffle à sa confiance, toujours aussi courts, toujours plus court tellement elle même. Et sans rien dire, une manière d'envoyer paître les idiots qui n'auraient rien compris...

 

 

Photo: Marie Ullevoldsaeter 

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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