Partager l'article ! Красный Октябрь: En arrivant à Moscou elle a fait couper ses cheveux et s'est vêtu en homme. Plus pratique. Elle a croisé Jo ...
En arrivant à Moscou elle a fait couper ses cheveux et
s'est vêtu en homme. Plus pratique. Elle a croisé John Reed et elle a conscience d'être au milieu d'un monde qui change. Les bolcheviks ont pris Petrograd au printemps et elle ne sait plus
vraiment sur quelle rive elle se situe. Avoir 20 ans dans la Russie de 1917 est dangereux. Il faut du sang froid pour survivre aux tourments d'une révolution. Elle a pu s'enthousiasmer aux
discours de Vladimir Illich, mais les sbires de Dzerjinski lui font peur. Elle n'est ni paysanne ni fille d'ouvrier. Sa jeunesse heureuse à St Petersbourg l'empêche de connaitre la haine de la
famille Royale et de partager la violence des anarchistes. Pourtant il fallait qu'elle soit là, au coeur de l'événement. Elle photographie, elle écrit, elle écoute les discussions dans les cafés,
rencontre les soldats... Un souffle énorme de liberté animes tous ces acteurs. Pourtant les prisons craquent et le sang coule... Ce monde est fou. Peut être partira-t-elle en Amérique comme l'a
proposé John, le journaliste? Ou rejoindra-t-elle sa famille réfugiée à Paris? En tout cas elle le sait, sa vie sera celle d'une aventurière. Comment pourrait-il en être autrement?
Photo: Peter Lindberg
++
Un regard qui tue, non?
En réalité l'intemporalité est à rebours. Cette photo est actuelle, mais elle pourrait aussi bien avoir été prise en 1917. Comme quoi...
Bon weekend Fab
Rien compris, mais bon dimanche quand même
Marrant marrant, peut être, mais petit non!
Ah ben ça me rassure
Difficile sans doute pour les témoins de cette époque de voir la perversion que le pouvoir exercera sur les idéaux
Bon et puis comme je me fais un devoir de ne pas laisser un commentaire sans réponse sur le blog, j'aime bien aussi avoir le DERNIER mot! Sinon ça devient vite n'importe quoi....