Lost in translation

Publié le 1 Octobre 2009

Finalement, je me rend compte que le sentiment qui prévaut lorsque je croise une jolie femme aux cheveux longs, c'est de la compassion. Et pourtant je ne suis pas fort en compassion. Mais je ne vais pas parler de pitié, non, pas à ce point.
Ce serait presque plutôt de l'ordre du regret. Je me dis que la pauvre est sans doute persuadée d'avoir un atout maître dans le jeu de la séduction, quelle se sent complètement femme avec cette toison cascadant sur ses épaules et fouettant ses omoplates.
Me voyant approcher, elle secoue négligemment la tête, histoire de faire danser ses mèches décolorées, tel un matador agitant la muletta sous les naseaux d'un "toro de Miura" ( soupir ). Vous remarquerez que mon exemple concerne ce genre de femme qui s'obstine, quelque soit son âge, à se promener dans la rue, les cheveux lachés, comme une Manon des sources urbaine. Pour finir je crois qu'il s'agit plutôt d'ignorance. D'ou le sentiment de compassion...
Trop souvent encore, ces chevelures conservées "en l'état" cachent une peur de se dévoiler, une crainte d'être sans paravent sans écran protecteur. Ou à l'inverse cela ne sert que de leurre juste bon à attirer le regard de certains hommes pour qui la sainte trinité se résume en: fesses, poitrine et cheveux longs.
Qu'importe! Restons philosophe, après tout il faut toujours de l'obscurité pour apprécier la clarté...

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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bizzie 01/10/2009 19:35


"de la compassion"(!)...ah,la,la...c'qu'il faut pas enten...euh...lire! ;p