1, 2, 3, soleil!

Publié le 24 Janvier 2014

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De son refuge elle contemple la mer, le ciel et le reste. Et la lumière à cet instant surexpose son visage, le partageant d'une manière presque idéale comme une étonnante allégorie de l'androgyne, mi-fille, mi-garçon, sans que l'on sache vraiment lequel est l'un ni laquelle est l'autre...

Ce même soleil inonde sa chevelure dont la blondeur scandinave indique immanquablement la saison. Comme le mercure qui s'élève avec la chaleur, ses cheveux s'éclaircissent lorsqu'ils sont gorgés d'air du large et de soleil et ainsi auréolent son visage énigmatique.

Ça ressemble à un jeu d'enfant, l'androgyne semble ne s'animer que lorsqu'on lui tourne le dos. Elle vit, elle rit et ne s'amuse que lorsqu'on a le nez sur le mur et tu ne peux pas la surprendre en te retournant tellement son monde lui appartient. Elle est à l'image de cet instantané, mi-ombre, mi-soleil...

Pourtant chacun voudrait en être l'intime, avoir pour lui son sourire encore plus lumineux que sa blondeur, connaitre le fond de son coeur et toutes ses humeurs...

Mais l'androgyne est dans son refuge, à l'abri de ceux qui ne savent pas la comprendre et tant pis pour les autres...

 

 

 

Photo: Elisabeth Kalbfleisch

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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