Publié le 14 Janvier 2018

L'esprit de famille

Je le dit sans détour, j'aime cette femme. Elle a beau être avocate et lesbienne, divorcée et mère d'un (presque ) ado... je kiffe cette femme. Pas spécialement sexy, ni glamour, mais sophistiquée malgré tout parce qu'elle est fille de bonne famille, finalement. 

Constance DEBRE est écrivaine, la quarantaine sereine, l'œil malicieux derrière une mine impassible. Il était tard ce samedi soir, lorsque je l'ai découverte, venue parler de son livre, à la télé. Derby noires, jean à l'ourlet retourné, t-shirt et veston noir, manches repoussées dévoilant un avant-bras tatoué, grande, brune, les cheveux courts... Elle est la petite-fille de... la nièce de... et la fille du vilain petit canard de la famille, grand reporter et opiomane. Rien que ça déjà aurait suffit à faire un roman.

 Si l'allure m'a séduit, le reste m'a emballé. Parce que Constance Debré a des manières de grande bourgeoise retombée dans la réalité, elle parle des choses simples avec une brutalité de bon aloi, une façon de dire clairement ce que les "auteurs" souvent camouflent dans leur littérature. J'ai "feuilleté" ses pages sur Amazon, écouté les extraits lus par l'animateur et puis je l'ai écouté, elle, avec ses manières de fille bien élevée qui n'en a rien à foutre.

Et franchement, j'attend lundi avec impatience pour le lire.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 12 Janvier 2018

Le mouv'

Amoureux que je suis de tous ces détails subtils et anodins aux yeux du plus grand nombre, je sais qu'il y a une topographie particulière à chaque personne et que souvent l'implantation de leurs cheveux est aussi unique que le sont les empreintes de nos doigts. Cela se remarque facilement lorsqu'on est habitué à regarder la nuque des gens et bien sur beaucoup plus aisément lorsque les cheveux y sont coupés courts.

Il y a, selon la morphologie du cou, des vallées et des monts, des creux ombragés ou une plaine sans relief... Et du coup les cheveux y dessinent des arabesques, en accolades, en M majuscule ou en W. Des fois un ou quelques épis viennent tourmenter cet ordre serein et certaines se retrouvent avec un dessin tout tarabiscoté mais adorable. 

Sauf que parfois, quelques figaros inspirés d'une humeur créatrice, s'obstinent à aller contre le courant et imposent à l'implantation naturelle un cours contrarié, dessinant une pointe là où il n'y en a pas ou pire, imposant l'ordre d'une ligne parfaitement droite là où la nature avait dessiné une jolie pointe. Cette obstination égoïste est tout à fait éphémère car bien sûr à peine quelques jours plus tard, le cheveux qui avait disparu, effacé par le rasoir, réapparait et reprend le fil de son histoire personnelle, détruisant l'illusion créée par l'artiste coiffeur.

 

 

 

Ajoutez à cela une coupe qui sur cette même nuque ainsi dénaturée, voudrait garder un peu "d'épaisseur", au lieu d'un dégradé finement travaillé et vous obtenez l'outrage parfait.

 

 

 

Bon enfin... les goûts et les couleurs hein?

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 11 Janvier 2018

Pouvez répéter la question?

Y a-t-il un secret, un signe de reconnaissance, ignoré du commun des mortels et par lequel les femmes d'une certaine qualité s'identifieraient sans même se connaître? Est-ce que le teint pâle et les lèvres noires rassemblent toutes les "post-gothiques" de la Terre? Est-ce que le septum est le signe de ralliement des lesbiennes orientalistes. Tendance Mille et Une Nuits si le bijou est doré... Est-ce que les cheveux courts version "bien dégagé derrière les oreilles" est un signal pour toutes les "militaristes-policièristes-pompièristes" de France et de Navarre?

Pfiouuuu! Ça en fait des questions. Comment répondre à tout cela....

Non mais oh! Ça va oui? Alors la blonde à la nuque rasée, au septum doré et aux lèvres noires, elle est quoi elle? Gardienne de la Paix post hindouiste tendance gothico-lesbienne...? Faudrait arrêter avec les questions qui n'ont pas de sens. Et pis d'ailleurs arrêter avec les questions tout court!

Le type qui a une moustache, la raie sur le côté et les dents en avant a beau friser la ressemblance avec Freddie Mercury, ça ne fait pas de lui un gay, pas plus que celle qui porte un pantalon en tartan n'est du clan McLeod ou commerciale chez Johnny Walker. Bref! 

Une bonne fois pour toute, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas et encore moins de nos jours où par bonheur on peut s'inspirer des influences du monde entier sans pour autant signer un contrat idéologique. Perso, si j'ai une question à poser à la blonde aux tempes rasées, c'est pour savoir l'adresse de son coiffeur et le prix de la coupe plutôt que pour savoir si "... t'es un garçon ou une fille?" Bonsoir!

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 9 Janvier 2018

God save the Quing

Rien à voir avec une quelconque dynastie chinoise. Quing c'est pour Queen+King, un mot original je trouve, pour évoquer ces rois et reines androgynes qui parfois ne peuvent et souvent ne veulent pas choisir un bord plus qu'un autre. 

Je les admire, tout autant que les femmes aux cheveux courts, ces quings qui par bonheur mêlent des traits lisses et fins à des caractères tranchants. On peut les croire fragiles, les premiers pas sont durs, mais sous l'apparence d'un masculin idéalement féminin, il y a toute une vie qui se profile, dans des sentiers encore mal battus, et il faut bien de détermination et de courage pour y avancer.

Leurs cheveux courts ont autant d'importance parce qu'ils sont, malgré tout, partie de cette satisfaction qu'il y a à mêler les cartes dans ce grand poker menteur auquel tout le monde joue. Il faut ces nuques rasées et ces oreilles dégagées, conjuguées à ces corps neutres, à ces traits délicats, à ces lèvres pulpeuses, comme autant d'atouts pour séduire filles et garçons d'un même élan.

Alors God save the Quing, oui! Lui ou un autre, car la merveilleuse androgyne qui faute de mieux se décline au masculin, garde cette aura de la mythologie, de presque dieux qui par un sortilège est devenu le meilleur de nous même.

Photo: Otto Zinsou

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 6 Janvier 2018

Photo: Ursula Vari

Photo: Ursula Vari

Moi j'vend des journaux, des quotidiens, des magazines, un peu d'tout. J'ai mon kiosque au milieu de la grande ville, dans un quartier qui m'plait. C'est vivant, y a des gens qui vont et qui viennent et pis plein jolies nanas. A c'qui paraît y a une agence pour les mannequins pas loin, alors des fois j'en vois des jolies filles qui débarquent des taxis, qui courent, qui téléphonent... toujours pressées...

Elle j'la vois tous les jours , elle court pas, elle téléphone pas, de temps en temps elle sourit, elle m'achète les magazines le jeudi... Au début j'savais pas trop comment dire, m'sieur, madame... c'est vrai elle est toujours sapée en pantalon, des fois en costume comme les banquiers et pis les ch'veux courts... J'l'ai r'marquée, elle va chez le coiffeur à 100m en face, un coiffeur pour les hommes... Mais à sa voix j'ai tout d'suite vu que c'était une femme. Ça m'a fait bizarre la première fois. J'ai pas fait l'mariole, comme certains qui donnent du monsieur aux nanas parce qu'elles ont les cheveux courts ou qu'elle se sapent en mec. Les cons. Ils font exprès, pour déconner et faire rager les gonzesses...

Mais elle c'est pas pareil. Tu sens bien que ça la ferait pas rager, elle te regarderait avec un sourire et elle dirait même rien j'suis sûr. Et pis tu peux pas t'tromper parce qu'elle a d'la classe, comment dire...? C'est naturel quoi. Elle a pas l'cul rebondi, elle a pas d'poitrine, elle est fringuée en costard et s'coupe les tifs comme un gamin, mais elle m'impressionne parce que quand tu la vois sourire, ou marcher, ou parler, c'est tout comme une pin-up tu sais?

Des fois j'la vois avec des mannequins, mais j'crois qu'elle a un mec dans sa vie... Et pis moi, j'suis juste là pour vendre les journaux, hein?

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 4 Janvier 2018

Photo: Margaux Gayet

Photo: Margaux Gayet

Il arrive qu'on voit se dessiner, parmi les gens qu'on croise ou que l'on connait, un mouvement général, dans l'accessoire, le vêtement ou la coiffure. Une, puis une autre et encore une autre, sans aucune concertation ni aucun soupçon de "copiage", certaines adoptent ce qui n'est pas encore un style, mais pourrait bien le devenir si la tendance persiste.

Alors voilà que ces jeunes femmes, ici et là, se coupent les cheveux d'une manière un peu brutale, sans dégradé, ou à peine, passant sans transition des tempes rasées à la masse plus longue de leurs cheveux qui poussent. Toutes sont femmes aux cheveux courts, habituées au mélange des codes et sans peur de s'approprier tous les styles, sans distinction de genre, mais peut-être lassées d'un modèle trop commun, elles ont décidé d'oser l'alternatif.

Photo: Vincent Alexandre Baudiffier

Photo: Vincent Alexandre Baudiffier

Parce que oui, c'est osé. La coupe requiert un certain savoir-faire tellement elle se situe à la limite du "fabuleux" et du "bof", un rien suffit pour tomber dans le look "négligé Russie profonde" comme dit Chloé...

©jeaneg

Cependant ça marche. Après un instant de surprise, peut être même une envie de rejet, on finit par trouver ça élégant, original... Et puis c'est comme tout finalement, quand on sort de sa zone de confort il faut assumer et c'est le fait d'être bien dans sa peau qui permet de faire passer toutes ses envies.

Une tendance donc, qu'on pourrait voir comme une alternative "queer" entre la "garçonne" trop classique et le "skinfade" trop sophistiqué.

Mais pas d'emballement! Ce serait trop simple de croire que c'est à la portée de chacune à l'âme un peu punk, de se saisir de la tondeuse familiale pour réaliser ce genre de "rafraîchissement". Vous avez plus de chance en le faisant vous même de passer pour une marginale plutôt que pour une "hit girl". Non, les cheveux c'est trop important pour ne pas prendre ça au sérieux. Mouhahaha!

Merci à : Chloé, Coralie et Lou

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 3 Janvier 2018

Photo: Jérôme Bocchio

Photo: Jérôme Bocchio

C'était un débat entre moi et moi à propos de moi. Evidemment j'avais un peu le dessus. Malgré tout je ne pouvais en rester là et je me confiais à ma psy sur la question autour de laquelle tournait la discussion: "Faut-il plaire à tout le monde?"

Moi " - La tendance, à la longue, serait de se laisser aller dans le courant et finir par ne faire les choses que pour plaire au plus grand nombre.. Mais si le plus grand nombre n'est fait que de bolosses et de relous? Est-ce que ce n'est pas perdre son âme? Si, bien sûr! Mais si le plus grand nombre s'en va, ce que tu vas faire n'aura plus la même portée! D'où la tentative de plaire à tout le monde... Oui mais voilà, plaire à tout le monde ça fait des trucs chiants et cons... Et puis les relous et les bolosses, est-ce qu'il faut leur dire à quel point on les méprise?...

Ma Psy - Tu ekzachères darling! Tu fiens bleurniger barske tu as imachiné un chour que tout ze que tu ferais aller blaire à tout le monde et tu d'aberzois que autour d'une bedite poignée de fans il y a une foule de foyeurs. Mais rabelle toi dout te même que tu as touchours broné l'authendizidé et le fait d'être touchours zoi même. Tu le dis tout le demps! Alors, ezke pour êdre zoi même il faut s'occuper de l'obinion des audres? Ne d'occupe bas de ze que benzent la machoridé. Occube toi de ta boignée de fans. 

Moi - Mouais... N'empêche. Quand je vois tous les profils chelous qui viennent mater FB.. Les boules quoi!"

Et puis Laora est arrivée et sans même s'intéresser à la discussion, se dépouillant tout en marchant de ses vêtements, est entrée nue dans la salle de bain... Ce qui a étonnement allégé l'atmosphère.

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 1 Janvier 2018

Non mais je rêve!

Sauf erreur de ma part, on est, depuis peu, en 2018, c'est à dire 100 ans après "la Grande Guerre", cette période charnière de l'Humanité, où faute de mâles, occupés malgré eux à s'étriper, les femmes ont du prendre les rênes dans presque toutes les activités professionnelles de l'époque. Dans le même temps elles acquéraient une relative autonomie et ne tardèrent pas à envahir aussi, le salon de coiffure de papa. Bref! J'vous la fait courte, depuis ce temps là donc, certaines femmes ont pris l'habitude de se faire couper les cheveux, à la manière des hommes, ni plus, ni moins.

Et pourtant, je ne sais pas par quel sortilège, l'humain est parvenu tout de même à rétablir, dans ce domaine comme ailleurs, une patriarcale injustice, en créant des salons spécialement dédiés aux femmes où elles devraient payer très cher leur envie de cheveux courts.

Parce que soyons honnêtes, en matière d'injustice ou de discrimination, on est assez balèzes, mais quand il s'agit de donner une raison valable ou d'expliquer de manière un peu rationnelle le truc, ben y a plus personne.

Aucun coiffeur à ce jour n'a été fichu de me dire pourquoi il ne voulait pas couper les cheveux des femmes dans son salon super "old school" au mobilier "vintage" de barbershop. Aucun non plus n'a pu me dire concrètement pourquoi une femme aux cheveux courts devait payer 40€ sa coupe alors que le mec à côté ne paye que 20€ pour le même service. Le premier va me rétorquer un "parce que" capricieux et définitif et l'autre va m'embrouiller avec la nature du cheveux qui serait différente et le "soin et le conseil" apportés à une cliente, alors que c'est bien connu, certains hommes sont pires que des chochottes dès qu'il s'agit de leurs cheveux ou de leur barbe.

Il ne faudrait pas croire que tout cela est anodin, futile ou fatal. Et dans le combat permanent contre la discrimination et pour l'égalité entre humains, tout est affaire de détails...

Bon aller! Bonne année quand même!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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