Publié le 10 Juillet 2014

Nouvelle religion

On a beau faire, on a beau dire, il restera toujours des choses auxquelles les esprits peu évolués n'auront jamais accès. Je sais, c'est injuste... mais la Vie est injuste.

Par chance, la très belle Marie-Ange a la tête bien faite, au dehors comme dedans et aucune raison de la dissimuler. Si bien qu'un jour, comme elle en avait envie depuis longtemps, elle a tondu ses cheveux. Un truc marrant pour cette fille qui n'a pas froid aux yeux et puis aussi, malgré la rigolade, le sentiment profond et sincère d'être tout à fait elle même, naturellement. Depuis, le joyau est sorti de son écrin et les meilleurs photographes ne s'y trompent pas...

Mais il y a aussi le quotidien, le boulot, la boulangère et le quidam, celui qui regarde mais ne comprend pas tout , le cerveau archaïque à qui l'inconnu fait toujours peur. Et de la peur à la haine...

Question de culture se dit-on, la Vieille Europe semble avoir encore du mal avec cette image de la femme tondue...

Les Anglo-saxons n'ont pas ces souvenirs là. Au contraire on parlerait putôt de solidarité chez eux, vis à vis de celles et ceux que la maladie priverait de leurs cheveux. Une façon de les "noyer" dans la foule des têtes tondues et aussi le moyen de fabriquer des perruques pour les enfants. Ainsi:

St Baldrick's Foundation

Locks of Love

Têtes Rasées

sont des organisations qui lèvent des fonds pour le soin ou la recherche sur le cancer.

Parce que celles et ceux qui sont en bonne santé peuvent bien se permettre ce genre de "sacrifice", un peu comme un don du sang.

En attendant, la belle Marie Ange trace son chemin, au dessus, bien au dessus de la bave du crapaud qui aboie en regardant passer la caravanne de blanches colombes... enfin quelque chose comme ça.

Photo: James Ho

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 9 Juillet 2014

un p'tit coup de Frey

Il n'y a pas de doute possible! Anne Catherine FREY est une femme aux cheveux courts.

Et pourtant, les cheveux longs, le blond délavé, difficile de reconnaitre aujourd'hui la jeune luxembourgeoise "chic et boyish" que tout le monde avait découvert dans les blogs de mode et de streetstyle du monde entier, rendue célèbre par son allure et sa chevelure brune coupée au bol.

Mais c'était sans compter sur Vito, son coiffeur complice et sur les effets de l'addiction que connaissent bien toutes les femmes aux cheveux courts. Une envie de changement, certes. Un défi personnel, tenter les cheveux longs, le plus longtemps possible, pour voir si on y arrive, pas de problème...

Mais sans vraiment renoncer à la tondeuse... Et là, le plaisir des cheveux courts demeure, parce que discrètement, sous la blondeur un peu sèche, il y a toujours la nuque, bien rasée, l'undercut qui frôle les oreilles et dégage la tempe.

Si bien que la jeune femme est toujours et sans doute pour toujours, une vraie femme aux cheveux courts.

Photo: Instagram

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 8 Juillet 2014

Rendons à César ce qui semble lui appartenir, Thierry Lefaivre faisait ça dans son salon à l'aube de l'Internet, c'est à dire au siècle dernier. Les modèles étaient ses clientes ou ses collaboratrices qui posaient volontiers après qu'il eut excercé son art sur elles. Un précurseur dans bien des domaines...

Aujourd'hui cela semble plus rare ( allez savoir pourquoi? ) mais néanmoins certains coiffeurs n'hésitent pas à impliquer leurs clientes. C'est le cas pour quelques barbiers anglo-saxons comme par exemple The Iron Society, entre autre et aussi pour Recut un salon de Sardaigne, à Cagliari précisément. ( Oui on est pote... )

Et ce que j'aime dans cette exposition permanente, c'est certainement la politique de "non genre", comme chez les barbiers anglo-saxons, qui semble être une tendance qui gagne du terrain. Et ça, je trouve ça bien...

En même temps, la Sardaigne pour une coupe de cheveux, ça fait loin...En même temps, la Sardaigne pour une coupe de cheveux, ça fait loin...
En même temps, la Sardaigne pour une coupe de cheveux, ça fait loin...En même temps, la Sardaigne pour une coupe de cheveux, ça fait loin...En même temps, la Sardaigne pour une coupe de cheveux, ça fait loin...

En même temps, la Sardaigne pour une coupe de cheveux, ça fait loin...

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 6 Juillet 2014

Pour rien au monde

Un jour il a bien fallu tenter, elle en avait envie depuis longtemps. Elle avait déjà les cheveux courts mais cette fois elle voulait "très" court. Quand elle y pense, elle sourit.

Ce jour là elle était certainement aussi terrifiée qu'excitée, puis finalement amusée. Ce qui l'effrayait c'était surtout les réactions des autres, qu'on la trouve trop masculine, qu'on lui fasse des reproches... Mais elle était excitée à l'idée de créer une image d'elle même absolument authentique et aussi de voir ses oreilles tellement dégagées, ses pattes et ses tempes rasées, sentir sur sa nuque les assauts répétés de la tondeuse, ça, ça l'excitait.

Au final l'émotion était là. Elle a remis ses lunettes et découvert une autre elle même, exactement comme celle qu'elle s'était toujours imaginée être.

Bien sûr il y a eu un grincheux ou deux, pour lui dire qu'elle était mieux avant ou que "non, vraiement, tu n'envisages pas de les laisser pousser? " mais l'enthousiasme l'emportait. Sous ses doigts, la nuque avait un délicieux goût de transgression et puis physiquement c'était excitant de sentir les cheveux aussi courts, soyeux dans un sens et piquant dans l'autre.

Voilà et depuis c'est ainsi, avec à chaque fois le même sentiment de régénération lorsqu'elle revient de chez le coiffeur, le même plaisir secret, le même amusement de voir le regard des autres pétiller sans jamais ne laisser personne indifférent.

Elle repense à tout cela et souris en passant, une fois encore, la main sur sa nuque.

Photo: Mike Lerner

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Tendresses

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Publié le 5 Juillet 2014

Soyons honnête, on ne peut pas toujours se plaindre de tout tout le temps, du chômage, de la SNCF, du coût de la vie et des footballeurs.

Si on y regarde bien, objectivement, depuis une centaine d'années ( oui bon, cent ans tout de même... ) les choses ont finalement pas mal évoluées. D'un extrême à l'autre on est passé du beau père qui assigne son gendre en justice parce qu'il a laissé sa fille se faire couper les cheveux ou du mari qui flingue son épouse pour le même motif en 1925 à une représentation parfois glamour de la femme du XXIème siècle, la boule à zéro et sans complexes. Entre les deux, les Congès Payés, une guerre et quelques horreurs en plus. Et l'on s'aperçoit que toute cette liberté d'apparence que la femme avait conquit juste après la Première Guerre Mondiale, survit très mal après la Seconde. La société patriarcale se venge et remet les femmes à leur place après en avoir humilié bon nombre en leur tondant carrément le crâne.

Si bien que ces cent ans sont ramenés à notre période moderne, 1950 - 2014, soit une soixantaine d'années durant laquelle les femmes vont batailler, encore et encore pour s'approprier à nouveau leur image. On coupe, on permanente, on ondule mais toujours on fait la distinction entre masculin et féminin et les vedettes de cinéma donnent le tempo...

Un beau jour, un audacieux coiffeur parisien va dégainer dans son salon une tondeuse électrique. Waooo! Et là, le vert est dans le fruit...

Petit à petit, l'outil enfin réhabilité va se faire une place, jusque dans le foyer de madame Toulemonde. Bon bien sur, au début c'est pour monsieur et les garçons, mais aujourd'hui, rien de ce qui est du domaine masculin ne doit être inaccessible au féminin, ni mode de vie, ni sport, ni vêtement et ni coupe de cheveux. Le genre petit à petit s'estompe.

Alors moi je dis oui, on vit une époque formaidable!

Dans le désordre d'apparition: Louise Brooks, un salon des années 50, une coupe 80's à la tondeuse, Christiaan et l'undercut, Sara Cummings et Shauna White
Dans le désordre d'apparition: Louise Brooks, un salon des années 50, une coupe 80's à la tondeuse, Christiaan et l'undercut, Sara Cummings et Shauna White
Dans le désordre d'apparition: Louise Brooks, un salon des années 50, une coupe 80's à la tondeuse, Christiaan et l'undercut, Sara Cummings et Shauna White
Dans le désordre d'apparition: Louise Brooks, un salon des années 50, une coupe 80's à la tondeuse, Christiaan et l'undercut, Sara Cummings et Shauna White
Dans le désordre d'apparition: Louise Brooks, un salon des années 50, une coupe 80's à la tondeuse, Christiaan et l'undercut, Sara Cummings et Shauna White
Dans le désordre d'apparition: Louise Brooks, un salon des années 50, une coupe 80's à la tondeuse, Christiaan et l'undercut, Sara Cummings et Shauna White

Dans le désordre d'apparition: Louise Brooks, un salon des années 50, une coupe 80's à la tondeuse, Christiaan et l'undercut, Sara Cummings et Shauna White

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 4 Juillet 2014

Dieu ( ou Diable? ) est dans les détails

On peut bien être une femme aux cheveux courts depuis (presque) toujours et avoir envie de tenter des choses. Quand on a les cheveux courts, souvent quelques millimètres suffisent à la transformation. La frange plus courte, les pattes légèrement "effacées", la nuque davantage tondue... De toute façon ce détail s'estompe d'un rendez vous à l'autre, si bien qu'on a toujours le loisir du "stop ou encore".

Une façon peut être de mettre à l'épreuve sa personnalité et sa résistance aux pressions sociales qui vous assènent sans cesse des âneries sur la féminité et son apparence admise. Et puis aussi le plaisir de céder à la tentation, d'oser et d'en rougir, à peine, en caressant sitôt après la nuque qui vient d'être mise à nu...

Souvent le détail fait l'essentiel.

Photo: Erika Fermina

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 3 Juillet 2014

Coiffeur sociologue

Personnellement, je suis depuis longtemps convaincu du rôle social du coiffeur. Pourtant cela reste souvent en arrière plan lorsqu'on parle, d'égalité, de niveau, d'intégration... de genre aussi. On parle de vêtements, on parle d'accessoires, mais pas souvent de coupe de cheveux.

Je découvre que petit à petit ( mais vraiment "petit à petit" hein ) un nouveau concept se développe. Fini le salon de coiffure, masculin d'un côté, féminin de l'autre. Fini le salon "unisexe", révolution des 70's. Aujourd'hui le salon se veut "sans genre". Evidemment c'est un poil féministe comme idée au départ. Une communauté s'est donc formée autour de ce principe. A Hair's Breadth, qu'on pourrait traduire par " A un poil près" se charge de promouvoir le mouvement par des événements, interviews, photos... et Karla la "barbière" montre l'exemple en coupant les cheveux sans qu'il soit jamais question de distinguer entre masculin et féminin.

Parce que la coupe de cheveux est un élément essentiel du bien être, parce que garçons et filles ont parfois les mêmes aspirations et aussi parce que lorsqu'on a les cheveux très courts il faut les entretenir fréquemment pour garder son style, les prix sont abordables, identiques pour hommes et femmes et dégressifs si vous êtes obligé de passer à la tondeuse 2 fois par mois.

Et franchement ça me fait penser à mon coiffeur à moi, qui sans le savoir est tout à fait dans le mouv', salon où filles et garçons se retrouvent, papottent, parfois même se font couper les cheveux... tout à fait ça.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 2 Juillet 2014

Alerte rouge!

Ladies & gentlemen it's an honor and i'm proud to introduce, for the very first time on this blog, my new all time favorite....Vlada!

Bon, je l'admet, c'est là beaucoup d'enthousiasme pour un mannequin, qui par définition est forcément une belle femme. Sauf que Vlada Cox n'est pas que belle, elle est aussi un superbe exemple de ce que peut produire une coupe de cheveux branchée sur une jolie femme. Et ça fait toute la différence. ( Demandez à Marie-Ange Clemenceau )

Du coup, à peine découverte j'ai décidé d'en faire la nouvelle "chouchou" du blog et je ne manquerais certainement pas une seule occasion d'utiliser son image pour illustrer mes divagations, avec en plus sa bénédiction. Amen!

Modèle: Vlada Cox

Alerte rouge!Alerte rouge!

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 2 Juillet 2014

Frida relance

Je ne le cache pas, dans cette vie qui en apparence pouvait sembler idéale, parfois je m'ennuyais. Dans ces périodes là, je glissais lentement vers un état semi dépressif qui n'échappait pas longtemps à l'oeil expert de Frida.

Je ne suis pas du genre à me jeter corps et âme dans le boulot pour noyer dans un flot d'activités le manque d'intérêt que toutes choses représentent à mes yeux, alors j'erre sans chercher à déranger qui que ce soit, abandonnant Laora à son shopping et l'allemande à ses maboules.

Trois ou quatre jours, c'est le temps en général qu'il faut à ma thérapeute de la Forêt Noire pour concocter un plan afin de me sortir de ma torpeur, mais je crois que cette fois là elle avait l'idée en tête depuis un moment.

Ma Psy " Dis donc darling, tu n'as jamais eu envie d'être une femme? "

J'avoue que l'idée m'était déjà venue à l'esprit, mais posée comme ça, la question me fit l'effet d'une pîqure d'adrénaline...

Moi " - Est ce que tu trouves que j'ai des manières ou quelque chose qui puisse le faire penser?

Ma Psy - Nein nein nein... Non che te razures tu pourrais presque passer pour un macho. Non mais che veux dire, est ce que tu as rêvé du personnache que tu aurais pu être si tu étais une femme?

Moi - Aaah... Ben oui, mais je ne vais pas t'étonner si je te dis que j'aurais aimé être belle et androgyne, avec un caractère de garçon manqué qui aurai apprivoisé sa féminité, tu vois le genre?

Ma Psy - Ya parfaitement! Mais che voulais dire zexuellement aussi.

Moi - Eh bien je crois que pour ça je ne changerai rien" dis-je malicieusement. " Je resterais lesbien, enfin lesbienne du coup."

Photo: Grace Emily Skinner via Instagram

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 1 Juillet 2014

Evidemment

Y a comme un goût amer en nous
Comme un goût de poussière dans tout
Et la colère qui nous suit partout

Y a des silences qui disent beaucoup
Plus que tous les mots qu'on avoue
Et toutes ces questions qui ne tiennent pas debout

Evidemment
Evidemment
On danse encore
Sur les accords
Qu'on aimait tant

Evidemment
Evidemment
On rit encore
Pour les bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant

Et ces batailles dont on se fout
C'est comme une fatigue, un dégoût
A quoi ça sert de courir partout
On garde cette blessure en nous
Comme une éclaboussure de boue
Qui n'change rien, qui change tout

Evidemment
Evidemment
On rit encore
Pour les bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant
Pas comme avant

Texte: M.Berger

Photo: Steven Meisel

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Rédigé par jeaneg

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