Publié le 21 Juillet 2014

Voyez vous ce que j'aime au fur et à mesure que j'écris sur ce blog, c'est de voir à quel point ma dilection est partagée, par des hommes, des femmes, jeunes femmes ou femmes d'expérience, sophistiquées ou "garçon manqué", dans différentes couches de la société. Sûrement à différents degrés, souvent pour les photos qui inspirent, quelques fois pour l'ambiance ou pour voir des mots mis sur des choses qu'on a en soi sans savoir l'exprimer...

Et parmi nous il y a forcément des gens connus. J'ai déjà évoqué Ernest Hemingway, qui est mon exemple préféré. Sa littérature et sa biographie ne laissent aucun doute possible sur la fascination que les femmes aux cheveux courts exerçaient sur lui...

Parmi d'autres
Parmi d'autres

Patrice Leconte aussi bien sûr, à qui je doit le titre du blog, qui ne s'en cache pas, l'évoque souvent dans ces films, parvient toujours à faire couper les cheveux de ses actrices...

Et puis Luc Besson aussi, dont les héroïnes sont toujours des femmes à l'âme guerrière, qui aime cette force des femmes à l'apparence fragile. Si j'énumère, Nikita, Mathilda, Leeloo, Jeanne et bientôt Lucy, aucune ne s'embarrasse de cheveux longs. C'est presque naturel.

Parmi d'autresParmi d'autres
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Alors comme ça voyez vous, je me dis qu'il n'y a rien d'étonnant, de grave ou de futile à aimer les femmes aux cheveux courts et tout ce qu'elles peuvent représenter...

Photos: Ingrid Bergman dans le rôle de Maria dans "Pour qui sonne le glas" de Sam Wood-1943- d'après le roman d'E.Hemingway

Les femmes aux cheveux courts - Patrice Leconte - Albin Michel 2009

Extraits des films de L.Besson : Nikita, Léon, Le 5ème élément, Jeanne d'Arc et Lucy

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 19 Juillet 2014

Dépendance

C'est peut être parce que ma nature me pousse à être attentif à ce genre de choses et que le fait de m'y intéresser fini par amener autour de moi davantage de jeunes femmes dans ce style, mais je ne peux pas m'empêcher d'être épaté par le désir de certaines d'aller toujours plus loin et finir par couper leurs cheveux toujours plus courts à chaque fois.

Il y a peut être une sorte de dépendance dont seraient victimes celles qui, un jour, se laissent aller à leur envie ou à la sournoise suggestion de leur coiffeur et se font couper les cheveux à la tondeuse.

Au début c'est juste pour démarquer un peu, dégager parfaitement la nuque, accentuer un dégradé. Et puis on y revient et la tondeuse remonte un peu plus haut, ratiboise un peu plus le tour d'oreille... On invente l'undercut, des cheveux longs sur le dessus, toujours plus longs, qui permettent subtilement de masquer à la demande, une partie du reste de sa tête qu'on va pouvoir livrer à la tondeuse, qui cette fois ne s'embarrassera plus de peigne ou de sabot pour aller franco jusqu'au double zéro...

La drogue distille ses agents d'influence, ces petits plaisirs toujours renouvelés à chaque fois que l'on sort de chez le coiffeur, nouvelle, légère, plus clean, le moral requinqué. L'air frais qui caresse la peau presque nue ou les doigts qui viennent s'amuser de cette texture un peu bizarre qui de jour en jour évolue, picotte un peu et le lendemain à peine devient plus soyeuse.

Là encore les spécialistes s'accordent. Le meilleur moyen d'éviter la dépendance, c'est encore de ne jamais commencer. Mais ça...

Photo: Ivan Berkovich

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 18 Juillet 2014

Transformation

Personne ne pouvait dire en quoi les choses étaient différentes. Elle avait toujours été une belle femme. Selon les critères communément acceptés. Des traits réguliers, une peau sans défauts, des lèvres bien dessinées et pulpeuses, un regard profond, des pomettes marquées... Harmonieuse.

Et puis un jour elle a coupé ses cheveux blonds. Courts, extrêmement courts.

Depuis ce jour, étonnament, on la voit différemment et si l'on pose la question, ils seront plus rares à évoquer la "belle femme". Pourtant rien, dans ces détals évoqués pour qualifier sa beauté, n'a changé. Ils sont au contraire tous exacerbés, davantage mis en lumière et ses oreilles même apparaissent à présent comme deux camées d'ivoire dans un écrin de velours doré.

C'est sans doute qu'à présent c'est son âme que l'on voit à travers cet harmonieux visage. Dépouillée de ce qui avant faisait qu'on la voyait simplement comme une "belle femme", elle apparait comme une belle personne et ses cheveux blonds presque ras sont comme une toison, une fourrure de vison, douce et soyeuse qui sublime sa féminité.

Photo: Denisa

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 17 Juillet 2014

Quelques nuances de gris

Avouons le, j'ai parfois du mal à comprendre mes contemporains. Ce en quoi, d'ailleurs, ils me le rendent bien. Alors forcément dans ce face à face nourrit d'incompréhension, chacun passe son temps à tenter de convaincre l'autre, c'est de bonne guerre.

Il n'y a pas si longtemps, mes propres filles, au mépris des devoirs filiaux les plus sacrés, me désavouaient en clamant qu'à leurs yeux, une femme aux cheveux courts n'était pas "féminine". Leur sentence manquant cruellement d'arguments pour soutenir le débat nous en étions restés là et mon indulgence paternelle a depuis longtemps absous cette erreur de jeunesse.

Mais la vie est un éternel combat et pas plus tard qu'il n'y a pas longtemps une jeune bimbo affirmait devant moi que les femmes, passé un certain âge, pouvaient se permettre d'avoir les cheveux courts " vu qu'en général elles ont plus personne à séduire parce que leur vie est faite..." (sic)

Autant dire que j'ai frôlé l'embolie si on peut employer ce mot pour une gorgée normale de mojito envoyée directement dans le "trou du dimanche".

Tant de stupidité concentrée en quelques mots peut avoir un effet violent. Comment faire? Tenter de convaincre l'écervelée me semblait une tâche écrasante vue l'ampleur du chantier et un frisson d'effroi me traversa en songeant que la jeune femme allait sans doute voter aux prochaines échéances et en attendant aurait sûrement son mot à dire dans un sondage d'opinion sur le conflit israélo-palestinien... Brrrrr!

Pour calmer mon angoisse je filais à la rencontre de ma libraire, délicieuse sexagénaire aux cheveux courts et à l'oeil pétillant de malice, qui avec la sérénité des vieilles troupes ne rougissait plus à mes compliments mais n'en pensait pas moins...

Photo: Jennifer Morla

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 16 Juillet 2014

Aux armes!

Bon... je ne voudrais pas avoir l'air de cafter, mais je trouve que dans certains domaines les choses n'avancent guère.

Lundi 14 Juillet, en bon citoyen j'ai rendu hommage à nos soldats qui défilaient sur les Champs. Toujours sensible au prestige de l'uniforme, ce n'était pas une contrainte. Mais assez rapidement mon oeil critique ne s'est pas trompé en constatant que, non seulement les femmes ne semblaient pas davantage représentées, mais qu'en plus ( et surtout ) absolument aucune de celles que j'ai vu dans ma télé n'avait les cheveux courts.

Aux armes!Aux armes!

Et je crois avoir suffisemment côtoyé le milieu pour pouvoir affirmer que ce n'est pas forcément un choix délibéré des personnels concernés.

C'est pour cela que je dis que les choses ne s'arrangent pas. Parce que je soupçonne volontiers "la strass" de faire le nécessaire pour faire "comprendre" que les cheveux courts seraient plutôt vu comme un excès de masculinité, et que déjà, l'uniforme et les armes, si en plus il y a la coupe de cheveux "ça craint".

Oui oui je sais, j'exagère, je fantasme et je suis de mauvaise foi. Soit.

N'empêche... je ne peux pas croire que parmi toutes ces femmes déterminées, courageuses, sportives, audacieuses au tempérament de guerrières, pas une n'ait jamais imaginé que cela serait terriblement plus pratique et confortable d'avoir les cheveux courts plutôt que d'être obligée chaque matin de fabriquer un horrible chignon enrobé dans un ridicule chouchou et garder les cheveux tirés toute la sainte journée.

Aux armes!Aux armes!

Enfin bon... j'dis ça... j'dis rien.

Photos: Olivier Prieur

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 15 Juillet 2014

Juste quelques millimètres

Des fois, cela ne tient pas à grand chose et le béotien risque d'avoir du mal à comprendre l'acharnement que peut mettre une adepte des cheveux courts à les faire tailler parfois aussi régulièrement.

C'est que, comme toute personne qui attache un tantinet d'importance à son image, la femme aux cheveux "très" courts, supporte mal le négligé.

On pourrait croire que cette minutie a quelque chose de récent, due à la fréquentation encore un peu anecdotique des salons de barbier où justement on cultive ce genre de maniaquerie.

Juste quelques millimètres

Il semblerait en effet que depuis que la femme s'est affranchie des fantasmes masculins en matière de coiffure, soit le début du XXème siècle et que par la force des choses elle fréquente les coiffeurs pour hommes, elle soit susceptible de porter une attention toute obsessionnelle à la tonte de sa nuque.

Juste quelques millimètres

A ce sujet, on peut toujours compter sur moi pour échaffauder des théories et les défendre avec la plus audacieuse mauvaise foi.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 14 Juillet 2014

Terres brûlées

Dans un coeur en ruine, il a fouillé du bout du pied, chassant les gravas, écartant trop facilement quelques sentiments incertains...

Tout était effondré et la poussière un temps soulevée par le cataclysme était depuis longtemps retombée, couvrant toute chose d'un passé réduit en cendres.

Malgré quelques pans restés debout, d'une vie mal construite qui n'avait pas résisté aux promesses trop rapides, le coeur malmené renonçait et rien ne semblait pouvoir faire renaître une quelconque flamme dans ce foyer dévasté.

Pourtant le petit coeur battait encore et même sans espoir il le pris pour le mettre à l'abri, à l'intérieur de son habit.

Le temps, mieux que tout, se dit-il, sait soigner les blessures que tous croient mortelles. Et il emporta avec lui le coeur brisé...

Photo: Kacie Tomita

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 13 Juillet 2014

La coupe qui fait genre

Est ce que c'est bien raisonnable aujourd'hui, d'envisager qu'on puisse d'un simple coup d'oeil, déterminer le genre d'une personne? Sincèrement je ne crois pas. Mais c'est assez amusant de constater à quel point la coupe de cheveux revêt encore une importance fondamentale dans ce domaine.

Dans les années 50 la règle voulait que les garçons aient les cheveux courts. Un symbole quelque part d'une forme de virilité, si bien que lorsque l'un d'eux se retrouvait avec les cheveux couvrant un peu les oreilles on pouvait le "traiter" de fille. Les filles quant à elles semblaient jouir de plus de liberté, mais même celles qui avaient les cheveux courts devaient rester dans des normes tout à fait identifiables.

Dieu merci les années 60 et leurs révolutions sont passées par là. Mais la résistance face à ce courant de libertés connait encore des soubresauts. Les garçons de cette époque qui laissaient pousser leurs cheveux étaient "traités" de Beatles, ce qui semble déjà moins sexiste.

Bref! Aujourd'hui on pourrait croire que ce temps révolu laisse à chacun la liberté absolue de faire ce qu'il veut avec ses cheveux... c'est presque vrai. Sauf que, bizarrement, on continu, je ne sais pas par quel sorilège, à faire croire à une femme qui se coupe les cheveux très courts, qu'elle va ressembler à un homme.

C'est amusant tout de même ces mentalités qui traversent les âges sans ( presque ) jamais s'essouffler. Non?

Photo: Freja Beha Erichsen

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 11 Juillet 2014

Cette manie qu'on a de toujours tout coller dans des petites boîtes avec des étiquettes dessus... Comme c'est rassurant finalement. Et puis simple.

Donc pour l'Humain, comme pour beaucoup d'espèces connues, deux souches: l'homme et la femme. Et hop! Emballez, c'est pesé.

Sauf que l'humain est trop intelligent en réalité pour se contenter de cela et la Nature parfois joue de ces tours qui laisseraient plus d'un cochon d'Inde sur le carreau. L'humain lui, survit. Avec toutes ses diversités et sans parler des multiples facettes de sa sexualité. D'ailleurs est-ce qu'on est bien sur que l'animal se contente du simple choix de l'hétéro ou de l'homo sexualité? Enfin bref! 

Non chez nous il y a des garçons emprisonnés dans des corps de filles, des femmes qui vivent comme des hommes et cultivent cette apparence et tout ça vice versa bien sûr.

Je ne parle pas de déguisement ou de travestissement, non, mais d'état d'esprit, de choix, de nature profonde...

Et là... c'est le drame! Plus rien ne rentre dans les petites boîtes et les étiquettes ne collent plus. Bon sang! C'était si simple, avant, les filles en rose avec la queue de cheval et les garçons en bleu avec la coupe en brosse.

C'est l'évolution monsieur Charles! 

Decatur & Sons Barbershop NYC - Elliott Sailors

Decatur & Sons Barbershop NYC - Elliott Sailors

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #gayfriendly, #Humeurs

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Publié le 11 Juillet 2014

Adieu

Un jour il faut savoir partir et personne ne peut dire que c'est une chose facile. Il faut rompre les habitudes, tirer un trait sur le quotidien et la routine...

Rompre, le mot lui même exprime la force qu'il faut déployer, un mot rond, épais, puissant et à la dernière syllabe on sait que la cassure est définitive.

Adieu donc illusion de bonheur, confort honteux des compromissions. Fais pas ci, fais pas ça et reste au chaud dans le troupeau...

La réalité est bien plus âpre, c'est un peu comme plonger dans une eau noire et froide. Il faut se débattre, se démener, le souffle court et l'estomac noué jusqu'à ce que le soleil reparaisse

Mais de l'autre côté, l'air à respirer n'est pas le même, on le sent riche, il aurait presque une saveur et chaque fois qu'il gonfle nos poumons on inspire une nouvelle dose de fierté d'être enfin parvenu à devenir nous même.

Photo: Thomas Whiteside

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Rédigé par jeaneg

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