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Les Affranchies

L'alchimie de Laora

5 Février 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

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J'avoue que parler de promiscuité quand on loge dans 300 m2 peut sembler inconvenant, néanmoins dans certaines circonstances et malgré la proximité de nos rapports, ils nous arrivait d'être confronté à des situations délicates. Ce fut le cas ce soir là alors que je pénétrais dans la salle de bains, vêtu seulement d'un peignoir que j'avais eu la négligence de ne pas ceinturer... Par mégarde donc, je surpris Laora, nue, assise sur le rebord de la baignoire, s'appliquant à entretenir sa toison pubienne armée d'une petite tondeuse manuelle. L'italienne me jeta un oeil un peu noir, dérangée dans son exercice paysagiste, alors que pour ma part ce spectacle ne manquait pas de provoquer une certaine raideur...

Moi -" Ben ma petite chatte palatine, tu aurais dû me demander j'aurai volontiers mis la main à la pâte...

Laora - Tou es vraiment l'obsédé. né pas bésouin dé toi.

Moi - Non bien sûr ... Tu vois je me disais qu'après les récits que tu m'as fait de tes souvenirs d'enfance, tu aurais ce genre d'ustensile en horreur, mais apparemment non.

Laora - Ma tout contraire. dépouis qué Frida avec tes histoires elle a voulou couper mes chéveux, tout qui faisait qué j'avais honte ou bien peur avant, l'ai transfor en plaisir. Dingué no? Quand Frida elle est là derrièré moi qu'elle fait baisser la tête et qué avé sa voix grave elle me dit: " Bouche pas mein küken!" ça fait les frissons partout, fer les yeux et plaisir il monte en moi. pense à mon père ma sais qué c'est la jolie blonde qu'elle est là derrière moi et pas loui et j'ai l'envie dé mastourbé.... c'est estrordinaire no?

Moi - je te crois oui" balbutiais-je, empêtré dans mes déglutitions.

Cependant la scène et le discours de la délicieuse transalpine m'avait mis dans un état qui, même si je n'avais pas omis de ceinturer mon peignoir, ne pouvais pas passer inaperçu. Espiègle la latine agita la tondeuse vers mon ventre....

Laora " Tou veux qué fasse oune pétite coupe?"

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La fille dans le miroir

4 Février 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Soudain la porte s'est ouverte et une jeune femme est entré dans l'ascenseur. Elle a marché tout droit jusqu'au miroir et s'est plantée là. Comme elle n'avait appuyé sur aucun bouton, la porte s'est refermée et l'engin a reprit son ascension. La fille toujours concentrée sur son reflet a tourné légèrement la tête comme si elle cherchait à voir derrière elle. Elle a passé une main sur sa nuque, laissant les doigts remonter doucement à travers les cheveux courts et son geste avait une sensualité étrange parce que les cheveux étaient si courts que sa caresse semblait faite sur le pelage d'un chat. Un sourire carnassier apparut sur son visage... 

Elle remonta le col de son cuir puis ébouriffa la frange droite au dessus de son regard. Dans un sursaut la cabine s'immobilisa et la porte glissa sur le côté. La jeune femme fit volte face et quitta l'ascenseur. Mais juste avant, à travers le miroir, il lui sembla qu'elle avait fait un clin d'oeil...

 

Photo: M de Bohème en Voyage

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Contradictions

3 Février 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Personne n'imagine, je crois, à quel point cette photo provoque de confusion dans mes sentiments... Je sais que mes congénères masculins sont assez souvent attirés au premier abord par d'autres zones d'intérêt, moi ce que je regarde, ce que je vois en premier chez une personne, c'est son visage.

Quand je regarde cette image, j'aime tout de ce visage de femme, presque grave, le regard transperçant, les lèvres parfaitement dessinées sans être vraiment pulpeuses, le nez presque régulier, la mâchoire volontaire... Et puis son corps, dans cette attitude fermée, sérieuse où les bras croisés parviennent à peine à faire ressortir un peu de poitrine. Pourtant je n'ai pas de doute, malgré ce corps et j'aime cette femme dans sa fierté androgyne.

Les cheveux courts me l'auraient immédiatement rendue séduisante, confirmant ma conviction. Malgré les cheveux longs je crois que j'aurais tout de même été séduit par ce visage et ce corps devinant tant de détermination...

Or le mélange me bouleverse comme si je voyais l'androgyne dans sa part masculine avec cette chevelure ondulée qu'on devine souple et soyeuse, extraordinaire ornement, alors que, paradoxalement, la part féminine me serait révélée par ce côté minutieusement tondu où le cheveux ras expose une oreille idéalement proportionnée aux arabesques parfaites et dévoile le visage sans aucun artifice...

Cette chevelure tellement glamour qu'on pourrait sans mal y voir Lauren Bacall et cette coupe franche et radicale qui inspire la guerrière font un métissage qui me plonge dans l'extase et bouleverse presque agréablement tous mes sentiments tant le mythe androgyne s'y révèle...

 

Photo: Elena & Fraser


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Les enfants qui s'aiment

2 Février 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

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Les enfants qui s'aiment s'embrassent debout
Contre les portes de la nuit
Et les passants qui passent les désignent du doigt
Mais les enfants qui s'aiment
Ne sont là pour personne
Et c'est seulement leur ombre
Qui tremble dans la nuit
Excitant la rage des passants
Leur rage, leur mépris, leurs rires et leur envie
Les enfants qui s'aiment ne sont là pour personne
Ils sont ailleurs bien plus loin que la nuit
Bien plus haut que le jour
Dans l'éblouissante clarté de leur premier amour

 

 

 

Jacques Prévert

 

Photo: Massimo Ankor

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Jamais jamais... jamais!

1 Février 2013 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Comme c'est facile, en un grand geste théâtral, de se draper dans sa certitude et d'annoncer sans trembler que jamais, ô grand jamais on ne coupera ses cheveux. Après, suivent souvent des excuses ou des prétextes plus ou moins solides, invoquant l'enfance et le traumatisme causé par une coupe "à la garçonne" qui faisait marrer les copains et ricaner les copines...

Mais je le dis tout de suite, ce genre d'argument ne tient pas très longtemps, parce que dans le même temps, certaines qui justement auraient souffert de la volonté ou des talents de coiffeur de leurs géniteurs, finissent pas se retrouver véritablement dans cette image que véhiculent les cheveux courts et surmontant leurs démons, s'épanouissent dans leur vraie personnalité.

Est ce que ce ne serait pas plutôt la peur de se confronter à son passé, la peur du regard des autres, la crainte de sortir du moule et d'apparaître dans sa vraie nature?

Frida me l'a dit et je n'ai aucune raison de ne pas la croire, les traumatismes de l'enfance sont le siège de bouleversement de la vie d'adulte qu'on ne soupçonne pas. Avoir subi, de manière non consensuelle, ou presque, une atteinte à son intégrité physique, et une coupe de cheveux en est une, peut parfois avoir des conséquences irréparables.

Pourtant, surmonter cette épreuve ou plutôt le souvenir qu'on en a, permet souvent d'inverser carrément la tendance et de trouver un vrai plaisir, un épanouissement à faire, de sa propre initiative, une chose qui auparavant nous avait été imposée. Dire "jamais" c'est juste s'enfermer, par réaction, dans une voie qu'on aurait tracé pour nous, sans que nous n'ayons plus le choix. 

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