Publié le 17 Septembre 2012

Morena-Baccarin.jpg

Je ne pouvais pas échapper à la dernière série made in USA que Canal Plus nous injecte dans les veines depuis une semaine, persuadé de l'accoutumance fulgurante que provoque ce nouveau produit. Il faut dire aussi que l'affiche est alléchante et que le scénario se situe plutôt dans un domaine qui m'intéresse. Alors du coup je me suis installé confortablement jeudi soir pour suivre les premiers épisodes de Homeland et me laisser conquérir par l'histoire...

J'avoue, oui bon j'avoue... Je suis bien séduit par Jessica Brody, l'épouse du héros miraculeusement ramené au monde civilisé et que bientôt la moitié de la planète va soupçonner d'être un salopard infiltré alors que l'autre moitié aura de la compassion pour lui... Bon bref! C'est pas le sujet. Pour une fois, un personnage féminin principal apparaît au début avec les cheveux plus longs que ce qu'ils seront à la fin. Et ça bien sûr je le note moi. Non parce que d'habitude c'est toujours le contraire, petit à petit, l'héroïne se "glamourise" se "bimbolise" se "pamelaandersonise"... Là, non!

Pas de doute, Morena Baccarin n'est pas de cette eau là. Après des débuts plutôt sans saveur sous une chevelure luxuriante, elle apparaît dans la série "V", le cheveux ultra court et la révélation ce produit. Pourtant elle n'est pas "femme aux cheveux courts". Pour elle, brésilienne d'origine, c'est cheveux longs, pour la vie. Mais le métier d'actrice parfois apporte de bonne surprises... Elle en parle dans une interview récente de la revue Esquire:

 

What happened to the pixie cut she featured in her brief but epic run on the more recent resurrection of V?


She takes a fistful of hair, then lets it go. "Here's the story of the pixie cut: Growing up, I had long hair. Superlong. It was that way forever," she says. "Then I did a movie that called for short hair, and I kept going back and forth — cut it, or wear a wig? On and on. Until my boyfriend at the time said, 'Stop. You need to cut your hair because you're going to look ridiculous with all that long hair pushed up under a wig.' And for a while I thought, Shit, I'm going to look like a boy, I'm going to have a fat face. But finally I said fine. I treated it almost like a dare. And that short hair was one of the best things I've ever done in my life. For myself, I mean. It was liberating and it was fun. And I kept it for four years. Now I'm growing it out for Homeland."

Read more: http://www.esquire.com/women/women-we-love/morena-baccarin-1012#ixzz26hxr8Gh7


... Et une fois de plus, c'est la révélation, à peine les cheveux taillés courts, les mêmes qualificatifs reviennent: liberation, légèreté, amusement... "Une des meilleures choses que j'ai fait dans ma vie" dit-elle. CQFD

Et donc, la voici dans Homeland, au début de l'aventure avec quelques rajouts pour avoir les cheveux aux épaules et les épisodes suivants nous la feront apparaître tel qu'elle est au naturel, belle avec les cheveux courts. Et moi je dit: Tant mieux!


Photo: Morena Baccarin

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 16 Septembre 2012

Maria P.Pierrou

A regarder comme ça, on voit un ange blond, encore plongé dans les limbes où son âme chemine entre terreur et jouissance. D'un mouvement soudain elle se tourne et dévoile son corps androgyne. Le trouble naît alors de la vision de cet être qu'on ne sait plus qualifier. Le trouble et le désir, d'approcher, de posséder, de côtoyer simplement la perfection ou la simple beauté. Pourtant l'ange n'en est pas un. C'est une femme, presque encore une fille, mais son coeur est celui d'un garçon. Et plus le temps avance, plus elle en veut, au monde entier, d'être confrontée à tant d'injustice. Avant tout était simple, elle jouait avec les garçons et fustigeait les filles qu'elle trouvait trop délicates... Et puis elle est devenue femme, malgré ses vêtements d'homme, malgré sa nuque tondue... Son corps étroit, sa poitrine à peine saillante, elle aurait hurlé pour ne plus être tourmentée par cette ambiguïté. Trop belle, trop étrange, les hommes n'osaient s'en approcher et les femmes lui étaient indifférentes...

Condamnée à errer dans un purgatoire où ni vraiment féminin, ni non plus masculin, l'androgyne aux cheveux courts cherche lui même à se séduire, ne pouvant, comme la Beauté, n'être atteint par personne...

"...Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris ;
J'unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes ;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris..."

 

Photo: Pascal Pierrou

Extrait: La Beauté - Les Fleurs du Mal - Ch. Baudelaire

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 15 Septembre 2012

Miley-C.jpgComment aurais-je pu imaginer que cela n'arriverait pas? Ça me pendait au nez oui! Depuis le temps, tout le quartier avait fini par savoir que je ne jurais que par les femmes aux cheveux courts et qu'elles seules trouvaient grâce à mes yeux...

Malheureusement, le commun des mortel(le)s qui m'entoure, considérant sans doute le sujet d'une négligeable futilité, a toujours vite fait de classer une jolie femme aux cheveux courts dans la case "garçonne" voir même "garçon manqué" ce qui, à la lumière de ma grande expérience dans le domaine et tout aussi stupide que de qualifier un noir d'africain. 

En l'occurrence, ma voisine ce matin là se lamentait de concert avec la femme de l'épicier, voyant dans un magazine les dernières photos d'une chanteuse connue qui justement, depuis quelques temps avait les cheveux coupés très courts. Je passe sur les différentes qualifications évoquées pour tenter de trouver une explication rationnelle à ce changement radical de la jeune célébrité, panorama de toutes les stupidités et lieux communs dont on affuble généralement les femmes aux cheveux courts, entre déviance sexuelle et maladie mortelle...

Bref! Rien de nouveau. Sauf que là, les deux matrones bloquant un peu le passage, je me retrouvais contraint de donner mon avis, chose que je me refusais catégoriquement à faire habituellement, tant il me semblait que cela s'apparentait à la bataille de Don Quichotte contre ses moulins...

Il me fallait donc user de la plus subtile pédagogie pour tenter de faire comprendre aux ménagères qu'une jeune femme aux cheveux courts n'est pas forcément un garçon manqué, loin s'en faut, et que le terme de garçonne induit plus de sous entendus qu'un simple qualificatif pour une coupe de cheveux.... Et là, c'était pas gagné!

Évidemment je ne suis pas entré dans les détails... Lorsque j'ai vu les billes de mes interlocutrices s'arrondirent comme celles de mon chat quand j'essaie de lui faire comprendre qu'il ne doit pas lécher l'écran de la télévision chaque fois qu'il y a une publicité Ronron, je me suis dit que la cause était perdue. 

Irrévocablement, pour mes commères, une coupe de cheveux aussi radicale ne pouvait étre que le premier pas vers un changement définitif... de sexe! Je me suis donc échappé, sans gloire, en prétextant une urgence... médicale.

 

Photo: Vijat Mohindra

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 14 Septembre 2012

Iris Erlings Fran & Shauna

Le soleil brille à  pleins feux
Mais je ne vois que tes yeux
La blancheur de ton corps nu
Devant mes mains éperdues
Viens, ne laisse pas s'enfuir
Les matins brodés d'amour
Viens, ne laisse pas mourir
Les printemps, nos plaisirs

L'amour c'est comme un jour
Ça s'en va, ça s'en va l'amour
C'est comme un jour de soleil en ripaille
Et de lune en chamaille
Et de pluie en bataille
L'amour c'est comme un jour
Ça s'en va, ça s'en va l'amour

C'est comme un jour d'un infini sourire
Une infinie tendresse
Une infinie caresse
L'amour c'est comme un jour
Ça s'en va mon amour

Notre été s'en est allé
Et tes yeux m'ont oublié
Te souviens-tu de ces jours
Où nos cœurs parlaient d'amour
Nous n'avons pu retenir
Que des lambeaux de bonheur
S'il n'y a plus d'avenir
Il nous reste un souvenir

L'amour c'est comme un jour
Ça s'en va, ça s'en va l'amour
C'est comme un jour de soleil en ripaille
Et de lune en chamaille
Et de pluie en bataille
L'amour c'est comme un jour
Ça s'en va, ça s'en va l'amour

C'est comme un jour d'un infini sourire
Une infinie tendresse
Une infinie caresse
L'amour c'est comme un jour
Ça s'en va mon amour

 

Photo: Iris Erlings

Texte: "L'amour c'est comme un jour" - Ch. Aznavour ( 1962 )

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 13 Septembre 2012

25491357_3127191_charm-copie-1.jpgAvec le temps, mes deux égéries étaient devenues expertes pour déchiffrer mes états d'âme et il était bien rare que je puisse plus d'une soirée, rester en tête à tête avec mes pensées, sans que l'une d'elles ne vienne mettre le doigt là où ça fait mal justement...

Passés les premières soirées où la bavaroise, de retour de son salon de la schlague, nous avait régalé avec quelques variantes capillaires, le calme était revenu dans notre home-sweet-home et je me retrouvais ce soir là bien tranquille avec moi même, un peu perdu dans mes songes, ce qui immanquablement attira l'attention de Laora sur moi.

Laora "- Ma che cosa c'é?

Moi - Non rien ma chevrette des Dolomites... c'est juste que j'avais le sentiment que...

Laora - ma dimmi il mio pollo...

Moi - ... ben je me demande si le fait justement de ne nous priver de rien dans ce qui nous excite ne finit pas par me rendre moins sensible... Comme si tout cela devenait trop courant au point d'être banal... Tu vois c'est comme un truc. Je crois que maintenant je ne suis pas simplement sensible aux femmes aux cheveux courts...

Laora - Ah no?

Moi - ... non mais enfin si, mais pas seulement. Je crois que ce que je préfère vraiment c'est quand une jolie femme a les cheveux coupés comme un garçon. Tu vois le truc? Résolument masculin. Mais sans ambiguité puisque c'est une jolie femme, enfin je veux dire c'est pas pour ça qu'on la prend pour un mec... mais en même temps...

Laora - Ah ça y est tou es pédé dé nouveau?

Moi - Non non non... Arrête tu sais bien que je ne le suis pas... D'ailleurs des fois ce serait plus simple je crois... Enfin bref c'est pas le sujet. Non ce qui me plait vraiment, mais vraiment, c'est pas juste que tu aies les cheveux courts. Non, ce que j'aime c'est quand Frid te coupe les cheveux comme un collégien, les oreilles bien dégagées, la nuque bien rasée... Ca me trouble... terriblement.

Laora - Ma qu'est ce qué tou crois, moi aussi tou sais!

Moi - Ah?... alors tout va bien...

 

Dessin: Krysztof Nemeth

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 12 Septembre 2012

Iris-Erlings.jpg

C'était... comment dire? Une idée qui lui trottait dans la tête depuis des années.

Une envie, un désir... Et pour finir une frustration. En fait elle n'avait jamais osé. Pourtant, son for intérieur le lui réclamait, mais c'était comme si elle n'était pas la même personne à l'extérieur et au dedans. Une fois elle avait faillit franchir ses barrières, se libérer. Et puis comme par hasard elle avait rencontré cette personne tellement amoureuse et tellement désirable elle aussi... Du coup elle avait eu peur. Peur de ne plus séduire...

Ces histoires là, quand on les raconte après, on a toujours envie de sourire et de se moquer, gentiment. "Eh bien tu vois, ce n'était pas si terrible" Beaucoup le comprennent, d'autres n'y parviennent pas. Pour eux c'est tellement évident.

C'est pourtant difficile de lutter contre les préjugés, les idées toutes faites, le regard des autres, les traditions, le poids du "qu'en dira-t-on"... C'est sans doute pour ça que les femmes aux cheveux courts semblent toujours plus fortes que les autres, plus déterminées, plus courageuses, plus "engagées"

La longue envie a finit par triompher. Un matin, pleine de courage elle a fait couper ses cheveux longs et c'était comme une récompense, un cadeau qu'elle aurait fait à elle même. Soudain elle avait réussit à faire tomber le paravent derrière lequel durant des années elle était dissimulée et enfin "son intérieur" s'accordait à son image...

 

Photo: Iris Erlings

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 11 Septembre 2012

GosiaTear3.jpg

Il la voit chaque jour et même plusieurs fois par jour. Quelque fois en coup de vent, juste le temps de replacer une mèche ou de lisser un sourcil. D'autres fois il la scrute, observe chaque détail, le regard perçant, des minutes entières. Il connait le grain de sa peau, les nuances de son regard. Il voit bien quand ses cheveux trop longs commencent à l'agacer. Elle se sent moche, il le sait bien, malgré ses efforts, il ne parvient pas à la faire sourire. Souvent il est le premier à la découvrir quand elle revient de chez son coiffeur. Et là le soleil revient sur son visage. Il s'amuse quand elle lui tourne le dos pour tenter de voir sa nuque. Il la voit sourire, grimacer, s'amuser tant elle est séduisante. Il la voit en robe, il la voit en jean, il la voit aussi nue et ne sait pas pour autant quel est son genre. Ce n'est pas son affaire. Il veut juste la voir belle.

Il se souvient d'elle, avant, plus jeune. Les cheveux longs lui allaient bien, jeune fille. Et puis un temps il ne la voyait plus que pour tirer ses cheveux en arrière et nouer une queue de cheval. C'était déjà presque une autre...

Un jour enfin c'est une femme qui est apparue. Quel choc! Deux heures auparavant c'était encore une jeune fille, presqu'une enfant. Lorsqu'elle reparût, elle avait coupé ses cheveux, courts, certains diraient comme un garçon, mais en fait non, elle était devenue femme, un sentiment indéfinissable. Sa tête semblait tendre vers le ciel, son visage plus grave, son corps altier... Et chaque fois qu'il la voyait, tout ce qu'il voulait renvoyer c'était l'image d'une femme authentique.

 

Modèle: Gosia Golab

   

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 9 Septembre 2012

Catherine est une jeune québécoise. Je ne me souviens plus dans quelles circonstances nous nous sommes connus, tellement j'ai le sentiment qu'elle est une de ces femmes aux cheveux courts dont je parle presque chaque jour. Un peu "tomboy", en voyant la chanteuse de "La Roux" elle trouve le style excentrique à souhait et n'hésite pas. Depuis, sa coiffeuse la voit toutes les deux semaines, parce que " j'aime bien les avoir très très courts" dit-elle...

 

CDL.jpgLorsque je suis rentrée pour la première fois à la maison les cheveux presque entièrement rasés, c'est ma mère qui m'a accueillie. Ses lèvres vermeilles ont formé durant un instant un "o" parfait, et elle m'a longuement dévisagée dans une moue désapprobatrice.

"Tu ressembles à un soldat." Le verdict était tombé. Depuis ces deux années, j'ai pu entendre une quantité astronomique de commentaires à propos d'une telle coupe. Plusieurs ont décrit la chose comme charmante, avant- gardiste et audacieuse. Certains propos sont plus douloureux à répéter. Toujours et encore, nonobstant, je me suis bornée à garder mes cheveux courts. Les faire couper de cette manière relevait de l'impulsivité, mais jamais je n'ai réellement envisagé de laisser pousser une fois de plus mon épaisse tignasse puisque j'ai réalisé que l'élégance avait quelque chose de très masculin. Les cheveux courts révèlent une mâchoire saillante et dégagent un port de tête plus droit et longiligne. J'aime bien l'ambiguité qu'une telle coupe crée, ma silhouette filiforme et mes épaules carrées qui font douter de ma nature. Fille ou garçon ? Je me suis offert l'embarras du choix. Mais j'aime aussi penser que je ne porte pas les cheveux longs parce qu'une jeune fille est censée les porter longs. J'aime penser que, dans mon désir d'en finir avec mon indomptable crinière, j'ai pu transcender ce genre d'image toute caricaturée. Les garçons de mon âge, à la recherche de beauté conventionnelle, se butent à mon initiative et, bien souvent, n'apprécient guère ce vertigineux mohawk, ni ce cuir chevelu presque nu. Je ne considère pourtant pas la beauté comme conventionnelle et je continue de croire que ma différence m'apporte un sentiment de force et d'individualité. Elle souligne mon détachement vis-à-vis la norme sociale et, je dois l'avouer, j'en suis terriblement fière.


 

Texte: Catherine Dumont Lévesque

Dans la playlist de Catherine:

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 8 Septembre 2012

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L'essentiel dans la vie, c'est d'avoir du style! Savoir être sophistiqué(e) tout en se reconnaissant soi même, être bien dans sa peau et fier(e) de l'image qu'on projette. Après, c'est une question de caractère. Oui enfin, ça peut paraître simple comme ça, mais on peut rapidement considérer que le sujet est futile et de second ordre. Surtout lorsqu'on se rend compte que pour entretenir cette superbe coupe au dégradé millimétré il faut passer chez le coiffeur tous les 15 jours, au pire, une fois par mois. Et là, c'est le drame!

Selon l'endroit où vous aurez vos habitudes, il faudra débourser pas moins de 30€, ce qui, mine de rien, représente un budget quand on est étudiante par exemple. Alors on peut toujours dégotter LE salon, celui où on fait pas de chichis, celui où on vous manie la tondeuse avec aisance et où on sait parfaitement comprendre ce que vous attendez. Et puis même négocier son plan d'entretien pour être sûr(e) que la coupe sera toujours impeccable. Néanmoins il en coûtera toujours plus que pour un garçon... alors que la coupe est la même. C'est vraiment trop pinjuste!

Alors faut-il pour autant renoncer, abandonner tout style et toute sophisitcation? Laisser la friche s'installer et se transformer en bergère du Larzac avec une chevelure où même pour le peigne c'est "No pasaran"?

J'avoue que je me sens impuissant devant autant d'injustice. Mais je lutte...Et dans ce domaine une chose est sûre... I'll be there!

 

Photo: Sax & Maskin

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 7 Septembre 2012

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L'agitation de la ville n'est pas parvenue à la distraire. Les lumières défilent, dans le bruit et l'odeur d'asphalte. L'air est épais et tout semble grouiller autour d'elle. Les taxis klaxonnent et les sirènes s'appellent et s'apostrophent, pompiers, flics, ambulances.... Dans la nuit qui commence, le monde tourbillonne et s'affole.

Elle chancelle et s'appuie au mur, mais ce n'est pas l'agitation qui l'enivre. Juste le besoin de fermer les yeux, de regarder son intérieur. A deux pas d'ici ils se sont dit adieu, sur un quai bruyant, dans une foule indifférente. C'est la fin de l'été, l'heure où chacun est happé par sa vie, sans avoir la force de résister au courant. Ils se sont promis, se sont juré... mais quand les chemins se séparent, déjà les promesses s'estompent. C'est presque un jeu de faire semblant d'y croire...

Les yeux clos elle le revoit, elle l'entend encore. Il aimait ses cheveux courts, quelle drôle d'idée... En les caressant il lui racontait l'histoire du renard apprivoisé du Petit Prince... sans doute pensera-t-il à elle en voyant les champs de blé? Tout comme elle pensera à lui en glissant ses doigts à travers ses cheveux blonds pour relever sa mèche sur son front. A quoi ça tient parfois?

C'est un énorme camion rouge et blanc de Ladder 1 dont la sirène a hurlé et l'a fait sursauter... comme un réveil.    

 

 

Photo: Arnold Veber

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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