Publié le 19 Août 2012

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C'est pas la première fois que je le dis. Des fois, mes contemporains me désespèrent. Au hasard de mes lectures quotidiennes faites de magazines peoples et de fanzines, je découvre un gros titre qui me glace d'effroi: " Miley Cyrus pète les plombs et se rase la tête". La stupeur passée, je pousse un gros soupir en me disant qu'on m'a déjà fait le coup avec Britney Spears. Quant à Miley Cyrus, j'en étais resté à Hannah Montana alors forcément je suis un peu étonné de découvrir une jeune femme plutôt mignonne et souriante sous sa blondeur.

Mais du coup mon agacement va direct sur les rédacteurs de ces magazines ( j'ose pas dire journaliste j'aurais l'impression de faire du tort à quelqu'un ) qui pour ajouter du sensationnel à l'événement en rajoutent des tonnes et surtout parlent d'une simple coupe de cheveux comme si la belle en était irrémédiablement défigurée.

C'est pas pour faire mon chieur et prendre toujours le contre-pied dans ce genre de non-événement, mais je trouve moi, bien au contraire, que mademoiselle Cyrus gagne sur tous les tableaux en osant tailler ses cheveux si courts. Dans mon esprit je me dis d'un coup: "Tiens, finalement cette jeune femme a un cerveau. elle n'est pas seulement la petite fille surexposée, vedette de série, chanteuse et actrice prodige comme les américains savent faire souvent. Elle aurait pu devenir Paris Hilton, juste à gérer son image de minette sans neurone. Au lieu de ça elle renverse la table, brise le miroir et se montre pleine de détermination et de courage, telle qu'elle même.

Bon, on est content pour elle. Enfin tout ça pour dire que sous prétexte qu'on est connue, ou pas,  on aurait plus le droit d'être soi même, on ne s'appartiendrait plus, pour satisfaire un entourage habitué à nous voir de telle ou telle manière?

Non des fois, j'vous jure, ça m'tue!

 

Photo: Instagram Miley Cyrus

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 18 Août 2012

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Le départ de la blonde pour ses pâturages tyroliens avait provoqué un calme surprenant. Le désarrois des premiers jours avait cédé la place à une ambiance de vacances pour nous aussi qui restions dans la grande ville. Laora persistait à s'habiller avec ma garde robe et perfidement elle m'avait offert de piocher dans la sienne sans me gêner...

J'étais un peu stupéfait par l'acharnement qu'elle mettait à se faire couper les cheveux toujours très courts et à entretenir sa coupe de façon régulière, m'entraînant à chaque fois avec elle. Cela donnait bien sûr un bonus particulier à son style, cette fois résolument androgyne. Et je finissais par me dire que pour un peu j'étais presque "normal" en comparaison du fétichisme dont elle faisait preuve. Enfin c'est ce que je croyais parce que de son côté la transalpine niait absolument, s'obstinant à dire que ce n'était qu'une question de style, que de toute façon elle avait toujours été une femme sophistiquée et que, masculin ou féminin, un style ne supporte pas le négligé. Des arguments auxquels je souscrivais bien sûr, mais je sentais bien, moi, qu'avoir la nuque tondue provoquait chez elle une émotion particulière. 

Finalement, depuis le temps, entre Frida, la psy la plus allumée que j'ai jamais rencontrée et Laora la fashionista fétichiste, j'avais toutes les raisons de me croire "normal"...

Du coup, j'avais hâte d'annoncer cette nouvelle à Frida, qui dans un message laconique nous promettait un retour imminent.

 

Coiffure: Carl Keeley

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 17 Août 2012

Cam.jpg"J'aimerai tellement être toi!

- Tu ne peux pas voyons. Je suis un garçon

- Mais si regarde, je me couperai les cheveux comme toi, je porterai tes vêtements...

- Et tu penses que ça suffira?

- Oh je sais bien... mais peu importe! Si je suis ton frère, ton amant, ton ami... je serai juste comme toi. 

- Et crois tu que c'est seulement une question d'apparence?

- Non mais tu me connais toi, tu sais bien qui je suis...

- Oui tu as raison, un vrai garçon manqué!

- Un garçon idéal tu veux dire! Avec suffisamment de féminité pour ne pas être "manqué" justement.

- Oui enfin, tu sais bien, c'est l'expression... Tu ne veux plus être fille?

- Au contraire! Je voudrais réussir cette alchimie, être un garçon avec mon âme de fille, pouvoir aimer qui je veux et surtout...

- Oui?

- ...surtout que l'on m'aime comme je suis."

 

Photo: Camilla F.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 16 Août 2012

Bon je dis tout! Il m'arrive régulièrement m'adonner à certaines tâches ménagères chez moi. En général cela se passe le dimanche matin, pendant que ma voisine est à la messe pour veiller au salut de mon âme. En même temps cela lui évite le risque de découvrir cette facette de ma personnalité qui pourrait bouleverser ses convictions et remettre en cause dans son esprit mon statut de mâle.

coiff.JPGEt pourquoi je raconte ça? Eh bien parce qu'en maniant le plumeau je me suis surpris à penser que parfois ça ne nous ferait pas de mal de chasser la poussière aussi dans nos esprits. Un peu comme ce petit meuble sur lequel je me contentais de passer un chiffons et dont j'admirais la patine à ce moment là, mais que je finissais par ne plus voir vraiment... Jusqu'au jour où faute de chiffons j'ai pris une éponge qui devait être encore imprégnée de produit ménager. Et surprise! Le petit meuble, que je croyais depuis toujours et pour toujours d'une couleur incertaine, acquise avec le temps et la routine, me révélait une couleur bien plus claire, chaleureuse et boisée. Et d'un coup je me retrouvais avec un nouveau meuble dans mon intérieur. Et ce meuble depuis je n'arrête pas de le regarder, tellement il me semble intéressant, beau et assorti à ma décoration...

Je crois que c'est un peu pareil pour nous. A force de nous habituer à un style vestimentaire, une coiffure, on finit pas devenir invisible peut être? A force d'être sûr de tout, on finit par ne plus rien remettre en question. Trop de convictions parfois finissent par nous rendre aveugle...

Comme quoi, le ménage des fois, ça a du bon!

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 15 Août 2012

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Au premier coup d'oeil j'ai envie de penser à une grande fille aux cheveux blonds foncés, coupés à la façon de Jean Seberg dans "Bonjour tristesse". D'ailleurs c'est l'idée générale, en voyant cette oeuvre j'ai tout de suite pensé à ce film. Moins de soleil, plus de verdure, peut être, mais peu importe.

Après, je sais bien que l'idée ne résiste pas à un examen plus approfondi, les mains, les pieds, quelque chose dans la découpe de ce visage, l'arcade... 

Alors en se penchant un peu plus sur l'artiste, j'apprend qu'il a peint son fils Nicky sur les bords de je ne sais quelle rivière du Maine... et ça me fait sourire. Parce que définitivement pour moi ce tableau représentera une fille androgyne, grande et mince comme le sont les mannequins d'aujourd'hui, avec un short en jean et une chemise d'homme, les cheveux taillés courts et laissés tels qu'ils sortiraient d'une nuit de sommeil...

Et Andrew Wyeth aurait eu beau faire, s'il avait pu, pour me convaincre qu'il s'agissait bien de son fils, je l'aurai cru sans doute, mais revenu au tableau j'aurai retrouvé cette image féminine, peut être, en tout cas dont l'ambiguïté du genre me fait penser à une fille. Et cette fille je voudrais croire qu'elle est comme Cécile, l'héroïne de Sagan, découvrant cette infinie tristesse. Et cela n'enlève rien au talent du peintre, au contraire, je l'admire de m'avoir fait rêver. Hein Andy? Don't worry! 

 

Toile: Andrew Wyeth - Above the narrows - 1960

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 14 Août 2012

Lise A

L'ange l'avait abandonné. C'était toujours comme ça. Et chaque fois il se posait la question. Est ce que la tristesse l'envahissait parce que l'ange disparaissait, ou est ce que sa tristesse faisait fuir son ange? Et il ne savait pas. Il ne savait pas parce qu'il ne se rendait pas compte à quel moment il devenait triste. Alors forcément cela le rendait encore plus triste. 

Il se complaisait un peu dans cet état, laissait la mélancolie le gagner, vivait de nostalgies et puis la grisaille s'estompait, le soleil revenait parce que toujours il finissait par penser à elle...

Et il suffisait qu'un sourire revienne pour que l'ange reparaisse, un peu endormie.

 

Modèle: Lise Aanes

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 13 Août 2012

Linda-Evangelista.jpgIl y a toujours des hauts et des bas... Des jours avec et des jours sans.. Des jours pleins de rencontres enrichissantes et d'autres envahis par d'obscures anoymes qui préfèrent rester caché(e)s même s'il faut pour ça bafouer la plus simple des politesses.

Et puis, partant de là, la loi de Murphy s'applique et subitement plus rien ne va. Et c'est bien connu, la Vie, ça va, ça vient et quand ça vient, ça va!... mais quand ça vient pas?

Bref! Pour un lundi, des fois, on peut rêver mieux. Manquait plus que la boulangère pour me sortir encore des énormités sur les genres ou la dernière émission vue, pour lui apprendre à élever ses enfants. Et les filles ça doit être comme ça et les garçons comme ci. Chaussettes bleues et pyjama rose... Y en a marre!

Je vais de ce pas acheter une panoplie de Batman pour ma fille. Je suis sûr que ça va l'éclater de jouer au Super Héros. Et si ça lui donne assez d'assurance pour plus tard jouer une mi-temps dans chaque camp, eh bien ce sera toujours ça de gagné!

 

Photo: Linda Evangelista- pub Kenar

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 11 Août 2012

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Mais il arriva que le petit prince, ayant longtemps marché à travers les sables, les rocs et les neiges, découvrit enfin une route. Et les routes vont toutes chez les hommes.

- Bonjour, dit-il.

C'était un jardin fleuri de roses.

- Bonjour, dirent les roses.

Le petit prince les regarda. Elles ressemblaient toutes à sa fleur.

- Qui êtes-vous ? leur demanda-t-il, stupéfait.

- Nous sommes des roses, dirent les roses.

- Ah! fit le petit prince...

Et il se sentit très malheureux. Sa fleur lui avait raconté qu'elle était seule de son espèce dans l'univers. Et voici qu'il en était cinq mille, toutes semblables, dans un seul jardin !

"Elle serait bien vexée, se dit-il, si elle voyait ça... elle tousserait énormément et ferait semblant de mourir pour échapper au ridicule. Et je serais bien obligé de faire semblant de la soigner, car, sinon, pour m'humilier moi aussi, elle se laisserait vraiment mourir..."

Puis il se dit encore: "Je me croyais riche d'une fleur unique, et je ne possède qu'une rose ordinaire. Ça et mes trois volcans qui m'arrivent au genou, et dont l'un, peut-être, est éteint pour toujours, ça ne fait pas de moi un bien grand prince..." Et, couché dans l'herbe, il pleura.

 

Texte A. De St Exupéry - Le Petit Prince, Chapitre XX

Photo: Gosia Golab

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 10 Août 2012

Courtney2

La grande différence avec Tao, c'était que même si parfois elle me montrait de l'affection, nos rapports ne seraient jamais aussi intimes que ceux qui nous liaient, Moïra et moi. C'était un crève-coeur, je dois l'avouer, mais définitivement Tao aimait les femmes. D'autant plus que je la voyais évoluer, se comporter, mener ses opérations, tout comme le faisait Moïra et les similitudes devenaient de plus en plus criantes, jusque dans sa silhouette depuis qu'elle affectait de se couper les cheveux comme le faisait son héroïne. 

Ça me faisait du bien de retrouver le "terrain". Depuis longtemps je n'avais pas trainé mes guêtres sur les bords de la Tamise. Pour ce repérage nous étions en couple et il faut dire que l'ambiance était vraiment agréable tellement Tao savait jouer ce genre de rôle avec moi, même si le soir venu, à l'hôtel, je ne pouvais me contenter d'autre chose que d'un chaste bisou avant de dormir, malgré tout dans le même lit, mais uniquement pour des raisons professionnelles. 

Le dernier jour Tao m'a entraîné du côté de Camden Town et son marché. Ce genre de balad, si elle ne représentait aucun intérêt pour la mission avait le mérite d'étoffer notre couverture de couple en goguette. Et là, dans une ruelle, comme si elle savait parfaitement où elle allait, Tao est entrée dans une boutique que les anglo saxons signalent par une sorte de cylindre à bandes tricolores tournant sur lui même et donnant une impression de vis sans fin... Un barbershop! L'endroit été tenu par un jamaïcain et les portraits de Bob Marley envahissaient les murs. Sans complexe Tao s'était déjà installée sur le fauteuil et je restais spectateur durant la coupe que le fan de reggae exécutait aux accents de "Buffalo Soldier"...

Cette vision nouvelle de Tao brouillait encore davantage mon souvenir de Moïra et la confusion de mes sentiments était totale. Comme pour me punir Tao devenait encore plus désirable et j'étais en train de tomber amoureux d'elle...

 

Modèle: Courtney McCullough

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Tao

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Publié le 8 Août 2012

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En la regardant de près la mer paraissait tourmentée, claquant sur les rochers, taillant leurs contours tranchants, vagues après vagues,  chaque fois davantage . Mais en levant le regard son immensité semblait plutôt calme, jouant avec le soleil du matin, comme on imagine les gosses qui jouent avec un miroir, projetant des éclats de lumière dans les yeux des passants... Dans ce tableau de bleu scintillant et de noir menaçant il faut ajouter le parfum de l'océan qui embaume la brise et la plainte ci ou là d'une sterne ou d'un goéland.

Et dans ce champ son corps nu apparaît, sa démarche provoquant un jeu d'ombres et de lumières, du creux des reins jusqu'aux dernières vertèbres. De sa peau dorée jusqu'au blond de ses cheveux délavés les nuances s'harmonisent comme sur sa nuque où le ton se dégrade du clair au sombre...

Finalement le soleil tout au long de sa course accentue les couleurs, blanchissant les courtes mèches blondes et bronzant la peau de miel. Et le tableau ainsi dressé devient impressionniste... 

 

Photo: Jelena Martinovic

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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