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Les Affranchies

Quand le soleil revient

9 Juin 2012 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés

Maïlys 2Maïlys 3Je me baladais hier dans ma jolie ville du Sud et je sentais bien qu'il y avait un parfum estival qui flottait dans les rues envahies de piétons. Je me suis arrêté pour papoter avec Gilles et Régine, mes coiffeurs préférés, de la pluie et du beau temps. Anne l'amie blogueuse nous a rejoint en voisine. Dans cette ruelle c'est un peu comme la place du village, les gens s'interpellent, s'arrêtent, discutent, repartent... Une jeune femme est venue se faire couper les cheveux, puis d'autres sont arrivés et j'ai poursuivi mon chemin de badaud. Et à deux pas de là j'ai aperçu cette jeune femme au teint mat, un peu cachée par ses Wayfarer. Elle était accompagnée par d'autres femmes. J'ai pensé qu'elles étaient étrangères, l'instant n'était pas propice, j'ai hésité et finalement elles sont parties... J'ai donc poursuivi ma route vers mon bureau de la place Jean Jaurès. Là personne ne m'attendait, je suis reparti en ayant le secret espoir de retomber sur cette jolie personne à la coupe de cheveux tellement remarquable. Et quand les choses doivent arriver, elles arrivent. Je retrouve donc la belle, lui parle du blog, de son esprit, de ma démarche. Je comprend que parler de cette coupe de cheveux est quelque chose de récurent pour elle depuis qu'elle l'a adoptée et cela semble récent. Mais je ne veux pas l'accaparer, juste quelques photos. Elle accepte. Maïlys est belle, irrémédiablement, elle a du style et ses cheveux sont tondus, sauf cette masse souple dessus, suffisamment longue et harmonieusement taillée pour être coiffée dans un mouvement élégant.

 

 

 

MaïlysMailys-4.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette rencontre aurait pu suffire à mon bonheur et je dois encore remercier Maïlys pour sa gentillesse et son sourire. Pourtant, il y a des jours comme ça, alors que cette fois je m'étais résolu à boire un café à mon bureau, j'ai aperçu une autre jeune femme digne à mes yeux d'apparaître sur le blog. Il faut savoir saisir les opportunités lorsqu'elles se présentent et j'ai donc décidé de fondre sur cette nouvelle proie.

Cette fois la tonalité est différente. "Lola", c'est ainsi que nous avons décidé qu'elle se nommerait, fait le choix de préserver un peu son intimité. Pas de vrai prénom et pas de photo de face. Cela n'empêchera pas ses proches de la reconnaître, mais je ne la blâme pas, connaissant les divagations de l'Internet. Mais pour le coup les photos sont moins importantes que la discussion que nous avons "Lola" et moi dans cette rue très passante. C'est une jeune femme de caractère, une vraie femme aux cheveux courts. Ses cheveux, c'est elle qui les coupe, des fois, sinon elle a trouvé un coiffeur qui sait bien couper les cheveux très courts, à son goût. Elle dit que là, par exemple, ils sont un peu longs, mais que c'est par période. Elle les a eu plus longs, plus courts aussi, elle ne s'empêche rien... On bavarde, on partage nos opinions on se trouve des points communs, en tout cas on converge sur beaucoup d'idées reçues, de préjugés et de clichés qui touchent les femmes aux cheveux courts. Son style et sa décontraction me rappelle ma chère Delphine ( Delf si tu me lis, je t'embrasse )... 

Avec cette jolie Lola nous aurions pu discuter ainsi des heures sans doute, parler de style, de genre, de tolérance et d'ouverture d'esprit. On s'est quitté, elle m'a promis de venir voir le blog et j'espère que nous pourrons encore bavarder du hasard des rencontres et de la richesse des échanges...

Merci jolies ( jeunes ) femmes aux cheveux courts.

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Réminiscence

8 Juin 2012 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

sybil--copie-1.jpg

Voilà trois jours que j'ai ce portrait de Sybil Rondeau sous les yeux. Et depuis trois jours j'ai ce sentiment étrange de retrouver quelqu'un que je connais mais sans savoir qui exactement. Et je n'arrive pas à m'en défaire. Ce corps étroit, ce visage grave, ces cheveux lisses et brillants qui tombent comme un voile sur le visage... Et puis ce matin j'ouvre une nouvelle page, j'y colle cette image, un peu recadrée. Malgré le grain les cheveux y paraîssent toujours aussi soyeux, denses et incapables de la moindre boucle. Le "marcel" perd son âme, il devient féminin, sensuel, voir érotique. Mais l'allure malgré le vêtement et ce bijou discret reste masculine. Cette image m'interpelle, interroge mes souvenirs mais je ne parviens pas à écrire...

En désespoir de cause je cherche une musique qui saurait accompagner ce portrait étrange et délivrer mon inspiration. Les accords de basse d'une vieille série... Alors c'est comme un puzzle resté des jours sans solution qui soudain s'emboite naturellement... Comment s'appelait-elle? Nous dansions et ce corps façonné par le sport excitait mes sens. Cette mèche, la même, glissait sur son visage... Elle avait un prénom sans genre mais tout le monde l'appelait Do. C'est elle! C'est bien elle qui ressurgit à ma mémoire, adorable garçonne de mon enfance. Dominique, la parisienne. Elle avait les cheveux plus longs, raides et fluides, coupés droit et deux barettes dégageaient son visage. Mais très vite elle est apparue avec les cheveux courts, très courts et c'était excitant de la voir avec cette coupe de garçon, cette mèche dans les yeux et la nuque rasée. Elle était sans complexe et naturelle. Autant dire que cela faisait sensation dans ce petit coin de province...

C'était donc elle qui frappait à mon esprit avec cette photo, traînant un cortège de nostalgie, de souvenirs étranges, d'amour et de regrets...

 

Modèle: Sybil Rondeau

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Une blessure étrange dans ton coeur

7 Juin 2012 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

daniela-vladimirova.jpg

Suzanne takes you down to her place near the river

You can hear the boats go by
You can spend the night beside her
And you know, she's half crazy

It's why you want to be there
She feeds you tea and oranges
That come all the way from China

And just when you mean to tell her
You have no love to give her
She gets you on her wavelength
And she lets the river answer
You've always been her lover

And you want to travel with her
And you want to travel blind
And know she will trust you
For you've touched her perfect body with your mind

Jesus was a sailor
When He walked upon the water
And He spent a long time watching
From His lonely wooden tower

And when He knew for certain
Only drowning men could see Him
He said,"All men will be sailors then
Until the sea shall free them"

But He, Himself was broken
Long before the sky would open
Forsaken, almost human
He sank beneath your wisdom like a stone

And you want to travel with him
You want to travel blind
And you know he will find you
For he's touched your perfect body with his mind

Suzanne takes your hand now
And she leads you to the river
She is wearing rags and feathers
From Salvation Army counters

And the sun pours down like honey
On our, our lady of the harbor
She shows you where to look
Among the garbage and the flowers

There are heroes in the seaweed
There are children in the morning
They are leaning out for love
And they will lean that way forever
While Suzanne holds the mirror

And you want to travel with her
You want to travel blind
And you know she'll find you
For she's touched your perfect body with her mind



Texte: Leonard Cohen

Photo: Daniela Vladimirova

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En ce temps là

6 Juin 2012 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Perdu dans les affres d'une mortelle soirée d'ennui, je me suis intéressé à un programme racontant très pédagogiquement le fonctionnement de l'antique cité de Sparte. Totalement dédier à la fonction guerrière, le mâle spartiate est élevé dans une culture violente et disciplinée dont aujourd'hui encore son nom est synonyme. Si l'homme était un soldat expert, la femme de Sparte n'en était pas pour autant réduite à une fonction matérielle. Au contraire disent les historiens, elle était le socle, la matrice de la cité, toute aussi forte moralement que le guerrier et dévolue au développement démographique et social du puissant état.

Ce qui a surpris mon esprit d'occidental moderne fut d'apprendre que l'homosexualité était quasiment une règle, les jeunes hommes très tôt enlevés à leur mère pour être "dressés" comme des guerriers n'avaient que très peu de contacts, avant le mariage, avec les femmes. A tel point que, la veille des noces, la future épouse devait être "défeminisée" afin de ne pas trop perturber la libido masculine habituée aux pratiques homo. Ainsi la jeune fille avait la tête rasée, ce qui pouvait, dans la fièvre d'une nuit de noce, donner l'illusion qu'elle était un garçon.

L'anecdote m'a parut un peu tirée par les cheveux, même révélée par un vieux monsieur poussiéreux et savant, mais finalement je ne pouvais que m'en remttre à la Science et l'admettre.  D'ailleurs pour tout dire l'idée me plaît assez. 

Je crois hélas que je n'aurais pas pu compter sur ma professeur de grec ancien pour me révéler de tels détails de la vie courante, 400 ans avant JC. Dommage...

 

Modèle: Saskia de Brauw

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Gourmandise

5 Juin 2012 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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L'expérience, pour qui ne l'a jamais tentée, semble d'une portée moyenne, voir négligeable. Inutile de chercher à convaincre. Cependant il existe des initiées, adeptes souvent inconditionnelles, de ce petit plaisir à la fois narcissique et intime. C'est pour certaines presque naturel, depuis toujours et pour d'autres l'aboutissement d'une longue hésitation où l'envie se disputait à l'appréhension, la peur peut être même, souvent irrationnelle. Et puis ce noeud qui nouait un peu l'estomac chaque fois qu'on y pensait s'est un jour défait quand l'envie a enfin pris le dessus. Les cheveux courts, oui bien sûr, c'est déjà un grand pas. Mais plus encore, le désir de mettre en valeur sa nuque jusque là négligée injustement. Et pour lui faire un écrin, enchâsser ce bijou harmonieusement il faut la finesse et la précision d'une coupe savamment dégradée, très courte, presque tondue à cet endroit. Alors il y a le trac des mots, pour exprimer son envie, faire comprendre son désir, puis la peur des actes, lorsque les choses semblent définitives et irrémédiables et que, la tête un peu baissée, il faut laisser les lames d'acier trancher. Mais en fermant les yeux tout un cinéma fantasmatique s'installe et la peur s'enfuit. 

C'est alors un monde de sensations nouvelles qui s'ouvre. Le premier geste amène la main sur cette nuque enfin dévoilée et les doigts sont excités par ce duvet qui picote et semble comme le velours lorsque la main remonte doucement. Ce n'est que bien plus tard que l'on perçoit le regard des autres et il semble alors que personne n'est plus indifférent, que les têtes se tournent et les yeux pétillent...

Difficile après cette expérience là de revenir en arrière. Si l'alchimie s'est produite, l'addiction sera totale et il sera cruelle de ne plus céder au plaisir de cette délicieuse gourmandise.

 

Photo: Zanussa

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Surprise et stupéfaction

4 Juin 2012 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Je ne sais pas si j'ai jamais parlé ici de la fascination qu'exercent sur moi les statistiques. Si, déjà? Eh bien ça continu! Comme un fonctionnaire zélé du ministère du temps libre, de la prospective et du redressement progressif, je m'attache à éplucher scrupuleusement chaque matin les différentes données que me fournissent Overblog, Facebook, Blog-it, l'IFOP et la NASA et chaque jour je découvre avec surprise un nouvel élément qui nourrit ma stupéfaction.

Pour faire un petit résumé, en matière de fréquentation je ne me plains pas. J'ai depuis longtemps fait mon deuil des scores astronomiques réalisés par les blogs de mode ou de critique de télé-réalité et je suis satifait des quelques centaines de visites quotidiennes. La qualité plutôt que la quantité... Mais, jamais content, je m'aperçois qu'au lieu de voir mes habitué(e)s placer l'url du blog dans leurs favoris, de plus en plus l'accès à ces pages se fait via Google. Alors bon, il y a la découverte. Le blog est si bien référencé que n'importe quelle requête va fournir un lien vers ma prose et ça, ça m'épate vraiment... Mais les autres? Les fans, les quotidiens? Comme si il y avait une volonté de discrétion, une sorte de paranoïa, un désir de ne surtout pas faire savoir qu'on se laisse aller à visiter ce blog, ou une petite honte à avouer que, ben oui, on-aime-les-femmes-aux-cheveux-courts-et-alors-qu'est-ce-qu'il-y-a-de-mal-à-ça?

Bon mais ça c'est pas grave! Ce qui m'inquiète, c'est que depuis que la page Facebook du blog existe et après un démarrage fulgurant, les "followers" s'épuisent et que l'effet boule de neige, les amis de mes amis sont mes amis, ne semble pas se produire...

Bon mais c'est pas important! La dernière chose qui me fait halluciner, ce sont les requêtes des moteurs de recherche, bon de Google quoi. Je passe les trucs pervers du genre " ma belle mère en pantoufle chez le coiffeur ", la nature humaine restera toujours insondable pour moi... non le plus fort, le plus remarquable de ces derniers jours c'est le nombre de demande à propos de Sophie Hatt. Je n'aurais pas imaginé un seul instant qu'un commissaire de police puisse conduire ici une centaine de lectrices/lecteurs. C'est le cas pourtant! C'est dingue comme cette femme attise la curiosité. Du coup, je me retrouve avec tous les services de sécurité de mon dentier qui ont au moins jeté un oeil par ici, mais aussi tous les groupuscules terroristes qui en veulent à mon beau pays en général et à Flanby en particulier. 

Merde! Ca fout les j'tons!

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Le parfum de Brett Ashley

3 Juin 2012 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

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C'était le fantôme d'Hemingway qui rôdait par là... Il lui venait à l'esprit les héroïnes de ses romans, la troublante lady Ashley ou Catherine Bourne... Des femmes de qualité à l'allure souvent ambiguë, mêlant leur féminité absolue au costume d'homme ou à la coupe de cheveux de collégien. Il pouvait imaginer en la regardant être au soleil du Grau du Roi ou dans les arênes de Pampelune, dans le Paris entre deux guerres ou la Côte d'Azur année 50. Il y avait dans son sillage les effluves d'un parfum réputé qui contribuait à lui tourner la tête. Sûr que le vieil Ernest aurait trouvé un héros à la mesure de cette femme s'il l'avait eu, comme lui, sous les yeux. Lui même en aurait été amoureux puisqu'il savait si bien décrire ces détails dans ses romans. Et comme si la jeune femme entendait ses pensées, elle abandonna sa main sur sa nuque, laissant les doigts nonchalants caresser ses cheveux tondus... A la différence des garçons, les lignes n'étaient pas franchement marquées et le duvet courait plus bas sur la peau, ayant échappé au rasoir qui aurait délimité sans pitié la coiffure d'un garçonnet. La texture était douce, soyeuse, animale et elle semblait se délecter à sa caresse.

Il aurait pu comme Robert Jordan, murmurer à l'oreille de Maria comment ses cheveux allaient repousser, ou comme David Bourne écouter le récit du passage de sa femme chez ce coiffeur de Biarritz. Cela lui semblait naturel en cette circonstance. 

Rompant le charme de cet instant, d'un clin d'oeil il congédia le fantôme du vénérable écrivain, posa une main sur l'épaule de sa compagne et lui attrappa la nuque avant de l'embrasser...

 

Photo: Silvia Arenas par Albert Madaula

Références: Le soleil se lève aussi - Le jardin d'Eden - Pour qui sonne le glas

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La peur du sot

1 Juin 2012 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

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C'est ton ignorance qui te fait peur. Ce que tu ignores t'effraie. Te voilà soudain troublé par cette androgyne, son allure de garçon, ses cheveux courts et ses hanches étroites. Et tu lui en veux, sans la connaître, d'être elle même et de paraître indifférente. Pourtant tu la désires tout autant que tu t'en veux de la désirer. Tu as peur de toi même parce que tu crois que ce sentiment naissant t'entraîne dans la perversité et ce monde que chacun a cherché à te faire haïr, depuis toujours. Et dans tes certitudes tu l'imagines cultiver à dessein ce style ambigu, juste pour provoquer les esprits simples qui comme toi croient aux choses trop compliquées... 

Elle, la jolie garçonne, a bien moins de certitudes, juste à la place de tous tes tabous, l'envie d'aimer et de l'être à son tour, affranchie des codes malsains qui voulaient, à elle aussi, faire croire que pour aimer il fallait des conditions.

Et tout à coup tu te sens soulagé de la voir embrasser une fille et ton angoisse disparaît pour laisser la haine s'installer. Te voilà légitime dans ta rancoeur et absout de tes mauvaises pensées... Pourtant si c'était un garçon à qui elle avait sourit, tu lui en aurais voulu tout autant, par dépit, de te voir délaissé pour un autre... Pauvre sot.

L'amour n'a pas de genre, il n'est fait que d'envie et de désir partagé.

 

Modèle: Dani Shay

Samedi 2 juin 2011

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