Publié le 8 Mars 2011

MSS044.7.A045Bon alors pour marquer le coup, en ce 8 mars, je voudrais moi faire mon petit hommage à mes petites soeurs qui ont choisi de servir leur pays en portant un uniforme. Parce que cela aussi, avant d'être un réel combat, a été une lutte pour arriver à occuper, presque, tous les postes que peut offrir l'Armée. Celles qui , il y a 60 ans, ne pouvaient que se contenter d'être des "auxiliaires", peuvent, comme leur camarades masculins, devenir, tireur(e ? ) d'élite, pilote de chasse, conducteur(e ? ) de char d'assaut, chef de section d'infanterie, médecin, parachutiste, commando ou instructeur( e ? ) ...

Et ainsi, sans compter et sans peur, s'engager dans un métier ou le sacrifice ultime fait partie du contrat, comme si c'était déjà pas assez compliqué comme ça... Respect!

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 8 Mars 2011

shg227014.jpgCette fois encore elle avait gagné son combat matinal. Voilà 3 mois bientôt que cela durait. Au début c'était facile. L'enthousiasme était là et la difficulté peu flagrante. Et puis, au bout du premier mois les choses se sont corsées, il a fallu faire appel, déjà, à des artifices. 45 jours et la date fatidique du rendez vous était passée. Il fallait tenir, s'accrocher et chaque matin lutter pour affronter dignement le monde. Un combat âpre et sans concessions. Tout y passait, gel, cire, gomina, pinces, épingles... Parfois même un bonnet, arme ultime contre la dépression, aux effets moyens.

Depuis le premier jour de l'année, à cause de ces foutues résolutions, il fallait lutter, entre elle et elle même, pour s'accepter, se trouver une allure que l'on ne détesterait pas et resister à la terrible tentation de filer directement et sans rendez vous chez ....Le coiffeur!

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 6 Mars 2011

ashanewman3.jpgOui, j'ai comme ça, le dimanche soir des interrogations qui, même si elles ne m'empêchent pas de dormir, reviennent régulièrement à mon esprit. Par exemple, je me demande ce qui fait qu'une femme qui a les cheveux courts, puisse avoir envie de les laisser pousser, quand on sait ce que cela représente de volonté et de courage pour affronter, matin après matin une tête que l'on trouve abominable tellement elle ne nous correspond plus et d'imagination pour arriver à finir finalement joliment apprêtée malgré tout, grâce à des artifices en tous genres. Une envie de cheveux courts, quand on a toujours eu les cheveux longs, ça s'explique et on sait que le plus dur c'est de franchir le premier pas, l'angoisse résidant dans la question: Est ce que cela va m'aller? Alors que l'inverse n'est pas angoissant puisque on sait déjà la tête que l'on a avec des cheveux longs. Vous me suivez là? Sauf que, ça prend quelques minutes pour couper ses cheveux alors qu'il faut des mois pour les laisser pousser. Alors je me dis bêtement qu'une femme qui a mûri son envie de couper ses cheveux et trouve le courage de le faire, n'a aucune, mais aucune raison pour revenir en arrière et s'infliger le calvaire que peut représenter les mois de repousse. Sauf à considérer que cette femme là n'est pas vraiment une femme aux cheveux courts et que sa démarche n'avait d'autre but que " l'expérience". Mais bon sang, y a des perruques pour ça!

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 5 Mars 2011

McIsaac

Malgré le soleil, le froid était mordant mais elle ne le sentait pas vraiment. La semaine dernière elle était dans la vallée de Kapisa, dans ce pays où le ciel semble délavé, le bleu dilué par les neiges des sommets. Elle avait suivi une patrouille jusqu'à un village perdu, ramenant à Paris les images de ces femmes fantômes et de ces petites filles dont la vie ne vaut pas grand chose s'il n'y a pas un vieux pour les marier. Les soldats qui l'accompagnaient, l'avaient prise au sérieux, malgré son air d'étudiante, en connaisseurs, ils avaient apprécié son professionnalisme.

Elle avait quitté ce monde compliqué, sans révolte ni rancoeur, elle était là bas pour témoigner par pour sauver le monde. Ce monde qui tournait bizarrement se disait-elle ce matin, en remontant vers l'avenue Montaigne. Depuis son retour elle avait coupé ses cheveux et se sentait pleinement en harmonie avec son image, un peu rockn'roll. Juste ce qu'il fallait pour couvrir la guerre, cette fois côté haute couture, où la vie et la mort n'avaient décidemment pas les mêmes valeurs qu'à Kaboul.

Photo: Megan McIsaac

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 4 Mars 2011

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J'avais encore du mal à réaliser. Je m'éveillais ce matin avec à mes côté non plus ma gazelle des Abruzzes, mais un chevreau, au pelage court et soyeux. La veille elle avait préparé son coup et m'attendait de pied ferme, m'entraînant dès mon retour vers la salle de bain. Devant le grand miroir elle s'était déshabillée, restant nue devant son image et m'avait collé dans les mains la tondeuse déjà branchée:

Laora " - Andiamo! Tou mé tonds les chéveux!

Moi - ...Mais... Tu es sûre, tu ne veux pas plutôt...

Laora - Pronto! J'én ai bésoin, tou comprends chérido, il lé faut, jé envie, jé...

Moi - Ok ok ok, c'est toi qui décides." Je devais respirer fort pour calmer ma fébrilité. Bizarrement cette situation qui aurait dû m'exciter, me rendait nerveux au plus haut point. Je devais me contenter d'être le bras armé des fantasmes de l'italienne, me concentrer sur son plaisir à elle, si elle en trouvait à cet instant. En même temps cela prenait un air de thérapie tellement je sentais qu'elle voulait chasser ses démons en accomplissant cela. Elle adoptait une posture soumise, les mains posées sur ses genoux, la tête penchée en avant et je sentais qu'il fallait la laisser dans son monde, ne m'occuper que de sa coupe de cheveux, un exercice que je savais pratiquer, heureusement. Dès que la tondeuse commença à passer sur sa nuque je la senti se relâcher d'une tension, comme soulagée d'un poids. Tout en moissonnant soigneusement les mèches brunes, je me disais à moi même qu'il manquait Frida au tableau et comme par magie, au même instant, la porte de l'appartement claqua après un bref coup de sonnette tout à fait symbolique

Ma Psy " - Himmelkreuz! Ch'arrife à demps non on tirait!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 3 Mars 2011

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 J'ai eu si peur de t'avoir perdu. Je sentais autour de moi le froid, la maison, la chambre, le lit, vides. Je cherchais avec désespoir un parfum, une odeur, quelque chose qui te rapprocherait de moi. Concentrés dans ma tête, tous mes sens orphelins ne pouvaient s'en remettre qu'aux souvenirs devenus les gardiens de mes jours heureux. Les yeux fermés, mes doigts faisaient rouler leur pulpe l'une contre l'autre comme un mime et le souvenir de ta peau de satin au grain si tendre m'étreignait la gorge. Mes narines se dilattaient, humant l'air vide et le souvenir du parfum de tes cheveux blonds, si courts parfois, faisait jaillir des larmes sous mes paupières closes. Je tendais l'oreille vers le silence et ta voix claire murmurait à travers tes lèvres pâles un mot d'amour, déchirant mon coeur en mille lambeaux... Mais tu n'es pas si loin, juste "au-delà", peut être même tout prés, là, dans ma tête.

 

"Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps."

 

Photo: Joji

Extrait: Victor Hugo

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 2 Mars 2011

MR FOXXLes biographes nous racontent que lorsque la jeune Annie Girardot est engagée en 1956 pour jouer une pièce de Jean Cocteau, le maître voit en elle "le plus beau tempérament dramatique d'après guerre", et pygmalion dans l'âme, il l'entraîne chez le coiffeur et lui fait couper les cheveux très courts. L'actrice avouera que ce fût pour elle même une révélation et ne se départira plus de ce style. A cette époque, "très court" cela se voulait tout même avec quelques bouclettes et accroche-coeurs. Néanmoins, sans jouer les sociologues de comptoir, il faut bien admettre que ce "sacrifice" capillaire a souvent été un va-tout, pour actrice, chanteuse ou mannequin, leur permettant de se hisser au dessus du lot, pourvu qu'elles aient malgré tout le talent qui les confirme au sommet. Sauf qu'aujourd'hui on pourrait moins facilement se contenter d'une "jolie coupe" en ondulations et bouclettes. Pour marquer les esprits et révéler sa personnalité, pas de demi-mesure possible. Pourtant, la coupe, aussi sévère fût-elle, s'oublie devant ce nouveau visage qui apparait enfin aux yeux de certains professionnels blasés devenus aveugles. A quoi ça tient des fois?

Photo: MR FOXX

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Publié dans #Humeurs

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Publié le 1 Mars 2011

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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