Publié le 23 Mars 2011

Hannah-2.jpg

Il était un peu en retrait et son attention captée par le paysage, il l'avait observée comme si lui même était invisible. Le sentiment était délicieux. En lui donnant du recul il pouvait imaginer cette femme devant lui comme si, une fois encore, il la découvrait pour la première fois. Et le charme était intact. Le temps n'avait rien effacé, rien abîmé. Les cheveux étaient plus blonds et la coupe avait fini par les discipliner, mais c'était tellement elle... Son coeur enflait à chaque seconde, l'amour le submergeait et la peur aussi. La peur de voir un jour tout disparaitre. Etrange mélange... Un sentiment  naturel se disait-il. Côtoyer un ange n'est pas sans danger et si lui même n'est pas à la hauteur alors l'ange peut s'évanouir. C'est ce qu'il se disait.

Une brise fraîche s'est levée et elle est venue se blottir dans ses bras. Il s'est senti fier d'être ce refuge, ou simplement d'en avoir l'illusion... Ils regardèrent ensemble la mer. Il savait bien d'où lui venait sa force. Il caressa les mèches blondes et posa sa joue sur la nuque tiède.

 

Photo: Kassia Meinholdt

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 23 Mars 2011

Tilda.jpgCet épisode avec Laora m'avait à la fois troublé et rassuré. Je savais à présent que la belle transalpine était réellement en proie aux mêmes tourments que moi et que nous partagions cette dilection, voir ce fétichisme à propos des cheveux courts. La question qui me taraudait à présent venait du fait que je ne sentais pas chez Frida le même fondement, même si elle semblait toujours très intéressée et même excitée par nos aventures psycho-sexuelles, il n'y avait pas chez elle la moindre trace d'un souvenir d'enfance ou d'un événement capable d'instiller dans son cerveau cartésien carrossé en acier de la Rhur, un quelconque fétichisme. Alors pourquoi cet intérêt?

Ma Psy " - Ach! Du as raizon. Che n'ai bas ze chenre te védijisme. Ch'aime les jefeux gourts et ch'adore aller jez le goiveur, mais z'est chusde un blaizir esdédigue. Il n'y a augun sdimuli zexuel bour moi.

Moi - Pourtant depuis le début tu semblais vraiment excitée par mon récit et puis en te voyant tellement acharnée à couper tes cheveux toujours plus courts et à veiller à l'entretien régulier de ta coupe... J'avais pensé un moment que tu étais comme moi...

Ma Psy - Ne zois bas tézu, mais che ne le zuis bas. Ch'aime l'imache ambiküe que me tonne zede koube te jefeux, ch'aime le drouple que zela brofogue tans le rekard tes zautres, ch'aime la zensasion tes jefeux gourts zous mes toigts, ch'aime me vaire bombonner bar ma goiveuze... Mais zela ne m'exzide pas... Tézolée.

Moi - Ah non non mais y a pas d'mal! C'est juste que je me demandais... Et puis cela aurait été rassurant de savoir que tu me comprenais parce que tu vivais la même chose...

Ma Psy - Mais che zuis doktorin...

Moi - ... Ouais ben justement... Ca me donne parfois le sentiment d'être juste "un objet d'étude"...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 22 Mars 2011

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C'est parce qu'elle le veut éternel qu'elle a dessiné sur son bras ce symbole. Un amour infini, celui qu'elle est capable de donner. Certains ce sont mépris, ont vu un chiffre ou imaginé une hélice d'avion, pour les emmener au 7eme ciel sans doute. Illusions. Aimer ne s'adresse pas forcément aux autres. Elle pourrait se plaire suffisamment pour s'aimer sans amant, cela lui plait tout autant. Dans la tiédeur de l'après midi, dissimulée par les persiennes, elle s'alanguit, caresse sa peau sur le cou dénudé. Les yeux clos, elle retrouve dans sa mémoire le regard pénétrant de la jeune femme qui tout à l'heure lui coupait les cheveux. Elle imite de ses doigts la délicatesse avec laquelle elle a caressé sa nuque, passant une main douce, vers le bas, pour apprécier le travail des ciseaux. Elle se sentait livrée, possédée par cet androgyne au visage rieur, dont les doigts experts, prolongés d'ustenciles tranchants transformaient son apparence et son intérieur. Son oeuvre achevée, elle s'est trouvée belle, la frange juvénile. Elle s'est aimée. Elle a quitté l'androgyne coiffeuse en lui laissant un baiser sur les lèvres, pour filer retrouver son amant, possédant d'autres talents. L'Amour, si on le laisse faire, ouvre des horizons infinis...

 

Photo: Larissa Felsen

 

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Publié dans #Tendresses

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Publié le 22 Mars 2011

5407900237 2e4866345f oBon ben non, je ne vais pas évoquer l'illustre manufacturier de fusil de chasse, bien que ce nom soit tout de même plus ancien et peut être plus connu dans certains milieux, que celui du personnage de série tv auquel vous pensez tou(te)s. Et puis d'ailleurs je ne vais pas non plus parler de ce personnage auquel je préfère personnellement celui de Emma Peel, son aînée, bien plus raffinée, chic et élégante que ses petites soeurs qui se succédèrent au cou de John Steed. Cependant la petite dernière a ceci de remarquable qu'elle a laissé à la postérité son nom propre devenu nom commun à la façon d'un Frigidaire.

L'actrice Joanna Lumley, soucieuse de donner à son rôle un physique digne d'un agent du MI5, confia sa blonde chevelure aux ciseaux agiles de John Frieda qui lui fit une coupe au bol "so british". Le look fait mouche et dès le début, les journaux baptisent cette coiffure " the purdey", du nom du personnage interprété par l'actrice. A chacun sa culture, nous pendant ce temps là on a Mireille Mathieu à la télé et, même cause, même effet, la coupe au bol made in France s'appelle " à la Mireille Mathieu". Pas d'bol!

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Et si j'évoque cet épisode, c'est à la fois pour démontrer qu'une fois de plus une simple coupe de cheveux peut tout changer et aussi parce que, comme toutes les modes, celle-ci nous revient à travers la délicieuse chanteuse Keren Ann qui a récemment demandé à son coiffeur "une purdey".

 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 21 Mars 2011

normal ms008Rien ne m'échappe! Et surtout pas ce qui se passe là, sous nos yeux. Et je me réjouis de suivre ça chaque jour, voir même au cours de la même journée. Je parle du sondage, oui, celui là, celui qui est collé sur la marge côté droit et qui donne une vision plus précise du genre de mes visiteurs. Mis à part les 5 "outsiders" qui ne savent pas vraiment se définir par rapport aux critères communément acceptés, ou qui ont un sens de l'humour bien développé, pour le reste je suis plutôt content de voir une parité presque parfaite, considérant  que "les deux mon capitaine" est une catégorie de fait minoritaire qui ne peut lutter avec les deux genres les plus reconnus chez l'humain. Et je vois que la lutte est acharnée pour, malgré un pourcentage invariable proche du fifty-fifty, mener en tête.

Je me demande parfois si je suis suffisament homme de consensus pour me satisfaire de ça. Cela me plait de savoir que les femmes sont souvent plus nombreuses à venir par ici. En tout cas, et de ce côté là il n'y a pas de contestation possible, elles sont les plus promptes à laisser un commentaire et à "échanger" avec moi. Et pour ça, elles seront toujours "en tête" dans mon coeur.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 20 Mars 2011

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Presque midi. Elle est seule sur le quai. Ca sent le caoutchouc et la graisse. L'urine aussi. Elle s'en moque, dans quelques heures elle sera loin. Elle est en route pour accomplir sa vie et elle sait que sa vie n'est pas ici.

Partir voilà bien un mot qu'elle voudrait maudire. Mais finalement il résume à lui seul son existence. A la fois synonyme d'abandon et de renaissance, de commencement et de fin. C'est comme si ce mot était le premier de son vocabulaire, enfant déracinée par la guerre, réfugiée de camps en camps dans les collines albanaises. Adsolescente abandonnée par son père malgré son amour, toujours loin et distrait. Partir, elle en connait tous les sens. Aujourd'hui c'est elle qui décide de celui qu'il faut lui donner. On pourrait la croire triste, seule sur ce quai d'une gare perdue. Elle ne l'est pas. Elle sait qu'elle ne sera jamais vraiment quelque part, juste le vague sentiment d'être "de" quelque part, mais toujours prête pour ailleurs. Elle y trouve sa force

 

Photo: Ozgur Biber

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 19 Mars 2011

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Assis à la terrasse de mon café favori, je dégustais tranquillement mon cappuccino en compagnie d'une amie de longue date, acquise depuis longtemps à mes opinions en matière de femmes aux cheveux courts. Nous avions été amants et il en restait une certaine complicité amicale. Troublant à peine ma sérénité, une de ses copines vint se joindre à nous, encombrée de quelques sacs, révélant une après midi de shopping. Après quelques civilités d'usage j'abandonnais les filles à leur discussion, me concentrant sur le spectacle des gens qui passent. Jusqu'à ce que, comme un mot clé alertant le système Echelon, mon attention se porte à nouveau sur mes compagnonnes qui abordaient le sujet de leur coiffure. Mon sang ne fit qu'un tour lorsque, dans leur dialogue j'entendis la copine dire à mon amie que les cheveux courts :"On a beau dire, des fois, quand même... Ca fait lesbienne". A ces mots, mon amie me glissa un regard à la dérobée, mi-figue mi-raisin, attendant ma réaction qu'elle savait immanquablement arriver. Je commençais par lui faire remarquer que mon amie, sa copine, bien qu'ayant la coupe plutôt " bien dégagée derrière les oreilles" était tout ce qu'il y a de plus hétéro, ce qui fit rougir la copine qui réalisait que sa sentence péremptoir sur les homosexuelles n'était sûrement pas ce qu'elle avait dit de plus intelligent dans sa journée.

Les exemples ne manquant pas, je poursuivi en lui explicant qu'une orientation sexuelle n'est pas forcément stigmatisée par une apparence et que l'on confond trop souvent les causes et les effets, à savoir que ce n'est pas parce qu'une femme porte les cheveux courts qu'elle est "lesbienne" mais dans certains cas l'inverse... Et que de doute façon c'était tout aussi con de dire ça, que d'affirmer que les hommes à moustache sont tous gay. La copine étant rentrée toute entière dans ses petits souliers, mon amie éclata d'un rire franc et désamorça la situation en invitant sa copine à l'accompagner à son prochain rendez vous chez le coiffeur. Une proposition qui, j'en suis persuadé, restera sans effet, car, Brassens l'a dit, quand on est con, on est con!

 

Photo: Flo Caram et Magdalena Ramirez

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 18 Mars 2011

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Elle en aurait presque les larmes aux yeux. Pourtant des raisons de pleurer elle en avait évacuées quelques unes depuis qu'elle était partie, le jour de ses 20 ans, sac au dos, voir ce qui se tramait de l'autre côté du monde. Toutes les folies des hommes, elle peut dire qu'elle les avait vues dans les yeux, au fond du regard des enfants et des femmes, des soldats aussi... C'est l'été et à travers la vitre, le soleil chauffe doucement son corps. Elle plisse les paupières, elle fait toujours ça. Une façon de masquer son émotion. Il y a longtemps qu'elle a compris que l'essentiel était aujourd'hui, pas hier, pas demain, là maintenant à cet instant. Elle regarde ce monde calme et soyeux où l'on ne se soucie guère des sables du Soudan, de la jungle birmane ou des rives de Sendaï... Elle ne se sent pas plus légitime parce qu'elle connait tout ça, de s'abandonner à la rêverie. Au contraire, elle sait l"état de son monde, qui aujourd'hui ressemble à ces jardins des Tuileries, lisses et verdoyant et qui demain sera apocalyptique. Alors elle se dit que chaque minute passées ici, à la tièdeur du soleil parisien mérite qu'on lui donne toute son attention. Elle ferme les yeux, passe une main sur sa nuque et laisse ses doigts caresser lentement ses cheveux ras...

Photo: Violeta Mollo

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 17 Mars 2011

caroline-b.jpgEn ce moment et depuis quelques temps déjà je suis sous l'emprise d'une véritable fascination pour la mode. Je ne maîtrise plus rien, j'y passe mes jours et mes nuits, j'écume sans relâche les sites et les blogs à tel point que je me sens familier aujourd'hui de Emmanuelle Alt, Anna Dello Russo, Carine Roitfeld...  Et je ne vous parle même pas des mannequins... C'est d'autant plus paradoxale que ce monde est mon exact antipode, moi qui m'habille d'un rien et ne fait pas de chichi pour assortir mon 501 au reste de ma tenue.

Alors j'ai bien une petite idée, une piste à explorer, pour trouver la raison de cette persistante lubie. D'abord, soyons honnête, c'est quand même un environnement très propice à la rencontre de jolies femmes et de beaux mecs. Question esthétique, y a pas photo, enfin si justement. Et les photos produites par les photographes qui, au péril de leur santé psychique, soyons en conscient, se plongent dans la foule des beautiful people à longueur de fashion weeks, sont souvent d'une qualité professionnelle.

Dans ce contexte, ma quête inlassable, vous l'imaginez, est de trouver pour illustrer ce blog qui me devient cher, un cliché dévoilant toute la grâce, l'élégance, le style affirmé d'une beauté aux cheveux courts, car il y en a et plus qu'on ne l'imagine, mais encore faut-il que les fashionnistas les saisissent. Et ça, c'est pas gagné!

 

Photo: Caroline B

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 16 Mars 2011

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Je ne peux pas attendre, non! Parce que je sais que cette photo dans quelques heures à peine, aura fait le tour du web et qu'elle apparaitra sur des dizaines de blogs. Et je veux, avant tous les autres, exprimer à quel point ce profil me laisse en extase. Le mot n'est pas trop fort. Cette vision androgyne , ce visage délicat et cette coupe de cheveux millimétrée sont l'expression moderne de ce que Eros regretta tant, lui qui chercha toujours par la suite à réunir l'homme et la femme qui naquirent de la colère de Zeus foudroyant l'Androgyne.

Moins loin de nous, Anne Catherine, qu'on finit par connaitre ici, a sans doute tout compris de la mode en se démarquant comme elle le fait avec cette coupe de cheveux qui est pour ainsi dire SA marque déposée. On peut regretter comme disait "E", de constater que la femme dusse, encore aujourd'hui, considérer son physique comme un atout social. C'est pourtant un état de fait. Cependant, dans ce monde de la mode, construit sur l'apparence et le superficiel, cette jeune femme, aussi jolie soit-elle aurait été "noyée" dans l'abondance de beauté. Intentionnellement ou pas, en se coupant les cheveux aussi courts, de façon aussi remarquable, sa silhouette ne laisse personne, personne, indifférent. Et moi encore bien moins que les autres...

 

Photo: Fred pour L'Effort Moderne

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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