Publié le 20 Janvier 2011

sonia de spa

 

  Le soleil avait déjà basculé derrière les collines, laissant la baie dans l'ombre. La mer était calme, presque d'huile et sa démarche fluide avait à peine troublé l'onde. Elle avançait, lentement, et l'eau atteignait sa taille. Sans doute l'aurais-je nommée Ondine si ses cheveux avaient été longs. Ils ne l'étaient pas. Mais peut être que les sirènes elles aussi suivent l'air du temps? Elle attendait sans doute d'être plus loin, au large, pour se mettre à chanter et faire ses mortelles vocalises? Je dois avouer que même sans cela j'aurais plongé, avec le fol espoir de la sauver. Cependant, elle ne semblait pas vouloir s'éloigner, jouant avec l'onde claire autour d'elle, et moi, mon coeur commençait à s'emballer, et le sang frappait mes tempes.

Soudain elle fit bouillonner l'eau en faisant une volte vers la plage et son visage radieux s'éclaira d'un sourire nacré. Le mouvement avait balayé sa coupe et ses cheveux noirs griffaient sa joue. Au moment ou je l'abordais elle se laissa tomber et nos corps soudés s'immergèrent, basculant dans le monde des ondines

 

Photo: Sonia de Spa

 

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

Repost0

Publié le 20 Janvier 2011

tumblr lf7g79s63K1qza84qo1 500Mes souvenirs avaient fini par se transformer, les images étaient devenues idéales. Comme une photo retouchée, les petits défauts avaient été gommés. Je me rappelais de moments improbables où les gestes avaient autant de douceur et de moëlleux que le parfum de tes vêtements délicats.

Dans cet univers onirique c'est le plus souvent de dos que tu m'apparaissais et je goûtais la saveur de ta peau, à peine salée au creux de tes omoplates. Ton corps se cambrait et ton cou ployait, offrant, tout au bout de cette nuque interminable, le spectacle des mèches blondes chiffonées comme un blé tourmenté par les vents. Tout autant que tes yeux, ta bouche et tes lèvres, cette nuque d'enfant blonde était mon Graal. Tes cheveux y dessinaient des arabesques au gré de l'implantation, parfois domptée par un coiffeur habile qui avait su tailler une pointe et mettre en valeur ton joyau. Ma joue sur ta peau aurait suffit à m'apaiser et tu aimais ma caresse sur tes cheveux ras ce jour là...

Et puis avant de s'estomper, ton regard gris, malgré les plis rieurs, semblaient m'interroger et tes lèvres pourpres formaient des mots que je n'entendais plus, mais que je devinais encore: " Où es tu?"

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

Repost0

Publié le 19 Janvier 2011

165291-1.jpgJe vous l'avais dit, je suis plutôt friand de certaines séries tv et parmi elles [MI-5] ou bien Spooks en vo ( dont la saison 8 est diffusée en ce moment par Canal+ )

Pour ne rien vous cacher, le personnage que j'aime le plus est Jo Portman, allez savoir pourquoi? Bref! Au fil des saisons elle apparaissait toujours plus mignonne, plus blonde aussi, et les cheveux plus courts. Bon, que du bonheur quoi, en comparaisson de la majorité des shows tv ou les héroïnes au fur et à mesure que les saisons s'égrainent voient leur chevelure s'allonger. Et puis là, d'un coup, dès les premiers épisodes, je remarque que la tendance s'inverse. finie la blondeur scandinave et la coupe "A bout de souffle" façon Jean Seberg. A peine 3 épisodes s'écoulent patatra... Ma chouchoute décède. Alors forcément, mon programme va avoir moins de saveur maintenant, je vais trouver les scenarii moins vraisemblables, les acteurs moins bons, forcément... Faut dire qu'au bout de 8 années, c'est difficile d'être aussi captivant qu'au premier jour.

En guise d'oraison funèbre cette vidéo de la moins veinarde des agents du MI5.

 

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost0

Publié le 18 Janvier 2011

Depuis le "coming out" de Laora, notre ménage thérapeutique à trois prend parfois un tour compliqué. Foulant au pied toute déontologie, madame Freud se prend parfois à me raconter quelques secrets professionnels. Peut être s'imagine-t-elle en faisant bar2[1]cela fabriquer une complicité qui à mon sens relèverait davantage de la correctionnelle que la vie de couple. Toujours est-il que pour illustrer les remèdes possible à ma perte de libido, Frida s'est mise à me raconter que la bella ragazza luis avait avoué regarder "des films"...

Moi " - Des films? Tu veux dire du porno?

Ma Psy - Nein nein, tes fitéos zur Youdioupe. Il barait qu'il y en a blein...

Moi - Ah oui je vois... Boh, tu sais ce genre de truc, d'abord il y a pléthore et puis la qualité n'est pas vraiment au rendez vous... Là comme ailleurs, la surabondance nuit. Où est la place de l'imagination dans tout ça? La suggestion? Je vais peut être te surprendre, mais ça ne m'excite pas non plus de voir tout bêtement une nana se faire tondre les cheveux.

Ma Psy - Ya che zai, et l'idalienne non blus t'ailleurs. Mais ze qu'elle jerje ze zont chusdement tes fitéos qui zdimulent zon imachinazion, qui grééent tes ziduazions...

Moi - Mon dieu, mais c'est fou ça!

Ma Psy - Ya!"

Cette conclusion brutale me laissait sans voix. Cependant, je voyais dorénavant la gazelle des Abruzzes sous un angle différent et cela me laissait rêveur...

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

Repost0

Publié le 17 Janvier 2011

28_anna-love-lost-by-paul-barbera040-copie-1.jpg

Le ciel était déjà bien clair, qui passait à travers les larges fenêtres de l'appartement de Brooklyn. Anna avait juste enfilé un short et traînait sur le lit, pendant qu'il terminait sa douche. Sans se retourner, le devinant derrière elle, elle lança:

" Tu me coupes les cheveux?". Il s'arrêta, la serviette à la main. Un sourire lui vint, alors qu'il contemplait le corps d'éphèbe. Il aimait Anna dans tout ce qu'elle était et la comparait souvent à une chatte, affectueuse mais farouchement indépendante. Normalement elle n'aurait eu besoin de personne pour couper ses cheveux, ce qu'elle faisait régulièrement avec sa tondeuse. Cela l'avait fasciné, au début. L'aisance avec laquelle elle s'affranchissait des codes et la volonté dont elle faisait preuve en refusant tout artifice. Il s'approcha alors qu'elle roulait sur elle même et lui faisait face. Son sourire éclatant le ravi. Il n'était pas expert en coiffure, mais il savait que la demande d'Anna était autre chose qu'un service qu'elle lui demandait. Il passa une main dans la courte chevelure, drue et soyeuse comme un pelage. Là bas, au bord de la fenêtre, sur une chaise, une tondeuse attendait...

 

Photo: Paul Barbera

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires

Repost0

Publié le 15 Janvier 2011

tumblr_ldgbkisgpt1qbdi6ho1_400-copie-1.jpgDepuis un moment, tout le monde, dans le monde de la mode, s'accorde pour trouver la délicieuse Freja Beha Erichsen, ....Délicieuse. Et, il faut bien dire que je suis prêt à le croire, parce que tout ce que je lis ou vois sur elle me le confirme. Bonne copine avec les autres, très professionnelle malgré un esprit rebelle, complétement décontractée, elle a un charisme rare. Si bien qu'en quelques années elle s'est propulsée elle même au top de son activité.

Et franchement, pour tout vous dire je lui trouve le charme légendaire de l'androgyne, qu'elle a accentué d'une manière formidable en 2007, en se coupant les cheveux. L'anecdote raconte qu'elle a fait ça toute seule, un weekend, dans son Danemark natal et que le lundi son agence était simplement mise devant le fait accompli. Mais la belle avait déjà du succès et ce "caprice" fut vite pardonné. D'autant plus vite que tout le monde 051eu1s'arrachait ce mannequin si atypique. On en acceptait même ses multiples tatouages qui auparavant étaient soigneusement " photoshopés"...

tumblr ld16f0WHkp1qbohm0o1 500

Depuis les cheveux ont repoussés, mais cela n'ôte en rien le charme ambigu de Freja qui entretien savament le doute et les interrogations sur ses goûts sexuels,

en toute espièglerie.

J'adooooore!

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost0

Publié le 13 Janvier 2011

SHG238357.JPG

Ca m'a toujours plu cette appellation anglo-saxonne. "Tomboy" c'est le mot pour ce que nous appelons un garçon manqué, pas forcément androgyne, pas forcément homosexuelle. C'est surtout un caractère, celui des filles qui préfèrent jouer avec les garçons parce que les filles c'est Norman_Rockwell-School_Fight.jpgchiant, de celles qui se bagarrent volontiers pour pas se laisser marcher sur les orteils, comme sur la toile de Norman Rockwell.

Et puis souvent, ce caractère "affirmé" cette attitude injustement appelée "de garçon manqué" se traduit par un côté pratique qui fait que la fille préfère les cheveux courts.

SHG238356.JPG

Et puis quitte à les porter courts, autant les couper comme un garçon... J'ai toujours eu une vraie tendresse pour ces filles qui jonglent des heures avec un ballon de

foot, font toujours tant d'efforts pour ne pas paraître fragile, font un peu la gueule lorsqu'il s'agit de mettre une jupe, mais finalement le font. Tout cela ne présage en rien de leur attitude d'adulte. Devenues femmes, parfois plus rien de ce comportement n'apparaît plus, sinon dans le caractère, toujours pragmatique, déterminé, pratique...

Mais, je vais pas me mentir à moi même. De dos, en marcel, et avec cette jolie nuque si bien taillée, y à de quoi être troublé...

 

Photo: Goodyn Green

Illustration: Norman Rockwell

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost0

Publié le 12 Janvier 2011

5052591652 b0ab6d111b b

Il y a tant de choses que je ne t'ai pas dit. Mais j'ai une excuse. C'est tellement difficile de parler de l'air que l'on respire ou de l'eau qui nous abreuve. Tu m'as nourri de ton souffle, de ton regard. A chaque instant j'ai trouvé auprès de toi la confiance pour aller plus loin et l'amour pour me rassurer. Tu savais, toi, quand je rentrais de la vallée de l'ombre de la Mort, là où les pires doutes t'assaillent, où tu risques à chaque pas de te perdre, à jamais. Ta douceur et ton sein étaient mon havre et la tiédeur de tes bras m'enveloppait, pauvre rescapé. Je redécouvrais ton corps à chaque escale, le grain de ta peau d'enfant, la finesse de ta nuque, toujours plus haute, sous ta coupe de garçonnet. Chaque frôlement de tes lèvres sur ma carcasse faisait tomber les écailles d'un blindage que le temps m'avait fabriqué. Tu partageais mes cicatrices et tu lèchais mes plaies. Ton odeur mêlée à ton parfum m'enivrait et je me laissais emporter par tes rêves d'une vie normale. J'aurais voulu te dire, dans ces moments là, combien ta chair m'était vitale, comment ton âme m'élevait et ton esprit m'enrichissait. Tous ces mots étaient dans ma tête et je les entendais comme si je te parlais, tellement mon coeur communiait avec le tien, mais rien jamais ne sorti de mes lèvres...

 

Photo: Maja Malou

 

 

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

Repost0

Publié le 11 Janvier 2011

nick suarez

 

Le monde s'écroule ce jour là. Par pans entiers. La vie même perd tout sens. A quoi bon. Plus rien ne peut être vécu. C'est comme une chute sans fin, l'impression que dans la bouche la langue prend toute la place, que bientôt l'air va manquer. Les yeux troublés de larmes mais les lèvres sèches comme un sarment, on reste dans son coin, comme le boxeur sonné, sans même la force de lever les poings. Inutile de dire comme la mort est stupide, on la hait. Parce qu'à partir d'aujourd'hui et maintenant, sans préavis, nous voilà privé à tout jamais d'un sourire, d'une voix, d'un regard tant aimé. Et cette douleur semble sans fin. On voudrait être en colère, parce qu'on ne sait pas admettre qu'on est juste confronté à la phase ultime de la vie. On en perdrait sa dignité, tellement on voudrait s'en prendre à quelqu'un, le montrer du doigt et le maudire pour toujours lui et tous les siens.

Et pourtant...

Abattu(e) et sans force, la tourmente passée, le corps se redresse, la tête se relève. Les souvenirs remplacent les regrets. Il faut continuer, trouver un nouveau sens et avancer. On y peut rien, il faut bien vivre.

 

Photo: Nick Suarez

 

 

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

Repost0

Publié le 10 Janvier 2011

kandisarna_flockades_pa_louis_vuittons_karleksparty.jpgDepuis quelques temps déjà la blonde de Bavière me semblait pas mal agitée. En dehors de tout processus thérapeutique, elle paraissait s'être totalement accaparé mon trouble obsessionnel des cheveux courts. Quant à moi, dans cette ambiance, j'étais victime d'une grave chute de libido, entre la prussienne dont la coupe blonde était de plus en plus courte et Laora qui malgré le harcèlement de sa copine avait décidé de laisser pousser ses cheveux. Un soir, devant un verre de Bourbon je m'en ouvrais à ma doktorin au cours d'une consultation sauvage.

Moi " - Tu sais Dok, en ce moment je sais pas pourquoi, mais question ouplaboum c'est pas ça...

Ma Psy - Was? Oublapoum?

Moi - Oui, je veux dire j'ai plus tellement le goût, ma libido est en panne...

Ma Psy - Ach so... Bourdant tu tefrais être en bleine vorme afec tes kopines komme la romaine et moi?

Moi - Ben oui, c'est ce que je me dis. Mais c'est tout le contraire. Peut être que justement l'abondance dans ce domaine comme dans d'autres est nuisible? Peut être justement que je suis trop gâté?

Ma Psy - Ach fraiment? Eske tu feux que che te dribotte un beu? En de ragontant mein dernier rendez fous jez le koiffeur?

Moi - Dis donc toi, t'es sûre que c'était dans ton cours de médecine ça?

Ma Psy - Nein, naturlich. Mais z'est drès pon bour reguinguer la lipito...

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

Repost0