Publié le 15 Janvier 2010

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Elle pourrait être l'héroïne. Quelques années de plus peut être, quelques détails différents, mais le fond doit être le même. L'androgénie donne ce caractère, parfois dur. Peut être m'inspirera-t-elle, tout comme Moïra? Peut être est-elle son image. Mi ange mi démon, celle qui partage le bien et le mal, qui réparti l'abondance et la misère, qui fait la part de la vie et de la mort.
La jeunesse de Moïra pourrait lui ressembler.
En attendant, loin des délires de l'auteur, Nanou fait des portraits, d'elle même parce que y a pas de raison de ne pas profiter d'un si joli modèle.
Mais je lui en veux de ne pas me livrer le secret de cette coupe de cheveux si bien réussie et qui lui colle tellement bien.
Opiniâtreté et persévérence...Peut être un jour le saurai-je.

Le Flickr de Nanou

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 14 Janvier 2010

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C'était une sensation bizarre, qu'elle ne connaissait pas. Elle a fermé les yeux, elle avait la tête penchée en avant, le menton touchant presque la poitrine et elle sentait son coiffeur affairé, glissant son peigne sur sa nuque, vers le bas, puis remontant lentement alors que les ciseaux cliquetaient rapidement. Et cela durait, et chaque fois le peigne remontait un peu plus haut, et les lames claquaient presque plus fort. et plus l'opération durait, plus le peigne glissait facilement. De temps en temps le coiffeur passait ses doigts sur les cheveux coupés et elle s'imaginait sa nuque complétement tondue, contrastant avec les longues mèches qui couvraient ses joues. Elle se demandait si sa nuque avait un joli dessin. C'est bête comme question, mais elle n'y avait jamais songé auparavant. elle se demandait aussi pourquoi elle ressentait les choses bizarrement. D'un coup, elle se sentait petite fille, la tête baissée, immobilisée dans cette position par la main ferme du coiffeur. Et les claquements furieux des ciseaux sur sa nuque offerte. Elle était troublée...Puis les choses s'arrangèrent, elle put redresser la tête, redevenir la cliente, maîtriser son image. Pourtant elle regrettait presque cet instant...
C'est le premier geste qu'elle fit. Elle posa doucement sa main sur sa nuque et laissa glisser ses doigts sous les mèches plus longues, à la recherche de ses cheveux tondus. Un plaisir intime...

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 14 Janvier 2010

Copie--2--de-deirdre-6.JPG15 jours ce n'est pourtant pas grand chose. Et pourtant j'était heureux de retrouver Frida comme un écolier très studieux est content de retrouver son institutrice après 3 mois de vacances. Impatient de voir aussi quelle mine elle avait et si son évolution capillaire suivait toujours un cap qui m'était favorable.
Elle avait ce bronzage un peu mat que procure le sport d'hiver, sans trop de marque autour du regard grace à un maquillage discret mais efficace. Je constatais avec un peu de dépit que malheureusement elle n'avait pas eu la bonne idée d'aller chez son coiffeur dans la perspective de notre rendez vous. Ses cheveux avaient foncés un peu, l'hiver c'est normal, et sa coupe, malgré un bel effort pour les coiffer, paraissaient dater de plusieurs mois.
Néanmoins cela ne suffit pas à entamer l'enthousiasme que j'avais à la retrouver.
Moi-" Est ce que vous vous rendez compte Dok? Mon blog est classé parmi les meilleurs blog lesbiens et lesbo friendly! Vous aviez vu juste il faut le reconnaitre, avec votre histoire d'homme lesbien.
Ma Psy- Ach! Fous m'en foyez rafie. Mais zela ne m'édonne bas fous zafez?
Moi- Quoi? Vous voulez dire que vous connaissez mon blog?....C'est pas vrai..... Vous visitez mon blog tous les jours je pari...
Ma Psy- Ya che l'afoue. zela est drès blaizant fous zafez? Dellement orichinal! Zurbrenant, jaque chour ein zurbrize...
Moi- Oui je sais...C'est un peu comme ça vient vous savez. En tout cas je suis bien fier de vous avoir comme lectrice. Mais revenons à nos moutons. Cet homme lesbien là. Vous croyez pas que ça risque de me coller une image un peu... comment dire.... Enfin merde! J'ai beau être sensible et tout, vu de l'extérieur je serai plutôt un dur...
Ma Psy- Teuteuteuteu...Keske fous me ragondez là? Zela fous emparaze zette imache t'homme lezpien? Che n'en grois rien. Fous afez ein karapaze pour fous brotécher comme tout le monde, mais zette karabaze n'est ke vizuelle. Tès ke l'on fous konnait, ou même ke l'on tialoke afec fous, on técoufre fotre frai fizache...
Moi- Mouais... Vous dites ça mais vous ne connaissez pas ma vie. Elle a été plutôt tumultueuse, aventureuse, dangereuse... Tout ce que vous connaissez de moi c'est une partie de mon enfance avec mes histoire de coiffeur haït, et mes états d'âme qu'aujourd'hui je cherche avec vous à interpréter.
Ma Psy- YA et fous ne kroyez bas ke fotre fraie nadure ze droufe là? Ke l'ézenziel  te fous même est tans zet envant et ze ke fous êtes auchourd'hui? Ze ki z'est bazé endre demps imborde beu vinalement. Et beud'êdre même ke ze berzonnache ke fous afez édé turant zette fie, n'édait bas fraiment fous?
Moi- Mouais.....Ca fous les j'tons

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 13 Janvier 2010

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Et ça tombe bien! Parce que comme il n'y a pas d'école, elle ne travaille pas. Pas comme lui qui est parti de bonne heure, la laissant seule dans son champs de bataille nocturne. Elle se lève et s'étire, et en passant la main dans ses cheveux l'envie lui vient d'aller les faire couper. Très courts comme la dernière fois. Elle avait tellement aimé la sensation du touché sur sa nuque...Un sourire lui vint aux lèvres. Et lui donc! Ce sera une bonne surprise ce soir, quand il va la découvrir...

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Publié le 12 Janvier 2010

3389862214 271428443f b"...Le matin, je partis, en hâte, de très bonne heure. Je devais me rendre au magasin, et je voulais aussi m'en aller avant qu'arrivât le domestique: il ne fallait pas qu'il me vît. Lorsque je fus vêtue, que je fus là, debout devant toi, tu me pris dans tes bras et tu me regardas longuement. Etait-ce un souvenir lointain et obscur qui s'agitait en toi, ou bien seulement te semblais-je jolie et heureuse, comme je l'étais en effet? Tu me donnas un baiser sur la bouche. Je me dégageai doucement pour m'en aller. Alors tu me demandas:"Ne veux-tu pas emporter quelques fleurs?"[...] Pendant des journées entières, je les ai portées à mes lèvres..."

Extrait: Lettre d'une inconnue -1927- Stefan Zweig

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Publié dans #Tendresses

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Publié le 12 Janvier 2010

1987-blonde-cropSans doute le temps y est pour quelque chose. Mais pas que. A croire que notre baromètre réagit de la même manière et que notre humeur est aussi versatile que la météo. Sauf que pour nous les prévisions sont plus compliquées, voir impossible. On ne peut que se rendre à l'évidence, constater la situation, éventuellement limiter les dégats en prenant un peu de hauteur et en se posant la question de savoir pourquoi on en est arrivé là...Je crois que dans ces moments là Frida me manque. J'avais fini par m'y habituer, c'est vrai, à ces entretiens débridés, à son accent insupportable, à ses mimiques ironiques, à sa blondeur et à ses yeux bleus comme un acier de la Ruhr...
Dans ma mélancolie, j'ai pensé à elle en voyant une jolie femme, blonde, la coupe au carré un peu longue au dessus des épaules, la frange au ras des yeux....C'est ainsi qu'était Frida lorsque je l'ai rencontrée. Mais je m'égare...
C'est tout de même bien agréable d'avoir quelqu'un à qui confier tout ses tourments et qui ne peut même pas se défiler en prétextant être garé en double file, puisqu'on paie pour ça. Est ce que Frida me comprend au moins? Il faudra que j'en ai le coeur net.
En attendant je suis morose. Pas de belles photos pour m'inspirer, pas de musique en tête et pas d'histoire à raconter, ou plutôt pas le courage de chercher. La blondeur me manque, question de saison sans doute?

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 11 Janvier 2010

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Personne ne le lui avait dit. C'est le temps qui le lui a apprit. Aimer n'est pas si simple. C'est comme une construction de petits riens, si fragiles que même un soupir parfois peut détruire. Enfermée dans cet amour, elle croit le protéger, se désespère de le voir s'éloigner, sans trop savoir comment diable cette chose a pu arriver. Non, tout mais pas ça! Il faut se battre, remonter le parapet et partir à l'assaut, donner du temps, de l'attention, séduire comme au premier jour, retrouver ce feux ardent, sortir, un pied après l'autre, de la gangue de boue, éclater la bulle où l'air commence à manquer pour retrouver l'azur.
On ne sait jamais vraiment ce que c'est l'amour, sinon qu'il est fait de plaisir et de douleur, de rire et de pleur, de bien être et de malaise. Personne ne le lui avait dit. Elle croyait son amour pour toujours. Et puis, le temps le lui a apprit, même sans raison, parfois l'amour s'enfuit. On croit que le coeur s'arrête. Courage, accroches toi et bats, petit coeur, bats...

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Publié le 10 Janvier 2010

la-fiancee.jpgJe vous l'ai dit, je suis capable de regarder un film pour le simple plaisir de voir une belle actrice avec les cheveux courts....Pareil pour une série télé. Je sais, c'est moche.
Plus agréable est de découvrir une chanteuse mignonne et qui chante plutôt bien des trucs plutôt pas mal. Je serai bien incapable de vous en dire plus sur elle, sinon qu'elle s'appelle Claire, ça lui va bien Claire, et que son groupe s'appelle "La fiancée".
Une carrière encore en devenir mais ...a suivre.

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Publié dans #Humeurs

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Publié le 10 Janvier 2010

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La photo m'a fait penser à l'héroïne de Margueritte DURAS, cette jeune fille qu'elle était dans l'Indochine de l'Empire. La belle n'est pas de là bas. Elle s'appelle Tamlin, elle vit en Afrique du Sud. Ça reste exotique quand même.
Elle a coupé ses cheveux bouclés, s'en trouve plus belle, plus mature, même si depuis longtemps elle a la tête sur les épaules. Elle écrit aussi. Ça lui va bien, comme cette ombrelle à 1 rand...

Son album Flickr

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 9 Janvier 2010

3781915086_ebbc644832_o.jpgLe briefing n’avait pas duré 2 heures. Orlan, le chef des Opérations était venu en personne. Un flic. Les gars du Service Action en étaient verts. N’empêche, ce type avait quand même des idées. C’est lui qui avait pensé à Moïra pour cette opération homo. Ca coûtait plus cher, c’est sur, mais au moins, on ne pourrait pas soupçonner le Gouvernement d’une quelconque implication dans la disparition soudaine du leader syndical dont l’influence grandissait de façon inquiétante aux Antilles.

Moïra avait posé toutes les bonnes questions, fournit sa petite « lettre au Père Noël » :

un Glock 17 et un 26 en back up, un fusil HSG 1 avec une optique Zeiss et silencieux, jumelle télémètre laser et vision nocturne et petit matériel. Le tout livré sur place.

A nous après l’action, à organiser la désinformation et à faire assez de tapage pour discréditer la victime en lui trouvant des liens avec les cartels sud américains…

 

Jusqu’à son départ, je restais le poisson pilote de Moïra, et j’avoue que la mission ne me déplaisait pas. Je l’accompagnais jusqu’à l’appartement sécurisé où la Boîte avait décidé de la loger en attendant le vol du lendemain pour Boston.

Pas moyen de faire une virée « Paris by night », rien ne devait pouvoir apparaître de la vie de Moïra depuis sa « disparition » de Bosnie. Demain elle embarquerait sur l’Airbus gouvernemental qui amenait les ministres et leur staff à une conférence économique, comme attachée parlementaire, sans doute la plus sexy qu’ils n’auront jamais…

Moïra m’invita à rester au moment au j’allais prendre congé. Elle s’avança vers moi, me tendant un verre de vin :

-«  Reste ! Cet endroit me fiche le cafard. » Je me suis dit qu’il y avait sûrement bien d’autre raison dans la vie d’avoir le cafard que de loger dans un appartement de 120 m² dans le 17e arrondissement, mais j’étais ravi de pouvoir rester avec elle. Je pris le verre de bordeaux et me lançais :

-«  Cette histoire de coiffeur, c’est vrai ? Vous faites ça à chaque fois ?

- Oui darling, chaque fois que je passe plus de 3 semaines loin de la civilisation.

- Et….A chaque fois… Ca vous ouvre l’appétit comme ça ?

- Réellement oui. Un truc de l’enfance sans doute. J’aime me faire couper les cheveux très court et toujours par un homme. Et quand je l’ai fait je suis toujours pas mal excitée… »

Disant cela elle attrapa ma cravate et m’attira vers elle, jusqu’à ce que nos lèvres se rencontrent à nouveau. Naturellement ma main enveloppa sa nuque et mes doigts s’excitèrent à caresser les cheveux ras, ce qui lui fit sans doute autant d’effet qu’à moi….

La suite dans une bonne librairie....Un jour

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Moïra

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