Jeudi 1 mars 2012
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Je crois que tout bonnement j'avais eu peur. Devant ces deux furies complètement débridées j'avais eu une sorte de reflexe atavique, sans doute le même qui me faisait m'enfuir devant mes parents
dès qu'il était question de me conduire chez le coiffeur lorsque j'étais enfant. Evidemment Frida trouvait cela " ritikuleu", tandis que Laora boudait comme une gamine gâtée pourrie à qui on
venait de refuser sa 42eme Barbie. En attendant je savais parfaitement ce à quoi j'échappais. Mollie, la nouvelle copine coiffeuse de Laora était une vraie mangeuse d'homme, fonctionnant aussi
bien à voile qu'à vapeur et je n'avais pas envie d'être transformé en jouet livré aux mains et aux délires de ces trois femmes qui s'entendaient, j'en étais certain, comme larons en foire.
La séance de "thérapie" chez le coiffeur avait donc été annulée, à mon grand soulagement, ce qui avait plongé mes deux égéries dans une légère neurasthénie. Cependant l'épisode n'était pas anodin
car il m'avait fait prendre conscience d'un élément important, que quelques jours plus tard, je livrais à ma psy.
Moi " - Tu vois Doc, je crois qu'on faisait complètement fausse route avec cette histoire de coiffeur. Je ne doute pas un instant que cela vous aurait drôlement amusées la
ritale et toi, mais cela n'aurait eu aucun rapport avec la source supposée de mon traumatisme...
Ma Psy - Ach fraiment? Fazy ragondeu...
Moi - Eh bien je connais Mollie et son salon et cet environnement là n'est pas le bon. Dans mon enfance il s'agissait d'un salon féminin dans lequel on m'avait traité comme
une fille. Tu vois le truc?
Ma Psy - En evvet, bas le chenreu te Mollie...
Moi - Non et puis en fait ce n'était pas le fait de se faire couper les cheveux, mais plutôt l'humiliation inconsciente sur le moment... Tu vois? Plus tard quand j'ai réglé
mes comptes avec les coiffeurs du monde entier, je m'en suis voulu d'avoir subi cette scène absolument indigne d'un mec, un vrai! J'étais vexé, tu vois? Et je voulais tout faire pour que cet
événement disparaisse de ma mémoire, qu'on ne puisse jamais me soupçonner d'avoir un jour fait ce faux pas...
Ma Psy - Atmedons.. Mais alors bourgois les filleus mit jefeux kourts?
Moi - Eh bien... parce que pour moi les seules filles qui valaient le coup étaient celles qui comme moi "n'avaient jamais été dans un salon pour dames"... juste celles qui
comme moi se faisaient couper les cheveux dans un salon pour hommes, donc forcemment court...
Ma Psy - Paaaas maaaaal meine klein liebling
Modèle: Mollie Sue Gondi
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