Tendresses

Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /2009 18:03
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Ce soir nous sommes septembre et j'ai fermé ma chambre
Le soleil n'y entrera plus
Tu ne m'aimes plus
Là-haut un oiseau passe comme une dédicace
Dans le ciel
(Parlé:)
Je t'aimais tant Hélène
Il faut se quitter
Les avions partiront sans nous
Je ne sais plus t'aimer Hélène


Avant dans la maison j'aimais quand nous vivions
Comme un dessin d'enfant
Tu ne m'aimes plus
Je regarde le soir tomber dans les miroirs
C'est la vie
(Parlé:)
C'est mieux ainsi Hélène
C'était l'amour sans amitié Il va falloir changer de mémoire
Je ne t'écrirai plus Hélène

L'histoire n'est plus à suivre et j'ai fermé le livre
Le soleil n'y entrera plus
Tu ne m'aimes plus

Par jeaneg - Publié dans : Tendresses - Communauté : Tronches de vie
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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /2009 11:27
Cela l'a fait rire quand j'ai dit que sa coiffure lui allait si bien. " Ce n'est pas vraiment une coiffure tu sais" m'a-t-elle répondu, " C'est juste ma copine qui m'a tondue"
Comme si pour elle c'était quelque chose de normal, de tout à fait banal.  Faut dire qu'elle n'était pas d'ici Roberta. Alors forcément, culturellement il y avait un décalage. Petite, à l'école, elle avait le crâne rasé. C'est pas que cela lui fasse plaisir, mais c'était comme ça. Et puis plus tard, plus grande, elle a eu le choix, mais c'est son caractère fougueux qui l'a emporté. Pas moyen de passer des heures à déméler, à tresser, à perler... Pas beaucoup d'alternative avec une telle nature de cheveux. C'est vraiment naturel pour elle. " Mon charme est ailleurs" a-t-elle lâché dans un éclat de rire.
Pas sur Roberta, pas sur....
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Par jeaneg - Publié dans : Tendresses - Communauté : Tronches de vie
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 16:45
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-" Souris moi...
...Bon
...Je compte jusqu'à 10
...Si à 8 tu ne m'as pas souris
...Je t'étrangle.
...2
...3
...4,5,6...
...7
...71/2
...7 3/4...
...T'es tellement lâche, que j'parie qu'tu vas sourire..."

Extrait de "A bout de souffle" -JL Godard -1960

Par jeaneg - Publié dans : Tendresses
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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /2009 12:11
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L'instant est furtif, soudain, inattendu...Dans le confort des draps de coton blanc, après une nuit de corps à corps et de sommeil lourd, la lumière du jour ramène le quotidien.
Elle est là, tout près, si près que la chaleur de sa peau nous rappelle les combats de la veille. Son dos s'est creusé et le sillon de ses reins se prolonge, remontant entre les ravins de ses omoplates et menant tout droit vers cette nuque adorée où les cheveux blonds en bataille n'ont pas le loisir de camoufler les tendons saillants.
Il faut s'arrêter là, capter ce moment comme un don, une bonne fortune, et le graver dans son coffret à souvenirs, pour toujours, quoi qu'il advienne...
Dans une seconde elle va tourner la tête, mais avant qu'elle en ait la tentation, les doigts vont courir sur la peau de son dos, contourner les saillants, glisser dans les creux, comme une reconnaissance avant que les lèvres ne viennent sur le même itinéraire. Jusqu'à atteindre la naissance des cheveux, là où ils sont le plus court, juste là à cet endroit où les lèvres et les baisers ne suffisent plus à notre délectation. Les doigts écartés remontent à travers les mèches plus longues faisant ployer le cou et d'une tendre morsure on irradie tout le corps qui soudain tremble et frissonne...


Par jeaneg - Publié dans : Tendresses - Communauté : Petits bonheurs
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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /2009 17:45
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Le mal a germé, comme un cancer il a gagné le terrain, pour finir par toucher le coeur. Ils se sont aimés, tellement fort, tellement brutalement. Ils n'imaginaient pas en arriver là. Et pourtant, tout s'est effrité, petit à petit. Elle l'a sentie, l'a ressenti, le jour où elle ne l'a plus admiré. Il l'a vu, dans ses yeux et de ce jour il n'a plus osé les regarder. Des nuits d'angoisse ont succèdées aux nuits d'ivresse. Le mal est devenu plus fort que la raison et ces deux là qui n'envisageaient pas de vivre l'un sans l'autre ne se supportent plus. Dans ses rêves il la revoit comme avant, son rire, ses lèvres, ses cheveux. La réalité ne lui ressemble plus. Le courage les a abandonné, ils ne savant pas lutter contre le mal, juste le nourrir. Et le mal gagne, après toutes ces années, une victoire sans panache, sans éclat. Une victoire aux points.
Parfois, comme pour mieux les achever l'instant d'après, le mal laisse un répis. Ils se parlent, ils se touchent, espérant que le feu va reprendre, là où il n'y a plus qu'un tas de cendres froides et gorgées de larmes. Inéxorablement elle s'éloigne...


Par jeaneg - Publié dans : Tendresses - Communauté : Tronches de vie
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