Jeudi 24 novembre 2011
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20:00
Peu importe en qui l'on croit et même si l'on croit en quelqu'un ou en quelque chose. Chacun trouve au fond de soi les ressources qui lui permettent de surmonter les rudesses de la vie.
Je n'ai jamais imaginé que j'avais un ange gardien, sauf quand j'étais petit et à cette époque là les anges étaient un produit tout à fait formaté, blond, souriant, habillé d'une aube blanche,
avec une sacrée putain de paire d'ailes dans le dos. A part deux variantes connues, l'archange en armure terrassant une sale bestiole et le chérubin joufflu et espiègle qui balançait des flèches
de chasse sur les amoureux, pas moyen de sortir de ce schéma.
Pour autant, aucun des spécimens présentés n'affichait un genre déterminé, ce qui arrangeait tout le monde, chacun pouvant imaginer être sous le regard bienveillant d'un beau gosse ou d'une jolie
nana. Selon.
Et puis le temps a passé, les images d'Epinal et les bondieuseries se sont dissipées et ont disparues. C'est comme ça.
Mais avec l'âge, une certaine maturité, peut être même de la sagesse, l'envie me revient de m'imaginer un ange gardien, androgyne et parfait, de ces êtres mythologiques, garçons au corps de femme
ou femmes au corps de garçon, doux sensibles et délicats, mais forts et puissants, capables de vous porter à bout de bras et d'écarter le trouble de votre esprit et de votre âme. Le mien aurait
une voix un peu rauque et l'accent danois, une bouche fruitée et un regard de bois tendre, un corps d'éphèbe tatoué et une allure de mauvais garçon. Ah! Mon ange. Veille sur moi et ne change
rien...
Modèle: Freja Beha Erichsen
Par jeaneg
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Publié dans : Humeurs
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Mercredi 23 novembre 2011
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19:52
Bon ce n'est pas la peine de se le cacher et les habitué(e)s le savent: Les femmes en uniforme me fascinent. Mais en réalité je crois que c'est le symbole que cela représente qui me plait tant.
Ce rôle de guerrier assumé par quelques unes, non pas comme une conquête sur le territoire masculin mais comme un engagement véritable dans une profession où le sacrifice doit être total.
Evidemment, il y a toujours un petit plus quand ces jeunes femmes poussent leur engagement jusqu'au sacrifice non pas ultime, mais de leur cheveux longs et adoptent le style qui sied à
l'uniforme. Ce qui aujourd'hui est rare dans les armées occidentales, ne l'est pas, en particulier en Asie, où de très nombreux pays autorisent ou imposent des coupes de cheveux similaires pour
les hommes et les femmes.
En Inde par exemple, où le lieutenant Divya Ajith Kumar a été distinguée à la fin de sa formation d'officier en recevant le sabre d'honneur qui lui confère le commandement de ses camarades pour
la parade.
Pour l'occasion Divya, comme beaucoup de ses consoeurs, est passée chez le coiffeur...
Au delà ce cette allure qui me plait, il y a l'honneur pour cet officier d'être distinguée parmi près de 300 autres officiers, hommes et femmes, et ça, en Inde ou ailleurs c'est quand même fort!
Par jeaneg
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Publié dans : Humeurs
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Mardi 22 novembre 2011
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12:52
Tao avait passé la nuit chez moi. Avec des mots choisis elle m'avait parlé de Moïra qu'elle continuait à appeler Dorothée. Durant toutes ces années elles étaient restées en contact et elles se
voyaient quelques fois. Elle n'avait pas changé m'avait-elle dit, toujours photographe et toujours obsédée par les cheveux courts. "A chaque fois que nous nous voyons elle me fait des reproches à
cause de mes cheveux trop longs" m'avait-elle lancé en éclatant d'un joli rire cristallin...
Tao avait été imprudente. Elle avait accepté l'invitation de l'ami d'un ami et avait ainsi fait la connaissance d'un homme d'affaire russe qui aimait s'entourer de jolies filles. Après un
weekend, le piège s'était refermé sur elle. L'homme était violent, elle avait voulu partir mais "l'ami" de l'ami l'avait menacé d'atrocité si elle ne se montrait pas plus "docile". Affolée, elle
avait malgré tout réussi à s'enfuir et Dorothée lui avait donné cette adresse, disant que je saurais quoi faire pour l'aider...
Ainsi Moïra avait gardé un oeil sur moi. Elle savait que j'étais toujours à Paris et que je n'avais pas quitté le Service. Elle savait aussi, tout comme moi, que nous ne pouvions plus conserver
de lien direct après ce qui s'était passé.
Tao était l'opportunité qui aller nous permettre de renouer le contact. Elle s'était endormie dans le canapé, enroulée dans un plaid. Les détails qu'elle m'avait donné à propos de son aventure
étaient maigres mais suffisants pour me permettre de lancer quelques recherches. En principe, une action très ponctuelle et suffisamment violente devait stopper toute velléité de la part du
russe et de son ami maquereau de persister dans leur erreur. Evidemment je ne pouvais pas impliquer le Service dans cette opération, mais quelques "anciens" de la boutique seraient ravis de se
dégourdir un peu les phalanges pour moi...
Modèle: Tao Okamoto
Par jeaneg
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Publié dans : Nouvelles et petites histoires
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Lundi 21 novembre 2011
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10:20
C'est l'heure calme du couchant. Elle a fait quelques pas sur la dune, faisant craquer le sable sous ses pas, jusqu'au vieil acacia au pied duquel elle vient souvent méditer. Elle respire
lentement, se rempli le regard du spectacle qu'offre l'astre rouge chavirant dans la mer ocre. Un vent tiède soulève ses cheveux courts qui balaient son visage. Elle aime cet instant.
Il y a longtemps qu'elle ne songe plus aux raisons qui l'ont conduites ici. Désespoir, chagrin, amertume, révolte... Puis envie, curiosité, liberté... Ceux qui la connaissent depuis lui
trouvent un air mélancolique qui ne la quitte jamais. Pourtant elle sait sourire et séduire, sans aucun artifice. Mais des épreuves passées elle garde une tristesse un peu chronique que ceux qui
l'aiment arrivent à lire sur son visage.
On s'inquiète de la voir seule, encore si jeune, si belle. Elle désarme les inquisiteurs d'un sourire et s'échappe sans un mot, gardant son mystère.
Parfois elle pense à l'homme qui l'a aimée, à la femme qui l'aime aussi. Elle n'a pas voulu choisir, elle s'est engouffrée dans cette vie, payant ainsi sa liberté.
Une jeune fille en boubou bleu est venue lui prendre la main en l'appelant "toubib". Le soleil avait finit par plonger dans l'océan... Elle est repartie vers le camp, accompagnant l'enfant,
ange déchu en quête d'absolu...
Photo: Inconnue
Par jeaneg
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Samedi 19 novembre 2011
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12:00
You're just too good to be true.
Can't take my eyes off you.
You'd be like Heaven to touch.
I wanna hold you so much.
At long last love has arrived
And I thank God I'm alive.
You're just too good to be true.
Can't take my eyes off you.
Pardon the way that I stare.
There's nothing else to compare.
The sight of you leaves me weak.
There are no words left to speak,
But if you feel like I feel,
Please let me know that it's real.
You're just too good to be true.
Can't take my eyes off you.
I love you, baby,
And if it's quite alright,
I need you, baby,
To warm a lonely night.
I love you, baby.
Trust in me when I say:
Oh, pretty baby,
Don't bring me down, I pray.
Oh, pretty baby, now that I found you, stay
And let me love you, baby.
Let me love you.
Paroles: Bob Crewe & bob Gaudio
Par jeaneg
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