Jeudi 30 décembre 2010
4
30
/12
/Déc
/2010
15:12
Un oeil non averti pouvait penser que cette porte d'un quartier chic de Londres était l'entrée d'une agence de mannequins ou dieu sait quel lieu de dépravation pour possésseur de multipass...
Avant qu'il ne s'engage pour traverser la rue, je posais la main sur l'avant bras de mon jeune équipier. L'information était suffisamment claire. L'adresse était la bonne, sans doute un
appartement sécurisé du MI5 et ce qui se passait à l'intérieur ne devait regarder que les brits et les israéliens. Les frenchies passent leur chemin. Replié dans le pub au bout de la rue, mon
équipier m'interrogea du regard.
"J'ai déjà vu ce genre de jolies filles à l'action."Kidon", antiterrorisme et assassinat. De vraies vipères des sables. Avec ses petits doigts, ou éventuellement l'édition du jour du Financial
Times, une fille comme ça te zigouille une escouade de gros bras sans s'essouffler. Chez les israéliens y a que les filles des SpecOps pour avoir les cheveux courts comme ça. Je ne sais pas toi,
mais moi ça me fascine, un tel piège sous cet aspect si sexy..."
Par jeaneg
-
Publié dans : Nouvelles et petites histoires
-
0
Jeudi 25 novembre 2010
4
25
/11
/Nov
/2010
16:52
Je ne sais pas pour quelle raison je suis entré dans ce
bar. Peut être pour me reposer du froid et de ce crachin poisseux. Je me suis assis, encore engourdit et j'ai commandé un scotch. Quand j'ai levé la tête, elle était là... Je n'avais pas d'envie
particuière. Après la première gorgée, mon regard s'est attardé sur sa blondeur. Elle soufflait doucement sur sa tasse et ses yeux clairs semblaient dans le vague. Elle avait l'air de n'attendre
personne. Un peu à la dérobée, je l'ai observée. Ses cheveux étaient si courts que cela devait donner l'envie de les caresser, doucement, et d'ébouriffer cette petite mèche qui ourlait à peine
son front...
J'ai replongé le nez dans mon pure malt, histoire de laisser les vapeurs d'alcool crâmer mes pensées. Et puis, je me suis rendu compte qu'elle me regardait, le visage impassible. J'ai
levé mon verre et lui ai fait un clin d'oeil, complice de solitude, petite soeur paumée, un soir de pluie. Elle n'a pas sourit, ou alors à peine, sans que je le vois.
Sa tasse vide, elle s'est approché comme un félin dans un effluve de "Jicky". J'ai senti sa main tiède et ses doigts fins ont caressé ma nuque...
Je me suis retourné, et je n'ai vu que la porte du bar se refermer...
Photo: Merethe Hopland by Micheal Donovan
Par jeaneg
-
Publié dans : Nouvelles et petites histoires
-
8
Mardi 16 novembre 2010
2
16
/11
/Nov
/2010
10:06
La dernière
fois qu'on l'a vue c'était du côté de Chihuahua. Elle avait une cargaison de vieilles mitrailleuses Lewis à fourguer aux guerilleros de Zapata qui venaient de faire cause commune avec Pancho
Villa. C'était pas courant de voir une femme "gringo" dans ce coin là, et encore moins faire du trafic d'armes. Mais Louise n'était décidement pas une femme "courante". Elle était la fille d'un
Marine qui avait eu la médaille d'honneur à Guantanamo Bay, et elle avait grandi dans ce Texas chèrement gagné 60 ans plus tôt. Quand les petites filles de son âge jouaient à la dinette, elle
savait déjà démonter un Colt 1911 les yeux fermés.
Chez un barbier d'El Paso elle a fait couper ses nattes et tondre sa nuque, bien avant la mode. Depuis son dernier passage, les troupes du vieux Porfirio Diaz lui font la chasse et sur les
affiches de mise à prix, au dessus de sa silhouette fine et de son casque de cheveux noirs on peut lire: Mort ou vif
Photo: bluecuraçao
Par jeaneg
-
Publié dans : Nouvelles et petites histoires
-
0
Mercredi 27 octobre 2010
3
27
/10
/Oct
/2010
17:45
J'avais l'impression qu'une dalle de béton s'était affaissée sur
moi. D'un seul coup une immense fatigue m'enveloppait. Moïra dormait, plus ou moins bien calée sur mon épaule. Le niveau sonore dans le Hercule ne permettait guère la conversation.
Tous les journaux du matin titraient sur le naufrage du porte container de l'IRISL. Un incendie avait ravagé le château ce qui vraisemblablement avait provoqué les deux fortes explosions qui
avaient envoyé le navire par le fond avec sa cargaison. L'armateur profitait à son habitude de la tribune qui lui était offerte pour fustiger l'Occident et Israel, ce que les israéliens auraient
bien voulu éviter en laissant Moïra lui clouer le bec définitivement. J'avais pris un risque énorme aux conséquences difficilement appréciables en lui offrant une porte de sortie, et au fond de
moi je savais que nous arrivions à la fin du parcours.
Un vol régulier nous avait amené d'Istanbul à Larnaca où une liaison militaire régulière nous permettait de rentrer discrètement en France. Cette fois, la carrière internationale de la tueuse
semblait bien terminée. Avec un peu de chance je pourrais encore lui trouver un job de formatrice au SA...
A présent elle s'était pelotonnée sur mes cuisses et je pouvais à loisir caresser ses cheveux noirs. Je lui avais promis de l'amener chez un coiffeur à Paris. Sans doute le point de départ pour
une nouvelle vie...
Photo: Jack Andrew Davidson
Par jeaneg
-
Publié dans : Nouvelles et petites histoires
-
0
Mardi 19 octobre 2010
2
19
/10
/Oct
/2010
14:26
La soirée avait été tout
simplement inoubliable. En tout point fidèle au programme annoncé par Laora:" Tou viens, jé coupe les chéveux da Frida ...Et on fait l'amour!"
Mes deux égéries s'étaient surpassées. Dans l'intérieur cosy de la transalpine, Frida s'était entièrement déshabillée à la demande de son amie, qui, elle, avait par jeu, revêtu une blouse blanche
qui lui donnait l'air davantage d'une infirmière que d'une coiffeuse. Ce spectacle à lui seul aurait suffit à faire exploser mon plaisir. J'étais pour l'heure cantonné au rôle de spectateur et je
me délectais. Feint ou non, Frida soupirait bruyamment et accélèrait la montée de son plaisir, caressant doucement son corps pendant que Laora s'appliquait à tondre les cheveux blonds. Le sang
battait mes tempes devant cette histoire sans paroles. Juste le bruit de l'appareil. Laora jouait des différents sabots de plastic et réalisait un dégradé parfaitement réussi, glissant à la suite
de la tondeuse ses doigts écartés à travers les cheveux très courts. Elle balançait sa chevelure sur l'une ou l'autre épaule et prenait quelques pauses pour venir agacer un téton de Frida, ou lui
embrasser la nuque. Frida, elle, n'attendait plus. Sa main avait plongé entre ses cuisses musclées et sans vergogne, les yeux clos, elle se concentrait sur son plaisir. A les voir l'une et
l'autre dans leur rôle, j'aurais juré avoir affaire à des adeptes, comme moi, d'une sexualité décalée, trouvant du plaisir dans le simple fait de couper ou se faire couper les cheveux....
Frida nous fit savoir qu'elle venait d'avoir un orgasme, exalant un râle gutturale.
La coupe achevée, la florentine réclama son reste et debout devant la tête blonde se fit administrer une bavaroise gâterie. Juste avant d'atteindre le paroxysme de son entreprise Frida déchira la
blouse, faisant éclater les boutons comme autant de feux d'artifice. A son tour l'italienne hurla et les deux femmes roulèrent sur l'immense canapé lançant un concours de la plus belle galoche.
N'en pouvant plus d'attendre, dévêtu moi aussi, je plongeais dans le cuir pleine fleur....
Par jeaneg
-
Publié dans : Nouvelles et petites histoires
-
5
Derniers Commentaires