Vendredi 29 juillet 2011
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16:10
Il avait de grands yeux très clairs
Où parfois passaient des éclairs
Comme au ciel passent des orages.
Il était plein de tatouages
Que
j'ai jamais très bien compris,
Son cou portait: "pas vu, pas
pris"
Sur son coeur on lisait: "personne"
Sur son bras droit un mot: "raisonne".
Je sais pas son nom, je ne
sais rien de lui
Il m'a aimée toute la nuit
Mon légionnaire!
Et me laissant à mon destin
Il est parti dans le matin
Plein de lumière!
Il était mince il était beau,
Il sentait bon le sable chaud
Mon légionnaire!
Y'avait du soleil sur son front
Qui mettait dans ses cheveux blonds
De la lumière!
Bonheur perdu, bonheur
enfui,
Toujours je pense à cette nuit,
Et l'envie de sa peau me ronge.
Parfois je pleure et puis je songe
Que lorsqu'il était sur mon coeur,
J'aurais dû crier mon bonheur...
Mais je n'ai rien osé lui dire.
J'avais peur de le voir sourire!
On l'a trouvé dans le
désert,
Il avait ses beaux yeux ouverts,
Dans le ciel passaient des nuages.
Il a montré ses tatouages
En souriant et il a dit,
Montrant son cou: "pas vu, pas pris"
Montrant son coeur: "ici personne"
Il ne savait pas... Je lui pardonne.
Je rêvais pourtant que le
destin
Me ramènerait un beau matin
Mon légionnaire!
Qu'on s'en irait loin tous les deux
Dans quelque pays merveilleux
Plein de lumière!
Il était mince il était beau,
On l'a mis sous le sable chaud
Mon légionnaire!
Y'avait du soleil sur son front
Qui mettait dans ses cheveux blonds
De la lumière!
Paroles: R. Asso
Model: Agyness Deyn
Par jeaneg
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Mardi 12 juillet 2011
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21:11
Elle savait bien qu'en le faisant elle allait bouleverser les choses. Mais elle avait pris sa décision... Et depuis elle est désorienté comme une boussole qui cherche son nord. Quand elle ferme
les yeux elle sent encore les mains, douces, caressant délicatement ses cheveux courts, les doigts glissant sur sa nuque ou les ébouriffant dessus. Il était un ami, devenu un amant.
C'était agréable, mais sans surprise. Et puis, il y a eu cet événement. Ce n'était pas anodin, elle en avait besoin et elle a vécu cela comme une vraie libération. Pourtant elle n'a pas imaginé
la portée que cela aurait sur lui. Depuis il est un autre, presque elle ne le reconnait pas. Et pourtant il est le même, physiquement, mais elle le sent plus amoureux encore, plus tendre, plus
calin et plus fort. Au contraire de cela elle craignait un peu de le voir bouder. De quoi avait elle peur vraiment, elle ne le sait pas. Mais malgré sa détermination, elle appréhendait qu'il
regrette son allure de jeune fille, ses longs cheveux qui balayaient son dos. Et puis non, tout le contraire. Il est comme un collégien, fasciné par son allure un peu androgyne et complètement
séduit par ses cheveux très courts...
Alors elle se dit en souriant qu'elle était bien stupide d'imaginer les choses, de croire sans savoir. Elle avait juste besoin d'être elle même et de se faire confiance.
Photo: Magda K
Par jeaneg
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4
Mercredi 6 juillet 2011
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06
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16:40
Voilà, elle y est! Elle a fait un long voyage, se retrouve presque seule au monde dans ce paradis. Elle a décidé d'être enfin elle même. C'est peut être l'éloignement qui lui donne de l'audace.
Ici personne ne la connait et elle se moque pas mal de l'opinion des gens. D'ailleurs les gens d'ici sourient tout le temps et ne jugent pas. Elle abandonne ses habits comme ses complexes et ses
préjugés. Le soleil va dorer sa peau et la mer va délaver ses cheveux. Elle a envie de s'aimer, d'aimer ses hanches un peu rondes et ses seins lourds. La veille elle a fait couper ses cheveux.
Depuis le temps qu'elle y pensait. Ici pas besoin d'un coiffeur parisien. La boutique au village était parfaite. "Boycut". Le petit coiffeur a comprit tout de suite et il a sourit, tout le monde
sourit ici...
Depuis, elle s'aime chaque minute davantage. Elle se sent tellement libre, presque nue, les orteils dans le sable et le regard perdu entre le turquoise et l'azur
Photo: Chiara Balza
Par jeaneg
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Lundi 4 juillet 2011
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07:00
Je n'avais jamais ôté mon chapeau
Devant personne
Maintenant je rampe et je fait le beau
Quand ell' me sonne
J'étais chien méchant, ell' me fait manger
Dans sa menotte
J'avais des dents d'loup, je les ai changées
Pour des quenottes
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui ferm' les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui fait Maman quand on la touche
J'était dur à cuire, ell' m'a converti
La fine mouche
Et je suis tombé tout chaud, tout rôti
Contre sa bouche
Qui a des dents de lait quand elle sourit
Quand elle chante
Et des dents de loup quand elle est furie
Qu'elle est méchante
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui ferm' les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui fait Maman quand on la touche
Je subis sa loi, je file tout doux
Sous son empire
Bien qu'ell' soit jalouse au-delà de tout
Et même pire
Un' jolie pervenche qui m'avait paru
Plus jolie qu'elle
Un' jolie pervenche un jour en mourut
A coup d'ombrelle
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui ferm' les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui fait Maman quand on la touche
Tous les somnambules, tous les mages m'ont
Dit sans malice
Qu'en ses bras en croix, je subirais mon
Dernier supplice
Il en est de pir's il en est d'meilleures
Mais à tout prendre
Qu'on se pende ici, qu'on se pende ailleurs
Il faut se pendre
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui ferm' les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui fait Maman quand on la touche
Paroles: G. Brassens
Photo: Mickael Afonso
Par jeaneg
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Vendredi 1 juillet 2011
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/2011
16:57
Le soleil se couchait sur la baie. C'était le dernier bain de la journée. Les corps harassés ondulaient non loin du bord. Il plongea à son tour et refit surface presque imperceptiblement, à
quelques métres, gardant juste son regard hors de l'onde. Avec cette lumière du soir, sa blondeur tranchait sur le hâle de sa peau. Il l'avait toujours connue avec ses cheveux courts. Parfois
plus foncés, parfois un peu plus longs. Là ils étaient bien courts et très blonds. L'été est propice à cela. Comme elle ne prétait pas attention à lui, il l'observait, égrainant chaque détails
avec une soudaine tendresse, comme réalisant sa fortune. L'eau ruisselait sur la peau mat s'accrochant plus qu'ailleurs au fin duvet qui courrait sur sa nuque... L'image fit naître du désir et
une drôle d'émotion lui vint, mélange d'amour, de fierté, de jalousie mais aussi de peur et de vulnérabilité... Rien ne lui vint sauf un voeu qui implorait que tout cela dure encore. D'un geste
machinal elle empoigna ses cheveux sur la nuque et les serra dans son poing pour les essorer, puis elle lui fit face, éclairant son visage d'un sourire magnifique.
Bêtement un vers de Baudelaire lui traversa la mémoire, sans qu'il fut capable d'en dire plus... Mais il était tellement fier.
" Homme libre, toujours tu chériras la mer" - L'Homme et la Mer- Ch. Baudelaire ( 1821-1867 )
Photo: Miguel Angel
Par jeaneg
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