Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 15:14
4138071170 81efdb1c53 bLe monde dans lequel vivait Moïra me semblait tellement en décalage avec ce qu'elle était réellement. Un univers de mensonge et de violence où la vie humaine n'était qu'une donnée statistique, sans grande valeur a priori. Formatée par les Services, elle avait appris mille et une façon de faire disparaitre son semblable sans en éprouver aucun état d'âme. Mais avec le temps, la nature humaine est ainsi faite, les fantômes finissent par remonter à la surface. Et je sentais qu'elle en était là, la dernière fois que je l'avais vue à St Martin. Nous étions resté tard au lit le lendemain. Elle m'avait parlé de sa vie passée comme on feuillette un album photo, les virées avec les SAS en Bosnie, pour traquer les criminels de guerre, les nuits à voyager dans la soute d'un C-130, pour débarquer à l'aube de l'autre côté du monde, les heures passées, l'oeil rivé sur l'optique d'un fusil, pour la seconde venue, lacher un coup et disparaitre. Comme elle était contractuelle, le 6 la "prétait" volontier, cela leur donnait l'occasion d'en savoir un peu plus sur ce qui se tramait autour d'eux. SISMI italien, BND allemand, CNI espagnol... Et aussi DGSE, sinon comment l'aurais-jer rencontrée? Ce matin là, elle m'avait fait comprendre qu'elle n'était pas loin de rendre son "multipass". Mais peut on vraiment renoncer dans ce monde? Dans cette mécanique implaccable, les pièces remplacées sont jetées...
Comme pour effacer cette vision, elle se redressa brusquement et vint se mettre à califourchon sur mes hanches. De quelques ondulations du bassin elle réussie à me donner un peu de vigueur et s'empala sur moi.
-" Tu sais pourquoi j'aime toujours me faire couper les cheveux aussi courts?" Dit-elle en ondulant toujours.
-" Non, tu ne me l'as jamais dit...
- Quand j'étais petite, et jusqu'à mon adolescence, je vivais avec une tante qui tenait une ferme en Angleterre. Elle me traitait comme un garçon, toujours, et tout les mois elle me taillait les cheveux elle même. Sur un tabouret de la cuisine, un torchon sur les épaules, elle me faisait une coupe, genre coupe au bol comme ta Jeanne d'Arc. Et toujours pour finir elle me passait la tondeuse sur la nuque. La première fois cela m'a fait pleurer, et puis je me suis habituée, on s'habitue à tout. Et puis quand on m'a emmenée de la ferme vers Londres, j'ai eu au moins cette liberté de laisser pousser mes cheveux, et je l'ai fait avec volupté, comme pour me venger. Pendant 5 ans.
Après mon premier contrat, je suis rentrée et je n'ai eu qu'une envie, celle de redevenir la gamine que j'étais chez tante Dorothy. Alors j'ai foncé chez le premier coiffeur venu et j'ai tout fait couper, très court, la nuque très dégagée, à la tondeuse. Et de retour chez moi j'ai jouie."
Pendant qu'elle me racontait cela, Moïra avait accéléré le rythme des mouvements son corps et de mon côté l'excitation avait été de plus en plus forte. Sans finir son histoire elle s'était cambrée en arrière et sans s'occuper de mon plaisir elle avait joui plusieurs fois...

Par jeaneg - Publié dans : Nouvelles et petites histoires - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 08:00
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De son père australien elle a le nom et la blondeur, de sa mère polonaise, le tempérament et l'accent de l'outback. Ou le contraire. Jusqu'à il y a peu, elle était une jeune fille à l'allure fragile, aux cheveux longs torsadés. Quelques séries télé et films plus tard elle devient l'Alice de Tim Burton et les projecteurs se braquent sur elle. Parce que le vieux Tim c'est pas rien quand même. Et après cela, elle aurait pu retomber dans la banalité, peut être? Mais Mia a eut la riche idée de se faire couper les cheveux. Courts, très courts. Et le monde entier voit en elle Jean Seberg, et les magazines lui offrent leur couverture, et moi elle me fait fondre. Et sans aucun doute, plus que ce rôle, c'est cette coupe de cheveux qui l'a fait passer de l'autre côté du miroir...

Mia Wasikowska

Par jeaneg - Publié dans : Humeurs - Communauté : Tronches de vie
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 22:59
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Elle ne le savait pas, avant. Elle l'a découvert le jour où l'envie lui a prit d'une coupe au carré. Ce jour là, elle a découvert sa nuque. avec un jeu de miroir sa coiffeuse lui a montré le dessin de ses cheveux, l'implantation presque parfaite. elle lui a expliqué et l'a convaincue de la laisser faire. Et la coiffeuse a taillé, court, très court, avec ses ciseaux, avec une tondeuse même. Et de sa coupe au carré on ne voyait plus que cette nuque si bien sculptée, cette marque délimitant la soie du cou du velours des cheveux. Les commentaires autour d'elle ont été nombreux et chaleureux, envieux parfois. Et puis il y a eu le deuxième effet, encore plus personnel, encore plus intime celui là. La douceur de ses cheveux fins presque rasés par la tondeuse, une sensation nouvelle, un plaisir délicat. Depuis, quelque soit sa coupe elle veut garder cette douceur intime, cette excitation de savoir le regard posé sur elle, à cet endroit précis, cette innocente impudeur...

Photo Wip-Hairport
Par jeaneg - Publié dans : Tendresses - Communauté : Petits bonheurs
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 10:57
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Au lieu de me fournir des clés pour naviguer plus facilement dans ma vie, voilà que je me retrouvais avec une psy sur les bras, ses problèmes s'ajoutant aux miens. Aussi désirable fût-elle, je n'avais pas envie, finalement, de devenir le jouet sexuel de Frida la prussienne. L'expérience avait été délicieuse, et même vraiment délicieuse, mais il fallait remettre les pieds sur terre et envisager les choses avec plus de radicalité. J'étais donc décidé à mettre fin à cette relation tout comme à l'analyse, profitant mesquinement de la confusion des genres pour gratter les derniers honoraires.
Ma Psy- " Mais bourgois? Che zuis zure ke nous bourrions eksblorer dellement te tomaines enkore...
Moi- Non Dok, c'est fini! Je ne veux pas tenir ce rôle dans ton jeu. Je sais que tu vis avec une jeune femme, à qui tu caches notre relation...Enfin, est ce vraiment une relation? Je dirais plutôt que je te sers de casse-croûte, le jeudi matin.
Ma Psy- Allons, allons...Il vaut lacher brize. Che ne de konzitère bas tu dout komme ein kaze-kroude komme du tis, maiz au kondraire komme ein komplize, la zeule berzonne ki kombrenne fraiment...
Moi- Et ton amie, tu y penses à ton amie?
Ma Psy- Rhoooo...Maiz keske du beux êdre fieux cheu...Laora est cheune pelle et nous ne zommes bas mariées. Nous zommes amies, nous fifons enzemple et nous paizons ya! So what?
Moi-...................
Ma Psy- T'ailleurs che feux ke du vazes za konnaizance. Zi zi zi, ch'inzizte
Moi- ..Tu crois? ( Mais bon sang d'bois!!! Comment est ce que je fais pour être si faible?)
Par jeaneg - Publié dans : Ma Psy et Moi - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /2010 15:28
392737907 469f51c3a0 Une main qui passe sur la nuque, des doigts qui s'écartent à travers une chevelure courte, il y a dans le geste une sensualité que peut être tout le monde ne perçoit pas. Le quidam va penser que c'est la fatigue, comme lui, quand il tente de masser sa nuque pour se revigorer. Ou lorsqu'il a des soucis prend sa tête dans sa main cherchant à l'envelopper en écartant le plus possible ses doigts...
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Mais celles qui ont les cheveux courts savent bien qu'il y a autre chose dans ces simples gestes.
Une envie de douceur, une sorte d'introspection dans le moment ou l'on se concentre sur ses sens, sur ce que la pulpe du doigt va vous renvoyer en caressant les cheveux ras sur la nuque, le plaisir de sentir directement à travers les courtes mèches, le haut du crâne si sensible...
Et pour l'autre, celui qui voit, qui devine, il y a aussi toute la sensualité comme un appel, un langage secret pour partager le plaisir. En voyant cette main rebrousser le cheveux court et l'éprouver comme un pelage d'animal, en tous sens, comme une peluche aimée, il y a presque une invite.








 







Un plaisir partagé, à distance, en attendant que la distance disparaisse, et que cette fois, les doigts de l'autre viennent eux aussi agacer leur pulpe sur cette toison...
Par jeaneg - Publié dans : Tendresses - Communauté : Petits bonheurs
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