Tendresses

Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 07:35

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Je ne sais pas d'où me vient cette affection particulière pour ces femmes qui parfois ont du mal à se persuader qu'elles le sont vraiment. L'androgyne me fascine, peut être justement par ce mélange des genres. Je la vois souvent le visage fermé, dur, comme si elle devait lutter, toujours, en tout cas plus fréquement que les autres. Un brin agressive, juste comme pour se protéger, à force de se faire envoyer bouler... Cela donne de la force. 

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Et puis un moment donné il y a cette détermination à jouer contre ce coup du sort qui s'est un peu embrouillé dans la fin de l'alphabet. De l'audace alors souvent nait le talent, celui d'être photogénique, d'être artiste, ou tout simplement celui d'être soi même, alors que ceux là même qui n'auraient pas de raison de le faire se lamentent. 

Elle sait qu'un presque rien lui suffit pour jouer dans un camp ou dans l'autre, un vêtement, une coiffure. Son coeur aussi a cette liberté.

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C'est un chemin difficile au bout duquel l'acceptation offre une liberté incomparable... Et j'aime penser que les femmes libres mènent le monde.

 

Modèles de haut en bas: Corinna Ingenleuf, Dani Shay, Freja Beha Erichsen, Anaïs Hamel par Pascal Pierrou

Par jeaneg - Publié dans : Tendresses - Communauté : gayfriendly
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Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 15:32

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Des jours et des nuits, sans arrêt. Comme une maladie, il a cette obsession. Petit à petit c'est devenu une évidence. Et même s'il aime tout d'elle, il y a cette image qui revient sans cesse, qui le rend fébrile, nerveux et qui fait battre son coeur. Il ne sait pas mettre un nom là dessus. L'amour c'est infantile, désuet. Si cette femme l'habite c'est qu'elle est une part de lui même. Il a fait l'indifférent mais à présent il sent l'urgence, l'angoisse, la peur. Si jamais il était trop tard, si elle avait renoncé, si un autre la séduisait, si elle partait trop loin, si elle l'oubliait, si...

Trop de temps a passé. Il faut qu'il la retrouve, qu'il la serre dans ses bras, qu'il se noie dans son regard, qu'il empoigne la masse de ses cheveux, qu'il hume l'odeur de sa peau, qu'il caresse sa nuque et qu'enfin ses lèvres dévorent son corps. Et puis la peur qui revient. Trop tard, trop tard. Il faut se battre, il faut lutter pour le plaisir. A présent plus rien ne compte, il doit la rejoindre maintenant, il roulera toute la nuit et à travers cette nuit blanche, éblouit par les phares, il y a le sourire de son regard, la douceur de cette fossette au creux de sa joue, cette petite pointe de ses cheveux qui descent sur sa nuque, ses seins ronds et durs, son corps souple, ses cheveux courts. A l'aube pâle il voit son visage dans le ciel pourpre. Il arrive, il arrive...

La pluie le ralenti, mais son coeur se remet à cogner. Il veut croire que plus rien de mal ne peut arriver, que cette fois il ne fera pas le con, qu'enfin il va être heureux, avec elle, parce qu'il le sait, c'est elle.

 

 

Photo: vuelotransoceanico

Par jeaneg - Publié dans : Tendresses - Communauté : Petits bonheurs
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Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 08:48

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Voilà. La porte a claqué, une dernière fois. Son coeur bat encore trop fort et résonne dans ses tempes, presque au même rythme que ses talons qui frappent le bitume. Elle redresse la tête, respire longuement, les yeux plongés dans l'azur du jour naissant. Petit à petit elle se sent exaltée par ce sentiment de liberté. Elle ne cherche plus à justifier sa décision. Il fallait franchir le Rubicon. Qu'est ce que peut bien valoir le confort et la sécurité en regard de la liberté, physique, morale, intellectuelle? Elle était étouffée, bafouée, manipulée et pour quelques moments de tendresse supportait de n'être qu'un faire valoir, sorte d'objet précieux sagement enfermé, que l'on exhibe de temps en temps pour rehausser le prestige de son possesseur.

La dispute a été difficile, l'adversaire tombait des nues, il ne comprenait pas. Elle avait pourtant tout se disait-il, que pouvait-elle rêver de mieux? 

Et elle, comment pouvait-elle expliquer que "ne manquer de rien" ne suffit pas au bonheur, simplement au bien être et que pour vivre il ne s'agit pas dêtre comme les autres vous espèrent, mais juste être soi même. La revendication pouvait paraître absurde. Elle n'en avait pas d'autre. Juste le besoin d'être elle même. Et elle avait atteint ce niveau de lucidité qui lui montrait que cette vie n'était pas la sienne, comme si elle s'était éveillée dans une maison qu'elle ne reconnaissait pas, avec le sentiment de s'être trompée de porte...

Le bus est arrivé et l'a emportée. Elle a vu son reflet dans la vitre, a sourit, fière d'elle. Son coeur s'appaisait, elle se sentait sereine. Une irrépressible envie lui vint de changer ses vêtements et de faire couper ses cheveux, très courts...

 

Photo: J. de Leon

Par jeaneg - Publié dans : Tendresses - Communauté : Tronches de vie
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Dimanche 28 août 2011 7 28 /08 /Août /2011 09:33

Il y a deux ans de cela, l'envie audacieuse m'a pris d'étaler sur la place publique ma dilection pour les cheveux courts, pour les femmes, pour les femmes aux cheveux courts.

En le faisant je n'imaginais pas du tout quelle genre d'aventure m'attendait, les choses se faisaient naturellement, sans calcul et l'exercice se révélait plutôt facile. Avec " Comme des garçons?" je faisais ma profession de foi, exposant en quelques lignes toutes les raisons qui me poussaient à adorer les femmes aux cheveux courts, tellement bien représentées par Nadège Du Bospertus

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Puis, de pages en pages, cette tribune que je m'étais ouverte me permettait d'extérioriser mes goûts, mes rêves, mes couleurs. Et ce qui allait devenir petit à petit la marque déposée du blog, cet instantané de tendresse, illustration d'une image, d'une musique ou d'une rêverie, naquit avec "La première cigarette du matin". En fait ce petit texte va être décliné des dizaines de fois encore, sur le même thème, la nuque délicate et fine sur laquelle le baiser déposé serait comme l'incontournable prémisse d'un acte d'amour.

 

 

 

 

 

La fougue, l'envie, l'enthousiasme étaient tels cet automne 2009, qu'à raison de plusieurs articles par jour j'arrivais à déverser sur les pages du blog ma prose la plus folle, racontant des histoires exotiques " Vacances africaines" ou plus chaudes encore ou encore ... De quoi rêver.

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Mais pour l'essentiel, je pouvais grâce à ce blog construire mon panthéon, le faire sortir de mon esprit, l'illustrer concrétement et montrer à la Terre entière ( j'aime bien cette idée de m'adresser à " la Terre entière ", c'est pas du tout prétentieux, non non ) toutes celles qui font mon admiration.

Ainsi, les supermodels des années 80, les actrices, les chanteuses et mêmes les "filles de la télé" ressurgissaient pour mon seul plaisir égoïste, comme aurait fait un gamin collant dans les pages d'un grand cahier les photos de ses idoles.

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Et puis le besoin d'écrire, d'imaginer et de raconté m'ont entraînés sur les traces de Moïra la tueuse du MI6, qui tient une grande place ici. L'ont suivies Anna et Maria dans des registres différents, avec moins d'envergure.

 

Mais comme j'avais besoin aussi de parler de ce qui avait été un véritable trouble de mon adolescence et qui conditionna ma vie sexuelle d'adulte, j'ai fait appel à la psychothérapie. Alors, succédant à mon premier analyste peu loquace mais vorace, Frida a débarqué dans mon univers. Et avec elle, la belle Laora...

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Alors à ce stade, on pouvait croire mon cas désespéré, plongé à tout jamais dans le virtuel, geek monomaniaque et obsédé, amoureux de la nuque bien dégagée des filles de l'Internet. Et bien non!

Parce que tout en même temps que je me livrais à mes divagations intellectuelles, la vraie vie m'offrait des rencontres au gré de mes balades dans ma grande ville. Charlotte fut la première à paraître ici, puis la gentille Cloé...

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... Et puis Estelle toujours très belle. Mais aussi Manon, Estelle, Pauline, Marine, toutes fans des cheveux courts et dignes représentantes de l'idéal raconté ici.

 

Au delà de ces rencontres, le blog, sans qu'il soit un prétexte, m'a permis d'échanger aussi avec des personnages connus, comme Patrice Leconte à qui j'ai "volé" le titre ou encore Gaëlle Renard qui depuis est passée à l'ennemi, renonçant à la coupe de cheveux avec laquelle elle à fait rêver la France entière ( nan j'déconne )

Enfin, jour après jour "Les Femmes aux cheveux courts" m'a surtout permis de dévoiler à mes proches, celles et ceux qui pensaient me connaître, cette part de moi même, bien plus tendre et fragile que la lourde armure qui finit par me peser...

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Alors en un mot comme en cent, merci et... Joyeux anniversaire!!

Par jeaneg - Publié dans : Tendresses - Communauté : Petits bonheurs
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Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 13:32

isabeldeaugusto

Va danser

Toutes les danses que tu veux

dans les bras de ceux

Qui t'entraînent au loin

Va sourire

Des sourires merveilleux

Pour les danseurs

Qui te tiennent la main

 

Mais n'oublie pas que je serai là

Pour te conduire enfin chez toi

Garde bien la dernière danse pour moi

 

Va danser

Tu peux t'amuser

J'attendrai le jour de notre retour

Si quelqu'un

Veut t'accompagner

Jusqu'à la maison

Dis lui bien que non

Car n'oublie pas que je serai là

Pour te conduire enfin chez toi

Garde bien la dernière danse pour moi

Chérie comprends moi

je t'aime trop

Et je n'ai plus qu'un désir

C'est t'empêcher un jour de partir

Notre amour est si beau

 

Il y a 

Quelques fois des refrains

Plus forts qu'un vin

Qui vous tourne la tête

Chante et ri

Mais je t'en supplie

Qu'aucun danseur ne prennent ton coeur

Et n'oublie pas que c'est dans mes bras

Que ce soir tu t'endormiras

Garde bien la dernière danse pour moi...

 

Texte: Mort Shuman (1961)

Photo: Isabel Deaugusto

 


Par jeaneg - Publié dans : Tendresses - Communauté : Petits bonheurs
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