Jeudi 20 janvier 2011
4
20
/01
/Jan
/2011
23:13
Le soleil avait déjà basculé derrière les collines, laissant la baie dans l'ombre. La mer était calme, presque d'huile et sa démarche fluide avait à peine troublé l'onde. Elle avançait,
lentement, et l'eau atteignait sa taille. Sans doute l'aurais-je nommée Ondine si ses cheveux avaient été longs. Ils ne l'étaient pas. Mais peut être que les sirènes elles aussi suivent l'air du
temps? Elle attendait sans doute d'être plus loin, au large, pour se mettre à chanter et faire ses mortelles vocalises? Je dois avouer que même sans cela j'aurais plongé, avec le fol espoir de la
sauver. Cependant, elle ne semblait pas vouloir s'éloigner, jouant avec l'onde claire autour d'elle, et moi, mon coeur commençait à s'emballer, et le sang frappait mes tempes.
Soudain elle fit bouillonner l'eau en faisant une volte vers la plage et son visage radieux s'éclaira d'un sourire nacré. Le mouvement avait balayé sa coupe et ses cheveux noirs griffaient sa
joue. Au moment ou je l'abordais elle se laissa tomber et nos corps soudés s'immergèrent, basculant dans le monde des ondines
Photo: Sonia de Spa
Par jeaneg
-
Publié dans : Tendresses
-
1
Jeudi 20 janvier 2011
4
20
/01
/Jan
/2011
08:00
Mes souvenirs
avaient fini par se transformer, les images étaient devenues idéales. Comme une photo retouchée, les petits défauts avaient été gommés. Je me rappelais de moments improbables où les gestes
avaient autant de douceur et de moëlleux que le parfum de tes vêtements délicats.
Dans cet univers onirique c'est le plus souvent de dos que tu m'apparaissais et je goûtais la saveur de ta peau, à peine salée au creux de tes omoplates. Ton corps se cambrait et ton cou ployait,
offrant, tout au bout de cette nuque interminable, le spectacle des mèches blondes chiffonées comme un blé tourmenté par les vents. Tout autant que tes yeux, ta bouche et tes lèvres, cette nuque
d'enfant blonde était mon Graal. Tes cheveux y dessinaient des arabesques au gré de l'implantation, parfois domptée par un coiffeur habile qui avait su tailler une pointe et mettre en valeur ton
joyau. Ma joue sur ta peau aurait suffit à m'apaiser et tu aimais ma caresse sur tes cheveux ras ce jour là...
Et puis avant de s'estomper, ton regard gris, malgré les plis rieurs, semblaient m'interroger et tes lèvres pourpres formaient des mots que je n'entendais plus, mais que je devinais encore: " Où
es tu?"
Par jeaneg
-
Publié dans : Tendresses
-
2
Mercredi 19 janvier 2011
3
19
/01
/Jan
/2011
10:19
Je vous l'avais dit, je suis plutôt friand de certaines
séries tv et parmi elles [MI-5] ou bien Spooks en vo ( dont la saison 8 est diffusée en ce moment par Canal+ )
Pour ne rien vous cacher, le personnage que j'aime le plus est Jo Portman, allez savoir pourquoi? Bref! Au fil des saisons elle apparaissait toujours plus mignonne, plus blonde aussi, et les
cheveux plus courts. Bon, que du bonheur quoi, en comparaisson de la majorité des shows tv ou les héroïnes au fur et à mesure que les saisons s'égrainent voient leur chevelure s'allonger. Et puis
là, d'un coup, dès les premiers épisodes, je remarque que la tendance s'inverse. finie la blondeur scandinave et la coupe "A bout de souffle" façon Jean Seberg. A peine 3 épisodes s'écoulent
patatra... Ma chouchoute décède. Alors forcément, mon programme va avoir moins de saveur maintenant, je vais trouver les scenarii moins vraisemblables, les acteurs moins bons, forcément... Faut
dire qu'au bout de 8 années, c'est difficile d'être aussi captivant qu'au premier jour.
En guise d'oraison funèbre cette vidéo de la moins veinarde des agents du MI5.
Par jeaneg
-
Publié dans : Humeurs
-
0
Mardi 18 janvier 2011
2
18
/01
/Jan
/2011
17:35
Depuis le "coming out" de Laora, notre ménage thérapeutique à trois prend parfois un tour compliqué. Foulant au pied toute déontologie, madame Freud se prend parfois à me raconter quelques
secrets professionnels. Peut être s'imagine-t-elle en faisant
cela fabriquer une complicité qui à mon sens relèverait davantage de la correctionnelle que la vie de couple. Toujours est-il que pour illustrer les remèdes possible à ma perte de
libido, Frida s'est mise à me raconter que la bella ragazza luis avait avoué regarder "des films"...
Moi " - Des films? Tu veux dire du porno?
Ma Psy - Nein nein, tes fitéos zur Youdioupe. Il barait qu'il y en a blein...
Moi - Ah oui je vois... Boh, tu sais ce genre de truc, d'abord il y a pléthore et puis la qualité n'est pas vraiment au rendez vous... Là comme ailleurs, la surabondance nuit. Où
est la place de l'imagination dans tout ça? La suggestion? Je vais peut être te surprendre, mais ça ne m'excite pas non plus de voir tout bêtement une nana se faire tondre les cheveux.
Ma Psy - Ya che zai, et l'idalienne non blus t'ailleurs. Mais ze qu'elle jerje ze zont chusdement tes fitéos qui zdimulent zon imachinazion, qui grééent tes ziduazions...
Moi - Mon dieu, mais c'est fou ça!
Ma Psy - Ya!"
Cette conclusion brutale me laissait sans voix. Cependant, je voyais dorénavant la gazelle des Abruzzes sous un angle différent et cela me laissait rêveur...
Par jeaneg
-
Publié dans : Ma Psy et Moi
-
0
Lundi 17 janvier 2011
1
17
/01
/Jan
/2011
08:00
Le ciel était déjà bien clair, qui passait à travers les larges fenêtres de l'appartement de Brooklyn. Anna avait juste enfilé un short et traînait sur le lit, pendant qu'il terminait sa douche.
Sans se retourner, le devinant derrière elle, elle lança:
" Tu me coupes les cheveux?". Il s'arrêta, la serviette à la main. Un sourire lui vint, alors qu'il contemplait le corps d'éphèbe. Il aimait Anna dans tout ce qu'elle était et la comparait
souvent à une chatte, affectueuse mais farouchement indépendante. Normalement elle n'aurait eu besoin de personne pour couper ses cheveux, ce qu'elle faisait régulièrement avec sa tondeuse. Cela
l'avait fasciné, au début. L'aisance avec laquelle elle s'affranchissait des codes et la volonté dont elle faisait preuve en refusant tout artifice. Il s'approcha alors qu'elle roulait sur elle
même et lui faisait face. Son sourire éclatant le ravi. Il n'était pas expert en coiffure, mais il savait que la demande d'Anna était autre chose qu'un service qu'elle lui demandait. Il passa une
main dans la courte chevelure, drue et soyeuse comme un pelage. Là bas, au bord de la fenêtre, sur une chaise, une tondeuse attendait...
Photo: Paul Barbera
Par jeaneg
-
Publié dans : Nouvelles et petites histoires
-
1
Derniers Commentaires