Dimanche 30 janvier 2011
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13:55
La matinée s'achevait. Anna avait profité de l'instant, excitée elle aussi, plus par l'état de son compagnon que par les sensations rencontrées auparavant, alors que, jouant la soumission, elle
se faisait tondre. Elle avait poursuivit sa caresse et lui s'était laissé faire, gardant les mains sur les cheveux ras. Un moment, Anna l'avait englouti, lèchant et agaçant le membre dur. Très
vite, il l'avait prise dans ses bras et l'avait empalée, sentant contre son cou les cheveux courts piquer sa peau. Les souffles s'accélérèrent, les lèvres se mêlèrent, chacun était aussi actif
que l'autre pour amener le plaisir, veillant à partager l'instant crucial. Les corps soudés avaient rejoint le fauteuil à l'écart de la fenêtre et un rythme plus violent les amena bientôt à
l'explosion de leur jouissance.
Anna laissait l'eau brûlante de la douche couler sur sa tête, massant son cuir chevelu et chassant les derniers cheveux coupés qui étaient collés à sa peau. L'expérience avait été délicieuse, au
delà de ses espérences. Quant à savoir pourquoi ce geste avait eu le pouvoir de fortifier l'excitation de son compagnon.... ?
Photo: Paul Barbera
Par jeaneg
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Samedi 29 janvier 2011
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15:00
Elle arpente la plage et laisse le vent du large balayer ses cheveux courts. Au loin les cavaliers par moment font jaillir des gerbes d'écume quand, sous le galop de leur chevaux la mer
glisse une vague. Ils seront bientôt là, devant le vieux warf. Et chacun aura un mot gentil pour elle, un sourire. Elle n'en sera pas distraite, et au pas, les cavaliers poursuivront sur la plage
déserte, flattant leur monture à peine essoufflée. Et elle, elle reprendra le cours de ses pensées qui toutes depuis qu'il est parti vont vers lui. Elle lui parle, tout bas et le vent emporte ses
mots. Elle lui dit comme c'est dur, comme elle a peur sans lui et l'envie lui vient de maudire la mer, et le ciel et le sable froid où ses pas s'enfoncent.
Soudain, comme soulagée, elle rejoint la vie, affiche un sourire et endosse son armure de femme forte, au caractère trempé, que tout le monde connaît ici. Immanquablement on lui demandera des
nouvelles de son homme, si loin, là bas, à la guerre. Et elle dira que tout va bien...
Photo: Marcus McIernon
Par jeaneg
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Vendredi 28 janvier 2011
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18:41
Ne me quitte pas
Il faut oublier
Tout peut s'oublier
Qui s'enfuit déjà
Oublier le temps
Des malentendus
Et le temps perdu
A savoir comment
Oublier ces heures
Qui tuaient parfois
A coups de pourquoi
Le cœur du bonheur
Refrain
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Moi je t'offrirai
Des perles de pluie
Venues de pays
Où il ne pleut pas
Je creuserai la terre
Jusqu'après ma mort
Pour couvrir ton corps
D'or et de lumière
Je ferai un domaine
Où l'amour sera roi
Où l'amour sera loi
Où tu seras reine
Que tu comprendras
Je te parlerai
De ces
amants-là
Qui ont vu deux fois
Leurs cœurs s'embraser
Je te raconterai
L'histoire de ce
roi
Mort de n'avoir pas
Pu te rencontrer
On a vu souvent
Rejaillir le feu
De l'ancien volcan
Qu'on croyait trop vieux
Il est paraît-il
Des terres brûlées
Donnant plus de blé
Qu'un meilleur avril
Et quand vient le soir
Pour qu'un ciel flamboie
Le rouge et le noir
Ne s'épousent-ils pas
Ne me quitte pas
Je ne vais plus pleurer
Je ne vais plus parler
Je me cacherai là
A te regarder
Danser et sourire
Et à t'écouter
Chanter et puis rire
Laisse-moi devenir
L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main
L'ombre de ton chie, ne me quitte pas, ne me quitte pas, ne me quitte pas...Ne me quitte pas.
Paroles: J. Brel
Par jeaneg
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Jeudi 27 janvier 2011
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14:50
Dans sa tête, il l'appelait "Elle". Elle n'était plus une enfant, mais il ne savait pas si elle était femme ou ange. La toute première fois il fut fasciné par ses lèvres. Elle avait les cheveux
longs qui masquaient son visage avec un savant désordre. Un corps longiligne qui aurait pu être celui d'un garçon. Mais ses lèvres avaient cette moue boudeuse qui la rendait irrésistible, presque
altière, mais sans aucun mépris. Et puis à travers les méches il avait découvert son regard amusé et curieux, des yeux marrons, presque clairs qui s'harmonisaient avec sa chevelure. Ce jour là
elle était fille, sans doute la plus jolie fille qu'il ait rencontré. Et puis le lendemain il eut un choc. Ses cheveux étaient coupés, courts. Ses oreilles dégagées et son cou dévoilé. Et la
fascination du début se transformait en véritable envoûtement. Un sortilège étrange car il ne savait plus dès lors lui attribuer un genre, et presque naturellement il imagina qu'elle ne pouvait
être qu'un ange...
Photo: Freja Beha Erichsen par Paolo Roversi
Par jeaneg
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Mercredi 26 janvier 2011
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17:25
Je me demande si les chinoises ont autant
d'a priori que les européennes ( les françaises? ) en ce qui concerne les cheveux très courts? Chez nous, il y a encore ( peut être plus pour longtemps? ) de vieux souvenirs chez nos seniors qui
laissent un goût de honte et de pêché quand une femme se fait couper les cheveux très courts. On aurait tendance à la montrer du doigt ( sauf les manchots, ça va de soit, hein Georges...)
Mais à ce compte là, les chinoises pourraient avoir le même trauma, datant de la Révolution Culturelle. A cette époque là, les gardes rouges n'hésitaient pas à humilier les
contre-révolutionnaires et tondaient volontiers hommes et femmes en place publique...
Enfin quoiqu'il en soit, je trouve particulièrement exquise l'allure d'une jolie femme d'Asie qui se coupe les cheveux très courts. La nature même des cheveux et l'implantation donne un effet
toujours spectaculaire et ajoute encore à la fascination que j'éprouve pour ces femmes d'Orient.
Photo: Fred- EasyFashion
Par jeaneg
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