Depuis quelques temps ma psy de la Forêt
Noire se toquait de s'habiller en homme. Costume, cravate, une tenue pour le moins austère, qu'elle compensait par une rigueur moins absolue dans sa coiffure qui, un temps, avait frôlé la coupe
en brosse militaire. Le style lui seyait plutôt bien au regard de son caractère de prussienne, mais ce qui m'inquiétait, était son désir d'entraîner la lombarde dans son délire. Déjà que j'avais
toutes les peines pour raisonner Laora qui s'était mise en tête de tondre ses cheveux pour exorciser ses démons dans une séance que j'imaginais proche du chamanisme, où je serai l'instrument de
sa rédemption, tondeuse à la main.
Malgré tout, l'idée me troublait et je trouvais le mélange des genres toujours très excitant.
Moi "- Alors Dok, tu as réussi à entraîner Laora dans ton délire? Vous allez faire les pétroleuses maintenant, jouer les amazones...
Ma Psy - Was ist "bédroleuzes" ?
Moi - ... Vous n'avez pas peur de vous "afficher" un peu trop?
Ma Psy - Ach darling, che zuis zure que tu droufe za drèz ekzidant, allez afoue!
Moi - ... Mmmoui, enfin j'ai aussi le sentiment d'être un peu mis à l'écart. Mais enfin si ça peut détourner l'esprit de la toscane de son obséssion, ça me convient. Et puis je lui fais confiance. Hein? Parce que c'est un jeu, n'est ce pas?
Ma Psy - Allons ne zois bas zi nékadif liebe. Pien zur ke z'est ein spiel. Mais krois moi za ne la tédournera bas te zon enfie te jefeux kourts...
Moi - Mais elle a déjà les cheveux courts...
Ma Psy - Arch.. Du m'a drès pien kombrise. T'ailleurs zi du feux, che beux la vaire moi , zette donde...
Moi - Non non non pas question.... Quoi?
Model: Cate Blanchet
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A la première occasion venue j'ai bien
sur révélé à ma thérapeute de Bavière les délires de mon cabri des Abruzzes: Son envie irrépressible de voir ses cheveux tondus une bonne fois, sans doute pour exorciser ses démons. Sans que nous
en ayons parlé plus précisément , je devinais quand même que le traumatisme restait profond pour elle. Enfouis durant des années sous ses magnifiques cheveux longs, Laora devait trimballer un
sacré cadavre dans son placard.
cela fabriquer une complicité qui à mon sens relèverait davantage de la correctionnelle que la vie de couple. Toujours est-il que pour illustrer les remèdes possible à ma perte de
libido, Frida s'est mise à me raconter que la bella ragazza luis avait avoué regarder "des films"...

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