Samedi 20 février 2010
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14:49

Dans la ville qui s'éveille, elle file à travers les rues. La pluie sur l'asphalte reflète les lumières au néon et éclabousse les balayeurs. A cette heure le bus est vide.Le prochain sera
bondé.
Elle file dans la nuit rejoindre son amour, ce feu qui la dévore de l'intérieur, son horizon, son alpha et son omega. Celui qui l'aime avec sa fausse blondeur ébourrifée, son allure de gavroche de
science fiction.
Elle file dans l'aube grise, se glisser dans sa chambre pour le réveiller et faire l'amour. Et dans sa tête cette chanson la fait sourire et à la fois l'exalte...
Par jeaneg
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Vendredi 19 février 2010
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11:31

Il a bien vu lorsqu'elle est rentrée qu'elle venait de chez son coiffeur. Il l'a trouvée très belle comme d'habitude. Elle avait le regard pétillant en s'accrochant à son cou avec espiéglerie.
Comment résister à tant de fraîcheur. Il admira sa frange un peu plus courte, la brillance de ses cheveux soyeux, posa un baiser sur ses lèvres et remarqua le mélange des parfums. Odeurs
familières...Elle gigottait dans ses bras et ne put se retenir davantage:
-" Tu as vu? Je me suis fait raser" Et disant cela elle détourna sa tête pour montrer l'arrière de sa coupe. Elle resta ainsi, un peu penchée, montrant sa nuque tondue. Son coeur à lui battait plus
fort, il posa délicatement ses doigts sur la peau où juste un duvet subsistait. Le souffle court il laissa glisser sa main sur les cervicales...
-" Tu aimes?" En guise de réponse elle senti un baiser tiède et langoureux se poser à la naissance des cheveux qui la fit frissonner. Son cou parfait, fin et délié allait les mener tout droit vers
un himalaya de plaisir...
Par jeaneg
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Jeudi 18 février 2010
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20:13

L'idée me déprimait, mais
il fallait bien l'admettre, Frida ne serait jamais séduite, quelques soient les efforts que je pourrais déployer. Et franchement cette idée me désolait. D'autant plus qu'au fil des semaines je
m'étais habitué à cette beauté germanique, dans différents tons de blond et surtout avec une coupe à la longueur toujours plus réduite. Seulement voilà, Frida aime les femmes! C'est comme ça...
En y repensant, le coup de "l'homme lesbien" soudain ma paraissait suspect. Qu'est ce que cela pouvait bien signifier? Que malgré tout je pouvais toujours tenter ma chance?
Moi-" Dok, il faut que je vous dise quelques chose...Vous êtes médecin? Vous ne devez pas mentir à votre patient?......Vous......Euh, vous et......Vous et votre amie, alors? Comment cela se
passe?
Ma Psy- Ach! Kom z'est télikat te fous en bréokuber. Bour dout tire, z'est un beu kombliké en ze moment. Ma noufelle opzézion te jefeux gourt zemple l'akazée et che n'arrife bas à lui vaire
bardacher zela. Bourdant elle me droufe pludo bas mal afec zette koupe te karzonet. Elle tit ke zela l'ekzite.
Moi- Et vous Dok? Où en êtes vous? Est ce que vous arrivez à supporter que la personne que vous aimez le plus ne partage pas cette partie de vous, ce gout si étrange pour les cheveux très
courts et l'excitation que cela peut provoquer chez vous?
Ma Psy- Ziiii! Z'est drès vruzdrant, tes vois zela me rend malate...Beud êdre ke che tefrais jerjer kelk'un te kombadiple, kelk'un ki bardacherait les mêmes kouts...
Moi- ....Quelqu'un comme moi?
Par jeaneg
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Mercredi 17 février 2010
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11:04

Malgré la clarté du jour qui a envahit la chambre, elle tente de grapiller encore quelques secondes de cette torpeur matinale où l'on ne sait plus très bien si l'on rêve ou si c'est déjà la
réalité. Elle se lève sur un coude, fait un effort pour relever sa tête, puis chavire et s'écroule sur lui. Et pendant que lui caresse tendrement ses cheveux en bataille, elle balbutie qu'elle doit
aller chez le coiffeur. Ses doigts à lui vont fouiller sous les mèches et masser délicatement la nuque. Elle dit qu'elle l'aura bientôt nette et dégagée pour qu'il puisse y déposer tout ses
baisers. En attendant, il roule avec elle et s'empare de ses lèvres. Et dans le corps à corps elle a senti son désir. Elle aussi a envie....Le coiffeur attendra...
Par jeaneg
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Mardi 16 février 2010
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12:41

Je n'avais pas tout dit. En plus des femmes aux cheveux courts,
battantes, déterminées, conquérantes, et des femmes en uniforme, fantasme d'une égalité de genre, j'ai un goût plutôt récent pour le chant lyrique. Pas de panique...Je ne vais pas me transformer en
Susan Boyle, seul mon rideau de douche supporte mes vocalises. Non, mais comme être humain, je suis attentif à tout ce qui m'émeut, me fait vibrer, me bouleverse. Une image, un paysage, une
histoire ou Maria Callas sont capables de ça. Et puis l'opéra, si on y regarde, ce sont tout de même des histoires courtes où les sentiments humains les plus fondamentaux sont mis en exergue.
Prenez Norma. Grande prêtresse d'un temple gaulois, elle est l'amour secret de Pollione le proconsul local dont elle a deux enfants. Lorsqu'elle apprends que ce dernier en pince pour sa copine
Adalgisa, elle menace de tuer ses enfants s'il ne renonce pas. Le transalpin passe outre et Norma le dénonce aux Druides qui le jugent coupable...Mais l'amour est plus fort que tout. Norma refuse
de voir mourir son amant et se dénonce à son tour, d'avoir trahi ses voeux. Elle mourra aux côtés de son amour...Une histoire universelle et intemporelle. Mais bon, tout ça n'est que prétexte pour
que les organes s'expriment. Et ce n'est pas par hasard que cet air devint si célèbre. Chacun peut y trouver l'émotion et la solennité qu'il y cherche...Moi ça me tire des larmes...
Par jeaneg
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