Mardi 17 mai 2011
2
17
/05
/Mai
/2011
09:20
60 jours. Deux mois que ce portrait me hantait. La fiche était parvenue via Tel Aviv et un contact au BND à Berlin m'avait "glissé" l'info. Evidemment "la Boîte" était au courant mais tout le
monde se gardait d'évoquer le sujet. Officiellement elle était photographe luxembourgeoise et personne à Paris ne voyait en quoi son destin pouvait l'intéresser. Je suppose qu'il en aurait été de
même pour moi à présent...
Matricule BV 459, les yeux cernés, le corps amaigri dans ce pyjama de coton qui avait du être orange, la tête rasée, Moïra avait le regard fixe et sans émotion. Le doute et la culpabilité
parasitaient mon esprit... Pourtant j'avais besoin de tous mes neurones pour tenter d'inventer une solution. Tout oser plutôt que d'attendre une issue forcément fatale...
Les israéliens suivaient les événements et je savais qu'une opération était possible. Des informations recoupées laissaient entendre qu'un transfert était envisagé vers la Syrie. Sans doute la
seule occasion de pouvoir sortir Moïra de son enfer...
Un de ses ami israélien qui servait au sein du Shayetet 13 me révéla qu'un plan existait. Ne restait plus qu'à attendre le moment opportun...
Un sourire un peu triste me vint aux lèvres en imaginant qu'elle avait du s'éclater quand le sbire de la prison d'Evin s'était pointé avec sa tondeuse à la main...
Par jeaneg
-
Publié dans : Nouvelles et petites histoires
-
8
Lundi 16 mai 2011
1
16
/05
/Mai
/2011
16:42
Oui je sais,
ça me l'a fait aussi. Vous voyez cette photo, fixez ce visage en vous disant :"Mince, cette femme est sacrément belle..." et puis tout de suite après vient cette autre proposition :" Mais où est
ce que j'ai bien pu la voir, il me semble la connaître..."
Et là, vous avez beau chercher, vous creuser les méninges... Rien. Alors peut être dépité ou résigné, vous la placez dans la catégorie mannequin, on en voit tant, et puis on ne sait même pas leur
nom alors...
Eh bien non Sonita Henry n'est pas model, elle est actrice et si vous l'avez vu c'est que vous êtes un grand fan de séries américaines, genre Cold Case ou NCIS
et si ce n'est pas le cas c'est que vous aimez les films de Science Fiction au cinéma. Aller, un petit effort... Dans Le 5eme élément... Mais si... Une conseillère du président ou encore
Star Trek ( le dernier en date, de J.J Abrams en 2009). Bon ça y est, vous y êtes?
Bref! Comme je suis un garçon charitable et que ça m'arrive souvent de voir dans un film un personnage secondaire qui me plait physiquement et que chaque fois après j'oublie de chercher à savoir
qui elle est, pour une fois, je partage ...
Photo: Dana Patrick
Par jeaneg
-
Publié dans : Humeurs
-
7
Dimanche 15 mai 2011
7
15
/05
/Mai
/2011
09:54
Elle n'avait gardé que les perles, qu'elle imaginait indispensables à sa beauté. Cependant la nacre, même sous l'éclat de lumière, n'attirait pas le regard. Tout juste soulignait-elle la nudité
de sa peau de satin. Et de ce corps souple et harmonieux rien n'était celé. Pourtant sa pudeur aurait voulu préserver non pas son sein ni son intimité, mais cette nuque qu'elle sentait nue et
vulnérable. Timidement ses doigts montaient vers les cheveux ras, caressaient l'implantation qui dessinait avec talent une accolade soyeuse. Elle savait sa nuque tondue plus désirable encore et
tremblait déjà d'y sentir le souffle et les baisers de son amant. Et puis, voluptueusement, presque en rougissant, elle a laissé la pulpe de ses doigts s'exciter sur les quelques
millimètres de sa chevelure, faisant s'évanouir naturellement la peur de les avoir coupé trop courts. Elle tira doucement le collier et les perles remontèrent jusqu'au bord de la nuque,
illuminant le joyaux qui soudain n'était pas le bijou...
Photo: Kelly Kardos
Par jeaneg
-
Publié dans : Tendresses
-
15
Samedi 14 mai 2011
6
14
/05
/Mai
/2011
12:50
On pourrait les dire frère et soeur. Question de complicité et puis parce qu'ils ont atteint cette période où lui devient un homme alors qu'elle garde son allure de jeune fille. Il n'y a pourtant
pas si longtemps qu'elle le portait encore dans ses bras et que le bambin fourrageait de ses doigts encore potelés à travers les mèches courtes de sa nuque...
Il en garde le souvenir, la douceur, le parfum. Il l'a toujours connue ainsi et n'imagine pas qu'elle puisse être différente.
Pourtant le jour va venir. Il sera plein d'espoir et d'enthousiasme. L'instinct le poussera, toujours plus fort, à aller découvrir le monde, se battre, aimer, travailler, voyager. Elle sera
toujours dans son coeur, comme ce matin là, la tête posée sur son épaule de jeune homme conquérant.
Pourtant ce jour va venir. Elle sera à la fois fière et désespérée. Elle le verra partir, s'éloigner de son sein et elle ne fera que compter les jours, les heures les minutes même qui les
séparent. Et cette absence creusera ses rides...
A chaque retour il sera plus beau encore et la trouvera toujours aussi belle, même si le temps, les tourments et l'inquiétude parviennent à effacer son allure de jeune fille. Elle se délectera,
quand il l'embrassera, de sentir ses doigts fourrager dans les cheveux courts de sa nuque, comme il l'a toujours fait et elle retrouvera enfin son enfant...
Photo: Kelly Kardos
Par jeaneg
-
Publié dans : Tendresses
-
8
Vendredi 13 mai 2011
5
13
/05
/Mai
/2011
16:47
C'était les jours heureux! Notre trio était
un joyeux Barnum en représentation perpétuelle, chacun passant allègrement de la couche de l'une à celle de l'autre et je me sentais parfaitement satisfait, même si j'étais le seul élément de la
molécule à n'évoluer que sur le registre "hétéro exclusif". Laora avait retrouvé toute son assurance et ses cheveux repoussaient de la plus belle manière qui soit, prenant soin de les tailler
régulièrement.
Au milieu des mes deux androgynes j'en aurai presque oublié mes problèmes existentiels si Frida de temps en temps ne me poussait dans des réflexions qui m'obligeaient à explorer les arcanes de ma
libido.
Un jour j'émis l'hypothèse que le fait d'avoir été confronté, enfant, à une coupe de cheveux vécue comme une punition, pouvait être à l'origine d'une déviance d'ordre fétichiste
Ma Psy " - Ach! Mais ou ezke du fa jerger dout za?
Moi - Ben dans ma tête, où veux tu? Tu comprends, si j'y réfléchi un peu je me dis que dans mon cas ou dans celui de Laora, à chaque fois il y a à la clé un sentiment
d'humiliation et que c'est ce sentiment là qui provoque le trauma, pas le fait de "subir" une coupe de cheveux... Tu vois ce que je veux dire?
Ma Psy - Ya naturlich che fois, mais zi on zuit don raizonnement dous les kosses ki ont rezus ein vezée kant ils édaient bedits zont tes atebdes tu zado
mazogisme.
Moi - Ah ben oui, vu comme ça....
Photo: Aaron Pinkston
Par jeaneg
-
Publié dans : Ma Psy et Moi
-
3
Derniers Commentaires