Peine perdue

Publié le 3 Février 2020

Photo: John Manolakis

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Il faut se confronter aux gens de la rue pour se rendre compte à quel point on se met en danger lorsqu'on s'écarte des schémas établis. Parler des femmes aux cheveux courts, pour certain.e.s cela reste une sorte d'abstraction où l'on imagine qu'il est question de féminité - ou pas - alors qu'un enfant de 5 ans comprend que cela n'a rien à voir.

Photo: John Manolakis
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Mais à quoi bon? Tenter de faire comprendre ces choses par les mots semble avoir autant d'effet que de pisser dans une contrebasse pour faire de la musique. Il faut s'en remettre au pouvoir de l'exemple... et encore. Là aussi l'objectivité n'est pas la première vertu de mes contemporain.e.s, puisque même face à la plus féminine des femmes, vêtue d'une robe, chaussée par des talons mais dont la nuque serait rasée et les oreilles dégagées, on trouverait certainement qu'elle a une allure masculine. Comme si depuis toujours et pour toujours, les cheveux courts, comme le bleu étaient associés inéluctablement aux garçons. Certaines d'ailleurs le revendiquent, cherchant à faire une totale abstraction de leur genre, elles vont éviter tous les - faux - critères de la féminité cités plus haut, jetant le rose, les robes, les talons et leurs cheveux aux orties. Cependant tout cela ne reste qu'accessoire. Ne vous y fiez pas.

Photo: John Manolakis

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Hélas personne ne pourra convaincre tout ces gens restez coincés dans leurs préjugés avec leur formules toutes faites et leurs airs suffisants. Alors, ben faites le et ne vous préoccupez pas de ce que pensent ces gens là, pataugeant heureux dans leur médiocrité.

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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